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Un équipage israélo-palestinien au départ de la course croisière Edhec

Des étudiants de l’école de commerce lilloise ont entrepris de relancer le Peaceboat Project pour faire naviguer ensemble six jeunes Israéliens et Palestiniens.

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Publié le 02 février 2017 à 12h26, modifié le 03 février 2017 à 16h17

Temps de Lecture 2 min.

Agathe, Camille et Nathan, coéquipiers du PeaceBoat Project.

Quand elle a découvert, dans les archives de la Course croisière Edhec, le Peaceboat, ce voilier à l’équipage israélien et palestinien qui avait concouru en 1998, Camille Finaz a « eu envie de relancer ce projet » :

« Il y a beaucoup de conflits au point mort dans le monde : l’idée est, à notre petite échelle, de montrer que des étudiants de nations opposées peuvent s’unir et naviguer ensemble. »

Cette étudiante en deuxième année à l’école de commerce lilloise a « beaucoup aimé la géopolitique » en classe prépa ECS. Elle dit n’avoir eu aucun mal à convaincre la cinquantaine d’autres membres de la Course croisière, organisatrice du premier événement sportif étudiant d’Europe, dont Le Monde Campus est partenaire.

Et c’est aussi ce PeaceBoat Project qui a incité Agathe Oyabiki et Nathan Grimberg à postuler, à leur entrée à l’école en septembre, au sein de cette association étudiante plutôt que dans une autre, jusqu’à devenir coéquipiers de Camille pour mener à bien l’aventure.

Les débuts ont été encourageants. Les contacts pris avec la fédération israélienne de voile ont permis de susciter une quinzaine de candidatures d’étudiants « voileux » israéliens et palestiniens, comme le raconte Camille :

« C’était vraiment beau : ils avaient envie de participer pour porter un message de paix et de fraternité, en montrant qu’ils peuvent s’unir. Ils seront finalement six, trois Palestiniens et trois Israéliens. Ils ont décidé de se rencontrer sur place, avant de venir, pour faire connaissance. »

Les membres de l’association étudiante Course croisière Edhec.

A deux mois du départ – la 49e Course croisière aura lieu du 31 mars au 8 avril à Arzon –, beaucoup reste à faire : alors que les équipages participants doivent normalement trouver eux-mêmes des sponsors pour financer bateau et séjour, le trio lillois s’est fixé pour objectif de financer intégralement la venue des six jeunes gens, soit un budget de près de 10 000 euros.

Obtenir les visas, rencontrer des sponsors

Camille, tout en « manageant » ses coéquipiers, s’est occupée d’obtenir les visas, et de rencontrer des sponsors potentiels. Agathe est à la manœuvre pour communiquer autour de ce projet :

« J’ai été formée à Photoshop en interne, pour dessiner le logo et penser la charte graphique de la présentation du projet. »

Elle a aussi travaillé avec le département de communication numérique de l’association, afin de créer et répertorier le site Internet, alimenter sa page Facebook, ainsi que lancer une campagne de financement participatif. « Le projet plaît : les gens se rendent compte qu’en donnant un peu ils peuvent faire beaucoup », se félicite-t-elle.

Quant à Nathan, il pilote la logistique, avec un gros enjeu :

« Plus j’arrive à faire baisser les prix, et plus le projet a des chances de se réaliser. »

Principale inconnue, le voyage :

« Nous ne sommes pas certains que les étudiants palestiniens auront l’autorisation de décoller de Tel-Aviv. S’il faut les faire partir de Jordanie, ce sera plus cher. »

En lien avec le département bateaux, l’étudiant s’occupe aussi de la location du voilier et de son convoyage, et du séjour :

« On tient à ce que ces étudiants soient logés au même endroit que les autres équipages internationaux. »

« Ce qui m’a séduit, c’est l’impact de ce projet. Et puis, ma mère est d’origine israélienne, j’avais envie de véhiculer ce message de fraternité », explique également Nathan.

Jeudi 2 février, le trio a terminé deuxième d’un concours de pitch de projets étudiants chez Natixis, avec 3 000 euros à la clé. La venue de Naama, Tal, Guy, Nairooz, Yazid et Mohammad a ainsi des grandes chances de se concrétiser. « Et l’an prochain, on aimerait monter un équipage russo-ukrainien et un autre associant des étudiants d’Arménie et d’Azerbaïdjan », s’enthousiasme Camille.

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