Juif.org - Infos - Communauté Juive Juif.org : toute l'actualit矤'Israꪠet du monde Juif sous forme de news, vid讳, photos et d'opinions! Fri, 15 Dec 2017 07:13:16 +0100 http://www.juif.org Israël: une foule de juifs enterre une grande figure ultra-orthodoxe - Challenges Tue, 12 Dec 2017 18:04:02 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/220691,israel-une-foule-de-juifs-enterre-une-grande-figure-ultra-orthodoxe.php JW-NEWS-220691 Des centaines de milliers de personnes à l'enterrement du Rav Steinman - Juif.org

Une foule de centaines de milliers de personnes s'est rassemblée à Bnei Brak mardi matin, quelques heures après le décès du rabbin Aharon Yéhouda Leib Steinman à l'hôpital Maayanei Hayeshua de Bnei Brak.

Le Rav Steinman, qui était âgé de 104 ans au moment de son décès, était un des principaux décideurs de la loi juive et une des personnalités les plus respectées du monde religieux 'haredi. Un membre éminent du Conseil des Sages de la Torah conseillant le parti politique Degel Hatorah, Rav Steinman a également été doyen de la Yéshiva Ponievicz à Bnei Brak.

Les responsables de l'hôpital Maayanei Hayeshua à Bnei Brak ont noté mardi matin une détérioration significative de l'état du rabbin.

Il a subi une réanimation ce matin par le personnel médical qui a apparemment réussi à restaurer son pouls.

Mais le professeur Ravid, qui traitait le rabbin, a clairement fait savoir que son état était critique et que médicalement "il n'y avait plus rien à faire".

Peu de temps après que l'hôpital ait publié cette déclaration, le Rav Steinman est décédé.

Au début du mois dernier, le Rav Steinman, 104 ans, a été hospitalisé pendant une semaine, à la fin de laquelle il est rentré chez lui sous la supervision de son médecin personnel.

Les organisateurs des funérailles ont annoncé mardi matin que le cortège funèbre quitterait la maison du rabbin au 5 de la rue Chazon Ish à Bnei Brak à midi. Selon la demande du Rav Steinman, aucun éloge ne sera prononcé pendant le service funèbre. Le rabbin sera enterré au cimetière de Ponievicz de Bnei Brak, près de la tombe de sa femme.

Tue, 12 Dec 2017 13:05:43 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/220679,des-centaines-de-milliers-de-personnes-a-l-enterrement-du-rav-steinman.php JW-NEWS-220679
Décès du rabbin Shteinman, dirigeant spirituel du judaïsme ultra-orthodoxe - Challenges Tue, 12 Dec 2017 11:04:02 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/220675,deces-du-rabbin-shteinman-dirigeant-spirituel-du-judaisme.php JW-NEWS-220675 Décès du Rav Steinman à l'âge de 104 ans - Juif.org

Le Rabbin Aaron Yéhouda Leib Steinman, un des décisionnaires les plus respectés du monde juif, est décédé mardi matin à l'âge de 104 ans.

Les responsables de l'hôpital Maayanei Hayeshua de Bnei Brak ont noté mardi matin une détérioration significative de l'état du Rav. Il a subi une réanimation ce matin par le personnel médical qui a apparemment réussi à restaurer son pouls.

Le professeur Ravid, qui traitait le rabbin, a clairement fait savoir que son état était critique et que médicalement "il n'y avait plus rien à faire".

Peu de temps après que l'hôpital ait publié cette déclaration, le Rav Steinman est décédé.

Au début du mois dernier, le Rav Steinman, 104 ans, a été hospitalisé pendant une semaine, à la fin de laquelle il est rentré chez lui sous la supervision de son médecin personnel.

Le Rav était considéré comme le leader de la communauté 'haredi lituanienne depuis le décès du Rav Yossef Shalom Eliyashiv.

Il était à la tête du Conseil des Sages de la Torah de Degel Hatorah, représentant la communauté juive 'haredi lituanienne.

Rav Steinman a étudié dans des Yéshivot lituanienne entre les deux guerres mondiales. Au début de sa vingtaine, il faut d'abord nommé professeur, et, dans les années 1980, il enseignait la Torah dans des Yéshivot en Suisse et en Israël.

Sa participation publique a commencé dans les années 1960, quand il s'est concentré sur l'ouverture des études en kollel en Israël. Il a servi comme conseiller et mentor sur l'éducation dans la communauté lituanienne. Avec la création du Conseil des Sages de la Torah à la fin des années 1980, il a rejoint le conseil, et, depuis lors, son influence publique s'est élargie.

Depuis la mort du Rav Shach en 2001, il s'est tenu aux côtés du Rav Yossef Shalom Eliyashiv en tant que leader du public 'haredi lituanien.

Suite à la mort du Rav Eliyashiv, le Rav Steinman dirigeait la communauté lituanienne et était considéré comme l'autorité spirituelle suprême du parti Degel Hatorah, de son journal le Yated Neeman, ainsi que des institutions éducatives lituaniennes et des Yéshivot liées au parti.

Rav Steinman a initié l'établissement de Yéshivot et kollelim en Israël et à l'étranger, et a servi comme président et patron de certains d'entre eux. Il a dirigé le kollel Ponievicz et les Yéshivot Gaon Yaakov et Orchot Torah.

La Rav Steinman a écrit une trentaine de livres, dont une série de livres sur le Talmud Bavli et la Torah.

L'enterrement démarrera à 12h depuis son domicile, rue 'Hazon Ich 5 à Bné Braq. Le corps se rendra au cimetière Ponievicz.

Tue, 12 Dec 2017 09:23:38 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/220671,deces-du-rav-steinman-a-l-age-de-104-ans.php JW-NEWS-220671
Disparition du Grand Rabbin Josy Eisenberg (Paris, 08/12/2017) - AmbaFrance en Israel

Communiqué du Président de la République - Disparition du Grand Rabbin Josy Eisenberg

- Déclarations de la Présidence /
Source : La France en Israël - Ambassade de France à Tel Aviv (https://il.ambafrance.org)
Mon, 11 Dec 2017 12:04:05 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/220639,disparition-du-grand-rabbin-josy-eisenberg-paris-08-12-2017.php JW-NEWS-220639
Nagui, Christophe Dechavane et Jean-Louis Debré révèlent leurs origines juives ! - JSS News

Après Dave et tant d’autres personnalités françaises, nous apprenons ce week-end les ascendances juives de Nagui, Christophe Dechavanne et de Jean-Louis Debré.

Ces deux derniers, invités de Salut Les Terriens, ont admis leur histoire en direct.

M. Dechavanne a parlé de sa maman, qui a vécu “dans le déni” et qui l’a appelé Christophe après la deuxième guerre mondiale.

Jean-Louis Debré et ses frères sont les descendants du Grand Rabbin de Neuilly sur Seine.

Quant à Nagui… C’est le Consistoire Israélite de Marseille qui le révèle sur sa page Facebook:...

Sun, 26 Nov 2017 15:05:21 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/220143,nagui-christophe-dechavane-et-jean-louis-debre-revelent-leurs.php JW-NEWS-220143
"Le Chat du Rabbin" de Joann Sfar, regard critique sur le fait religieux - Tsr.ch Fri, 24 Nov 2017 16:04:02 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/220133,le-chat-du-rabbin-de-joann-sfar-regard-critique-sur-le-fait.php JW-NEWS-220133 Rabbi Nachman va-t-il venir en Israël ? - Juif.org

Un des sites de pèlerinage juifs les plus populaires au monde sera-t-il transféré en Israël ?

Rabbi Nachman de Breslev, fondateur du mouvement hassidique Breslev, a été enterré dans la ville d'Ouman en Ukraine il y a 207 ans.

Les adeptes de rabbi Nachman font des pèlerinages réguliers sur sa tombe, bien que la tradition annuelle a été en grande partie abandonnée durant la guerre froide.

L'effondrement de l'Union Soviétique en 1991 et la fin de la guerre froide ont toutefois entrainé une résurgence des visites traditionnelles de Rosh Hashana à Ouman, qui, au début des années 2000, a commencé à attirer un intérêt plus large que le mouvement Breslev.

Le pèlerinage d'Ouman a attiré un nombre record de 40 000 participants en septembre, contre 30 000 l'année dernière.

Depuis les années 1990, certains membres du mouvement Breslev préconisent le déplacement des restes de rabbi Nachman en Israël, qui abrite la plus grande communauté Breslev au monde, pour les ré-enterrer à Jérusalem.

Pourtant, aucun effort concret pour le faire n'a été fait durant le premier quart de siècle depuis la chute de l'Union Soviétique.

Récemment, cependant, des responsables du ministère israélien des affaires étrangères ont entamé des discussions avec leurs homologues ukrainiens pour examiner la possibilité de rapatrier les restes de rabbi Nachman en Terre Sainte.

Selon un rapport de la radio de l'armée lundi matin, le vice-ministre des affaires étrangères, Tzipi Hotovely, a demandé aux diplomates israéliens de discuter de la question avec les dirigeants ukrainiens.

Alors que les responsables ukrainiens n'ont pas rejeté la proposition d'un revers de la main, le journaliste Shiloh Fried a déclaré que Kiev hésitait à prendre une décision.

"Les ukrainiens ne se précipitent pas pour nous donner une réponse à ce sujet."

Les pèlerins juifs en visite à Ouman sont devenus une source majeure de devises étrangères dans la région, et les autorités israéliennes sont sceptiques sur le fait que le gouvernement ukrainien accèdera à la demande d'Israël sans un système de compensation attrayant.

Rabbi Aryeh Lippo, membre du mouvement Breslev impliqué dans les pourparlers pour apporter les restes du rabbin en Israël, a déclaré que compte tenu de la distribution des hassidim de Breslev, le geste avait du sens.

"Il est illogique pour la moitié d'Israël de quitter le pays chaque Rosh Hashana."

Mon, 06 Nov 2017 09:17:54 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/219880,rabbi-nachman-va-t-il-venir-en-israel.php JW-NEWS-219880
Le nombre de juifs en déclin au Canada - Radio-Canada | Nouvelles La communauté juive canadienne aurait, du moins en apparence, connu son déclin le plus important des dernières décennies. Des chiffres sur la composition ethnique du pays tirés du plus récent recensement laissent en effet entendre que ce groupe a subi une baisse d'environ 54 % sur une période de cinq ans. Thu, 02 Nov 2017 03:04:05 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/219836,le-nombre-de-juifs-en-declin-au-canada.php JW-NEWS-219836 Le vieux quartier juif de Marrakech renaît (VIDEO) - La Libre Isaac Ohayon guide avec entrain les touristes qui affluent, toujours plus nombreux, dans la cour de la synagogue Lazama à Marrakech. "Ici, explique-t-il, vous entrez dans la dernière synagogue du Mellah", un terme qui désignait autrefois les quartiers réservés aux juifs dans les villes marocaines. Tue, 31 Oct 2017 12:04:02 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/219804,le-vieux-quartier-juif-de-marrakech-renait-video.php JW-NEWS-219804 Le vieux quartier juif de Marrakech renaît (VIDEO) - DHNet.be Isaac Ohayon guide avec entrain les touristes qui affluent, toujours plus nombreux, dans la cour de la synagogue Lazama à Marrakech. "Ici, explique-t-il, vous entrez dans la dernière synagogue du Mellah", un terme qui désignait autrefois les ... Tue, 31 Oct 2017 11:04:02 +0100 http://www.juif.org/communaute-juive/219803,le-vieux-quartier-juif-de-marrakech-renait-video.php JW-NEWS-219803 La première traduction du Talmud en italien depuis l’autodafé de 1553 - JSS News

Cette semaine, la première traduction du Talmud en italien a été présentée au Congrès de la Bibliothèque des États-Unis, la plus grande bibliothèque du monde.

Le projet a été initié conjointement par la communauté italienne et le gouvernement italien.

©Research Italy

L'événement a été suivi par une centaine de personnes, dont des représentants du gouvernement italien, le grand rabbin de Rome, et le rédacteur en chef du projet, le rabbin Riccardo Desini.

En 1553, les autorités de Rome ont brûlé tous les Talmud qu'ils pouvaient trouver dans la répression de la Réforme contre les Juifs.

Le premier volume traduit est le traité de Rosh Hashanah.

Thu, 26 Oct 2017 11:10:37 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219745,la-premiere-traduction-du-talmud-en-italien-depuis-l-autodafe-de-1553.php JW-NEWS-219745
Les Halakhot de Sim'hat Torah - Chémini 'Atséret - Torah Box

Après les sept jours de Souccot, nous arrivons au huitième, qui est Chémini 'Atséret. Il constitue en lui-même une fête et n'est pas du tout lié à Souccot. Il s'appelle aussi Sim'hat Torah et c'est au cours de celui-ci que l'on termine la lecture des cinq Livres de la Torah. Cependant, en dehors d'Erets Israël, où sont célébrés deux jours de Yom Tov, le huitième jour après Souccot est Chémini "Atséret et le neuvième, Sim'hat Torah et c'est ce jour que l'on termine la lecture des cinq Livres.
 

"Hakafot"

Après la prière du soir, il est d'usage, parmi tout le Peuple d'Israël, de tourner sept fois autour de la Téva avec les Sifré Torah. On se réjouit en chantant, en dansant, en tapant dans les mains et en prononçant des louanges à Hachem. Celui qui multiplie ces manifestations de joie est digne de bénédictions.


Le Rav 'Hida écrit : « Avant les Hakafot, on posera un Séfer Torah sur la Téva et quelqu'un craignant Hachem se tiendra debout à côté, et il tiendra le Séfer Torah dans ses mains pendant tout le temps des Hakafot. Ainsi, ai-je reçu de mon Maître, le Rachach, qui se montrait rigoureux sur ce point ».
 

La grandeur des danses et de la joie en l'honneur de la Torah

Il est juste d'informer les fidèles de la grandeur des chants et des danses en l'honneur de la Torah et les mérites que l'homme en retire, comme l'a écrit le Gaon Rabbi Ya'acov Israël Elgazi (Chalmei "Haguiga Chap.17, Loi 16) : Heureux l'homme qui se comportera ainsi et celui qui s'en saisira avec la joie de la Torah. Il réparera en cela les défauts de son âme qu'il a abimée en l'honneur de la Torah ».

Les Richonim ont déjà écrit à ce sujet : « Celui qui fait attention à se réjouir ce jour-là sera assuré que la Torah ne s'éloignera pas de ses descendants ». Et ils ont témoigné avoir vu un grand Rav parmi le Peuple d'Israël qui redoublait de joie en l'honneur de la Torah en ce jour-là, et ils ont dit sur lui que jusqu'à trois générations est sortie de lui une lignée de sages et d'érudits qui ont propagé la Torah parmi le Peuple d'Israël et ils ont témoigné que tout cela, il l'avait mérité de la joie qu'il montrait le jour de Sim'hat Torah. Ils n'avaient jamais vu aucun autre grand de la Torah qui faisait ainsi, virevoltait de toutes ses forces et éveillait le coeur des hommes en disant : « Réjouissez-vous en l'Eternel, soyez dans l'allégresse, ô justes, entonnez des chants tout Israël » (Jusqu'ici les paroles du Rav).

Rabbénou "Haïm Vital a écrit (Chaar Hakavanot, 104a): « J'ai vu que mon Maître le Ari "Zal mettait une attention extrême, à tourner avec leSéfer Torah, ou devant lui, ou après lui, et à danser et chanter devant lui de toutes ses forces et avec toute son énergie ». Et dans le livre "Ma'assé Rav", il est écrit : « Le Gaon de Vilna tournait devant les Sifré Torah avec une joie immense, applaudissait et dansait, sautillait et tournoyait de toutes ses forces, jusqu'à ce que son visage brille de l'éclat du feu ». Et si de très grands Rabbanim n'ont pas hésité à descendre de leur rang pour se réjouir, de toutes leurs forces, en l'honneur de la Torah, que devons-nous dire de nous ?

Il est connu que Mikhal, la fille de Chaoul Hamélèkh, a été punie parce qu'elle n'a pas apprécié la manière dont son mari David, le roi d'Israël, dansait et sautait devant l'arche de D.ieu, comme il est dit dans le Prophète(Chmouël II 6, 16) : « Mikhal, la fille de Chaoul, regarda par la fenêtre, vit le roi David sautant et dansant devant Hachem et elle en conçut du dédain pour lui. Mikhal, fille de Chaoul, vint à sa rencontre et dit : Combien « s'est honoré » aujourd'hui le roi d'Israël, se donnant en spectacle aux servantes de ses serviteurs, comme eût pu le faire un homme de rien ! David répondit à Mikhal : C'est devant Hachem qui m'a élu de préférence à ton père et à tous les siens, en m'instituant prince du Peuple de D.ieu, prince d'Israël, c'est devant Hachem que j'ai dansé et je danserai encore plus que cela ; et volontiers je m'humilierai davantage et me ferai petit à mes propres yeux ; pour ces servantes dont tu parles, c'est auprès d'elles que je me glorifierai ! Mikhal, fille de Chaoul, n'eut pas d'enfant jusqu'au jour de sa mort ».

Le Gaon Rabbi Yéhouda Tsadka, de mémoire bénie, Roch Yéchiva de Porat Yossef, a raconté au sujet du sage Ya'acov "Ovadia, de mémoire bénie, qu'il dansait, transporté de joie, pendant Sim'hat Torah, et faisait danser les autres avec la même intensité. Ce mérite lui valut d'avoir pour fils, notre Maître, le Grand Rabbin d'Israël, Rabbénou "Ovadia Yossef Chlita. Heureux l'homme qui prend en compte ces paroles et essaie de mettre toute son énergie et ses forces à danser, à chanter et à se réjouir en l'honneur de la Torah et éveille la sensibilité des autres à ce sujet.

Rav Sifté Cohen a écrit que le mérite des Hakafot avec les Sifré Torah dans la joie, les chants et les danses est apte à nous protéger afin que la pluie ne cesse pas.


Le soir de Sim'hat Torah, avant de se rendre à la synagogue, il est recommandé de manger et de boire un peu afin qu'il ne soit pas difficile de prolonger les Hakafot, et qu'on ne presse pas les fidèles à chaque instant afin qu'ils terminent. Le sage est celui qui sait anticiper.

Celui pour qui il est difficile d'attendre la fin des Hakafot, parce qu'il est, par exemple, invité chez des amis, et ne veut pas les faire attendre, est autorisé à tourner autour de la Téva seul, en prononçant le texte des Hakafot. Mais il devra faire attention à ne pas presser l'assemblée afin de terminer plus vite pour lui.
 

Les clochettes

Bien que les Sages ont interdit de danser et de frapper des mains pendant Chabbath et Yom Tov, comme c'est expliqué dans la Michna (traité Bétsa, 36b)et dans le Choul'han "Aroukh (Chap.339, §2),cela sera permis pour Sim'hat Torah, et ce, en l'honneur de la Torah. Cependant, il sera interdit d'agiter les clochettes du Séfer Torah et de sonner de la trompette. Il sera également interdit de taper sur la table ou sur une bouteille comme c'est l'usage de le faire en chantant.
 

Sainteté et pureté

Il ne fait aucun doute que les Rabbanim des synagogues et les responsables doivent toujours avoir un oeil attentif et surveiller que la séparation soit totale entre les hommes et les femmes, afin que la Mitsva ne provienne pas d'une faute. Les femmes qui se rendent dans la partie qui leur est réservée afin d'assister aux Hakafot, doivent vérifier qu'elles sont habillées dignement, suivant les vraies règles de pudeur voulues par D.ieu Tout Puissant. Et elles ne formeront pas de rassemblement devant la synagogue, ce qui, souvent, dérange les hommes passant par là. Il faut mettre en garde les mères afin qu'elles habillent leurs filles avec des vêtements discrets et qu'elles y veillent dès l'âge de trois ans.

Il faut surveiller les jeunes filles afin qu'elles ne rentrent pas dans la synagogue, si ce n'est du côté réservé aux femmes. A notre grand regret, il arrive que des jeunes filles, un peu grandes, rentrent du côté des hommes et s'y mélangent. Il est certain que ce n'est pas une attitude convenable, surtout dans la maison d'Hachem.
 

L'honneur dû à la Torah

Dans le Choul'han "Aroukh, il est écrit (Yoré Dé'ah Chap.282, §1) : « L'homme a l'obligation de se comporter avec beaucoup de respect avec leSéfer Torah... Il ne doit pas tendre son pied dans sa direction, ni le mettre sur sa tête comme une charge, ni lui tourner le dos, mais s'asseoir devant lui avec sérieux et crainte, et il l'honorera autant qu'il pourra ». Par conséquent, il faudra faire attention pendant les danses de ne pas se transmettre leSéfer Torah en le lançant, et de ne pas le mettre sur la tête. Ainsi, on ne le donnera pas aux enfants, de peur qu'ils ne le fassent tomber.
 

Se tenir debout pendant les Hakafot

Il est écrit dans le Choul'han "Aroukh (Yoré Dé'ah Chap.282, §2) : « Celui qui voit leSéfer Torah passer, doit se lever devant lui, et il se tiendra ainsi jusqu'à ce que celui qui le transporte se lève et arrive à sa place ou jusqu'à ce que leSéfer Torah disparaisse de sa vue ». Ainsi, au moment des Hakafot, où les Sifré Torah sont emmenés d'un endroit à un autre, tous les fidèles doivent se tenir debout en leur honneur, jusqu'à ce qu'on les replace dans le Heikhal. Les personnes âgées ou faibles pourront s'asseoir entre deux Hakafot et elles ne se lèveront que pour la sortie des Sifré Torah et leur retour dans le Heikhal, ainsi qu'au moment-même de la Hakafa.

Le "Hazon Ich, de mémoire bénie, était assis pendant les Hakafot avec un petit Séfer Torah dans les mains. Une fois, un Rav s'assit près de lui afin d'échanger des paroles de Torah pendant les Hakafot. Quand il se leva et s'en alla, il dit devant ceux qui l'entouraient : Il semblerait que celui-ci ait oublié la loi interdisant de s'asseoir au moment des Hakafot.

S'il y a des personnes qui se trompent et s'assoient quand même, il sera préférable de poser les Sifré Torah sur la Téva et de danser sans eux, afin d'éviter à ces gens-là de fauter.
 

« Yéhi Ratson » - Que ce soit Ta volonté

Après chaque Hakafa, on lit le texte « Yéhi Ratson » qui se trouve rapporté dans les livres de prières et qui a été ordonnancé par le Rav 'Hida dans le but de nous renforcer dans l'étude de la Torah, l'accomplissement des Mitsvot et les bonnes actions, et il faudra y mettre toute sa ferveur.

Comme l'a écrit le Gaon Rabbi "Haïm Fallaggi dans son livre Mo'ed Lékhol "Haï (25, 1) : « L'homme fera très attention à prononcer les prières de Chémini "Atséret avec une grande ferveur, car, outre le fait que toute la réparation des jours entre Roch Hachana et Chémini "Atséret soit terminée, et que tout dépende de ce jour-là, il n'y a pas un jour semblable à celui-ci où Hachem aime entendre les prières de l'homme au sujet de tout ce qu'il désire. Comme il est dit dans le Zohar (Parachat Tsav, 31b) : Tout ce que l'homme sollicite ce jour-là de D.ieu, Il accepte sa prière et réalise sa demande ».
 

L'endeuillé

Il sera permis à celui qui a eu un deuil pendant la fête de s'associer aux autres pour les Hakafot, mais il s'abstiendra de danser.
 

Le Kiddouch

On mentionne dans le Kiddouch « Et yom "hag hachémini "atséret hazé ». Et si on se trompe et mentionne « Et yom "hag ha Souccot hazé », on revient en arrière et on corrige. Si on s'en souvient alors qu'on a terminé le Kiddouch, on revient en arrière et on recommence depuis le début.

On dira la bénédiction « Chéhé'héyanou », car Chémini "Atséret est une fête en elle-même, indépendamment de Souccot.
 

La prière du matin

Il incombe aux responsables de communauté de fixer les heures des offices de ce jour saint et redoutable de manière à réserver du temps pour l'étude de la Torah. Par conséquent, il serait juste d'avancer un peu l'heure de la prière du matin, celle-ci étant très longue, en particulier si ce jour tombe un Chabbath et qu'il faut aussi du temps pour le troisième repas, Sé'ouda Chlichit. (Mo'ed Lékhol "Haï 25a)
 

La lecture de la Torah

On sort trois Sifré Torah. Dans le premier, les fidèles et le "Hatan Torah lisent la section « Vézot Habérakha », dans le deuxième, on fait lire le "Hatan Béréchit et dans le troisième, on lira le Maftir.

Il est d'usage de nommer trois "Hatanim : ""Hatan Mé'ona", ""Hatan Torah" et ""Hatan Béréchit". Le "Hatan Me'ona monte avant le "Hatan Torah et est comme son parrain. Le "Hatan Torah termine la lecture de la dernière section de la Paracha de la Torah et le "Hatan Béréchit monte immédiatement et recommence la lecture de la Torah par la première Paracha qui est Béréchit.

On ne s'interrompra pas pour dire le Kaddich entre la montée du "Hatan Torah et celle du "Hatan Béréchit, ceci afin de ne pas donner des arguments au Satan qui pourrait dire : « Ils ont déjà terminé de lire la Torah et ils n'ont pas envie de continuer ». Ainsi, immédiatement après le "Hatan Torah monte le "Hatan Béréchit et lorsqu'ils ont fini de lire, ils disent ensemble le demi-Kaddich.

Il est d'usage que le "Hatan Béréchit dise "Béssimana Tava", ceci avant de dire la bénédiction de la Torah afin de ne pas créer une interruption entre la bénédiction et la lecture elle-même.
 

"Hatan Torah

Le "Hatan Torah a un grand mérite, car par son intermédiaire on honore la Torah en la terminant. A son sujet il est dit : « Comme je suis honoré, j'honorerai », et il a le mérite qu'on lui efface toutes ses fautes. Ainsi, est-il approprié d'attribuer cet honneur au Rav de la ville ou à celui de la synagogue, qui enseigne la Torah parmi le peuple. Il est écrit dans le livre Knesset Haguedola, que là où vivait l'auteur, il était répandu de vendre cette montée très cher.

Les grands parmi le peuple, s'y sont opposés, ont annulé cet usage et ont instauré que les "Hatanim soient choisis parmi les personnes importantes de l'assemblée. De toute façon, il est possible de se partager en deux quorum (Minyan), dans l'un, l'honneur d'être les "Hatanim sera donné aux personnes importantes et dans l'autre, ces montées pourront être mises en vente.
 

« Quand la nation s'accroît, c'est une gloire pour le Roi ! »

Ce jour-là, il est d'usage de faire monter tous les fidèles à la Torah, en son honneur. Le "Hazan relit pour chacun les trois versets « Ouléacher amar... ». Cependant, si l'assemblée est nombreuse et que l'on craint qu'en procédant ainsi, cela risque d'incommoder les fidèles, on est autorisé à sortir un autre Séfer Torah que l'on mettra dans une pièce attenante. Un autre officiant y lira pour les fidèles qui seront venus avec lui et lorsqu'ils auront terminé, ils ramèneront leSéfer Torah dans le Heikhal et les "Hatanim monteront à la Torah lorsque tous les fidèles seront dans la synagogue.
 

Les enfants

Les enfants aussi montent à la Torah, mais seulement s'ils ont atteint l'âge du "Hinoukh, c'est-à-dire un âge où l'on peut leur enseigner les Mitsvot [à partir de six ans, en général, mais cela dépend de leur intelligence et de leur vivacité d'esprit].
 

« Machiv haroua'h oumorid haguéchem »

On commence à dire « Machiv haroua'h oumorid haguéchem » dans la prière de Moussaf. Si on se trompe et que l'on dit « Morid hatal », si on s'en souvient avant de dire « Baroukh ata Hachem », il est bien de retourner à « Ata guibor » et dire « Machiv haroua'h ». Mais si on s'en rappelle après avoir dit « Baroukh ata Hachem », on ne revient pas en arrière.
 

Hakafot

L'après-midi, après la prière de Min'ha, l'usage est de refaire des Hakafot comme celles de la veille et du matin, en tournant autour de la Téva avec les Sifré Torah.

Certains sortent les Sifré Torah dans la rue pendant les Hakafot, afin d'associer toutes les franges de la population à la joie de la Torah, pour danser et se réjouir avec et la rendre chère à leurs yeux.

Extrait du livre « Lois et Récits de SOUCCOT » - Editions Torah-Box - © Tous droits réservés

Wed, 11 Oct 2017 14:23:54 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219554,les-halakhot-de-sim-hat-torah-chemini-atseret.php JW-NEWS-219554
Azerbaïdjan: un pays musulman où les juifs célèbrent, en toute sécurité, la fête de Souccot ! - JSS News

L’Azerbaïdjan, pays du Caucase situé aux frontières de la Russie, de l’Arménie, de la Géorgie et de l’Iran, est un pays où 97% de la population est musulmane. Indépendant depuis 25 ans et aujourd’hui en plein essors, le pays, dirigé par Ilham Aliev, offre une totale liberté de culte aux minorités.

A Bakou, capitale ultra-moderne où l’architecture nouvelle de style austro-hongrois se marie parfaitement avec des gratte-ciel qui n’ont rien à envier à ceux de Tel-Aviv, les azéris vivent heureux. Et en totale sécurité.

Wed, 11 Oct 2017 08:45:39 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219552,azerbaidjan-un-pays-musulman-ou-les-juifs-celebrent-en-toute.php JW-NEWS-219552
Le sens profond des 4 espèces - Torah Box

De prime abord, la Mitsva de se saisir des quatre espèces mérite d'être expliquée. D'un côté, la Halakha, la loi juive stipule qu'une fois qu'on a soulevé les espèces (dans le but d'accomplir la Mitsva), on est quitte de son obligation (Soucca 42a).

D'un autre côté, après avoir soulevé les espèces, il faut les balancer, ainsi que plus tard pendant le Hallel (Ora'h "Haïm 651,8). Quel est le rôle de balancer les espèces ? Et pourquoi les agiter particulièrement pendant la récitation du Hallel ?

Le Talmud (Soucca 37b) évoque le symbolisme d'agiter les espèces. Rabbi Yo'hanan explique : « On agite (les espèces) devant et derrière pour D.ieu auquel appartiennent les quatre vents ; on les soulève vers le haut et vers le bas pour D.ieu à qui appartiennent le Ciel et la terre. » D'autres citent Rabbi "Hama bar Oukva au nom de Rabbi Yossé bar Rabbi "Hanina : « On les apporte devant et derrière pour éviter les vents mauvais ; on les soulève en haut et en bas (en supplication) pour éviter les mauvaises précipitations. » (voir Rachi ibid.)

Le Talmud aborde certes le message véhiculé par le geste d'agiter les espèces, mais n'indique pas la relation entre le Hallel et les espèces. De surcroît, il faut noter que balancer les espèces ne relève pas du simple rite symbolique. Le balancement fait partie intégrante de la Mitsva de saisir les espèces, au point que si l'on a omis de réciter la Brakha avant de prendre les espèces, on pourra la réciter avant de les balancer (Michna Broura 651:26), car le processus du balancement est une extension de la Mitsva de se saisir des espèces. Pourquoi le fait d'agiter les espèces est-il si important du point de vue halakhique ? Je répète la question : pourquoi pendant le Hallel ?

La fête de Souccot donne au Juif l'occasion d'entrer dans le sanctuaire sacré de la Kédoucha (la Soucca représente le Beth Hamikdach) après s'être purifié sur le plan spirituel à Yom Kippour. A Souccot, nous avons le privilège de passer une semaine sous les ailes de la Chékhina (présence Divine), répliquant l'expérience de nos ancêtres dans le désert. C'est pourquoi, de nombreuses communautés qui ne récitent généralement pas de prières kabbalistiques le font à Souccot, car, à Souccot, nous sommes tous des « initiés » reposant dans le sanctuaire d'Hachem, et sommes davantage dans le secret des sphères internes de la spiritualité.

C'est là où le rôle des quatre espèces entre en jeu. Les espèces sont tous des éléments inanimés. Elles n'ont pas, de manière inhérente, de valeur spirituelle. Néanmoins, à Souccot, le thème de vivre sous la Hachga'ha (Providence Divine) s'applique intégralement. Non seulement entrons-nous sous le voile protecteur de la Soucca, mais nous proclamons également que l'univers entier - même les éléments apparemment stoïques et inanimés de la nature - est précisément manipulé par D.ieu à Ses fins. Dans le désert, la nature a été employée par Hachem de manière stupéfiante pour réaliser le but qu'Il a assigné à Son peuple. Nous célébrons la protection miraculeuse offerte par D.ieu à la nation juive à Souccot, dans laquelle les objets et forces de la nature sont spécifiquement destinés à nous protéger. De même, tous les événements quotidiens de notre monde apparemment banal font partie du plan divin de l'univers et sont un témoignage de Sa Hachga'ha. Cette reconnaissance extérieure de la Providence Divine s'exprime à Souccot par les quatre espèces.

En conséquence, les quatre espèces sont balancées pendant le Hallel lorsque nous remercions Hachem de Sa bonté (les versets de Hodou...) et lorsque nous L'implorons (Ana Hachem...) tout en attestant de la Hachga'ha considérable de D.ieu, symbolisée par Souccot, de sorte que l'ordre naturel dans sa totalité est manipulé par Hachem à Ses fins et constitue donc un témoignage de louange. Le fait de balancer les espèces est essentiel à la Mitsva de s'en saisir, car le balancement symbolise les thèmes exprimés par Rabbi Yo'hanan ou Rabbi Yossi bar "Hanina : ce sont des manifestations de la Providence universelle de D.ieu, qui représente le message ultime de Souccot, et en conséquence - par définition - font partie intégrante de ses Mitsvot.

A la lumière du concept des quatre espèces représentant la Hachga'ha extérieure de D.ieu, dans lequel la nature et l'univers sont subordonnés pour accomplir le plan divin, nous pouvons comprendre le symbolisme midrachique des espèces. Nos Sages expliquent que les espèces reflètent les différents types de Juifs, qui doivent tous s'unir pour faire la volonté de D.ieu. Le thème sous-jacent des deux séries de symboles est que les espèces expriment la réalisation de la mission de D.ieu ; nous prenons alors conscience que la nature est employée en tant que partie du système et de la Providence divine.

Ce principe apporte aussi un éclairage sur la pratique kabbalistique de se saisir des espèces chaque matin dans la Soucca, bien qu'il soit peut-être préférable, sur le plan de la Halakha, de s'en saisir juste avant le Hallel. En se saisissant des espèces dans la Soucca, on fusionne la Hachga'ha interne de la Soucca, qui consiste à permettre à l'homme d'entrer et de résider à l'ombre du Divin, avec la Hachga'ha extérieure de D.ieu dans l'univers comme un tout, où la main de D.ieu est immanente, oeuvrant par le biais de la nature et les formes dénuées de vie pour accomplir la mission divine.

Puissions-nous rapidement mériter d'entrer dans la Soucca permanente de Jérusalem et vivre la Providence divine à tous les niveaux.

Wed, 04 Oct 2017 11:53:05 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219495,le-sens-profond-des-4-especes.php JW-NEWS-219495
Kippour, le retour, saison 5778 - Slate .fr Être juif n'est pas de tout repos. ... Lire la suite Sat, 30 Sep 2017 12:04:04 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219448,kippour-le-retour-saison-5778.php JW-NEWS-219448 France: cinq ans après Merah, la communauté juive entre résilience et inquiétude - La Libre Le 19 mars 2012, Mohamed Merah assassinait trois élèves et un professeur d'une école juive de Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Depuis, la communauté est partagée entre le constat d'une protection accrue et l'inquiétude face à un danger antisémite persistant. Sat, 30 Sep 2017 08:04:01 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219446,france-cinq-ans-apres-merah-la-communaute-juive-entre-resilience-et.php JW-NEWS-219446 France : cinq ans après Merah, la communauté juive entre résilience et inquiétude - DHNet.be Le 19 mars 2012, Mohamed Merah assassinait trois élèves et un professeur d'une école juive de Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Depuis, la communauté est partagée entre le constat d'une protection accrue et l'inquiétude face à un danger antisémite persistant. Sat, 30 Sep 2017 08:04:01 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219447,france-cinq-ans-apres-merah-la-communaute-juive-entre-resilience.php JW-NEWS-219447 Yom Kippour - Exploitez votre plein potentiel ! - Torah Box

Plus on approche de Yom Kippour, plus on réalise la nécessité de scruter notre respect des Mitsvot à quelles occasions nous avons trébuché et ce que nous devons améliorer. Mais il y a un autre aspect de la Avodat Hachem, moins connu, qu'il nous faut aussi analyser.

Dans les prières des Jours Redoutables, nous affirmons que l'homme est jugé « Maassé Ich Oupékoudato ». « Maassé Ich » évoque les actions de la personne (son observance des Mitsvot), mais à quoi se réfère « Pékoudato » ? Rav Shraga Feivel Mendelowitz explique que le terme « Oupékoudato » se rapporte au Tafkid de la personne, à sa mission dans le monde. Chacun a, ici-bas, une tâche particulière à effectuer et il est jugé sur les efforts qu'il investit pour atteindre ce but.

Il explique que chacun a une sphère d'influence qui touche les membres de sa famille, ses élèves ou toute autre personne qu'il côtoie. La façon qu'il a d'influer sur son entourage, par le biais de ses actions, est appelée « Pékoudato » et il est également jugé sur cela. Si, en observant son comportement, d'autres personnes perfectionnent leur Avodat Hachem, alors il sera largement récompensé, mais si c'est l'inverse qui se produit, il sera condamné pour la part qu'il aura dans leurs Avérot, autant que pour ses propres fautes. Les actions de la personne ne se font pas en vase clos, nous sommes constamment observés, et, par conséquent, nous devons toujours être conscients des éventuelles répercussions de nos actes, même quand nous ne communiquons pas directement avec quelqu'un d'autre. Même si une personne a accompli toutes les Mitsvot, elle peut être réprimandée si elle n'a pas réalisé son potentiel. Cette Avoda semble plus difficile que celle du respect des Mitsvot.

Prenons l'exemple du Natsiv. Lorsqu'il acheva son commentaire sur le Chéiltot, livre intitulé Emek Chééla, il organisa une Séouda (repas de fête), pour deux raisons ; tout d'abord, comme le veut la coutume après l'achèvement d'un ouvrage, mais aussi pour un motif personnel. Il raconta que dans son enfance, il manquait de sérieux dans son étude de la Torah. Ses parents déployèrent tous les efforts possibles pour l'aider à changer, mais en vain. Un soir, il surprit l'une de leurs discussions à propos de ses échecs ils conclurent qu'il n'avait aucune chance de devenir un Talmid 'Hakham (érudit en Torah) et qu'il valait donc mieux qu'il devienne cordonnier. Ils espéraient qu'il resterait pratiquant, honnête et dévoué. En entendant cela, le Natsiv, choqué, décida de prendre ses études de Torah au sérieux cet incident lui fit un tel effet qu'il changea complètement d'attitude et il devint un Gadol (littéralement, un « Grand » ; dirigeant spirituel). Il devint le Roch Yéchiva de Volozhin et écrit plusieurs Séfarim. Imaginons qu'il n'avait pas décidé de persévérer dans l'étude et qu'il était devenu un simple cordonnier, respectant scrupuleusement la Torah et les Mitsvot et craignant D.ieu. On lui aurait montré, après 120 ans, le Emek Chééla et il n'y aurait rien compris. On lui aurait demandé : « Où est ton Emek Chééla et tous les autres livres que tu aurais pu écrire ? » Il n'aurait jamais su ce qu'il était capable de devenir. Ce n'est que grâce à ce changement drastique qu'il parvint à réaliser son plein potentiel celui de devenir un Gadol Béisraël.

Durant la prière de Néila, le moment culminant de Yom Kippour, nous ne récitons pas le Vidouï. Pourquoi ne pas faire Téchouva à cet instant si important du Jour du Pardon ? Le 'Hidouché Harim répond que notre Téchouva se trouve dans les mots « afin que nous puissions retirer nos mains du vol. » Pourquoi mentionnons-nous précisément le vol parmi toutes les fautes commises ? Il explique que cela ne fait pas seulement référence au vol habituel, mais à tous les cadeaux qu'Hachem nous offre (l'argent, la nourriture, le logement, les talents, les opportunités...) pour remplir notre mission sur terre. Or nous utilisons souvent ces cadeaux improprement et ceci est considéré comme du vol[1]. Vers la fin de Yom Kippour, nous nous sommes déjà (on l'espère) lavés de nos fautes, mais il faut également se repentir pour l'utilisation inappropriée des talents octroyés par Hachem et exprimer notre intention de les utiliser au mieux, pour assumer notre rôle.

Nous devons tous nous poser la question : « Suis-je en train de réaliser mon potentiel ? D'accomplir ce qu'Hachem souhaite ? Comment pourrais-je faire mieux ? »

Chacun a un potentiel énorme. Rav Chakh rapporte le verset : « Retourne Israël vers Hachem, ton Dieu, car tu as trébuché dans ton iniquité. »[2] Il explique que les fautes du peuple juif sont très graves et c'est en soi une raison pour revenir vers Hachem. Pourquoi ? Il affirme que le bien peut faire au moins autant que ce que le mal peut causer. Donc si une personne peut se détourner d'Hachem à un tel point, son repentir peut au moins égaler ses fautes. Si l'histoire a prouvé qu'un homme peut tuer six millions d'âmes, alors un homme peut sauver au moins six millions de vies ! Ce que l'on peut accomplir reste au-delà de ce que l'on imagine, mais nous devons nous efforcer de saisir les opportunités qui se présentent à nous ; ou mieux encore, de créer nos propres opportunités, afin de transformer notre imagination en réalité...

Puissions-nous tous mériter d'exploiter notre plein potentiel.

Fri, 29 Sep 2017 12:48:08 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219442,yom-kippour-exploitez-votre-plein-potentiel.php JW-NEWS-219442
Que fait-on la veille de Yom Kippour ? - Torah Box

L'équipe Torah-Box vous propose un récapitulatif des lois et coutumes pendant la veille de Yom Kippour, le jour du "Grand Pardon" : 

Séli'hot

Nous avons l'habitude de multiplier les Séli'hot et les supplications, la veille de Yom Kippour, aux aurores. Et si l'on dit les Séli'hot après le lever du soleil, on devra omettre le Vidouïe (énumération de ses fautes). On a coutume de faire Hatarat nédarim (annulation des voeux) la veille de Yom Kippour.

Cha'harit

Pendant la prière du matin, on ne dit ni le Vidouïe, ni les passages qui le suivent (« Néfilat apaïm »). On ne dit pas non plus le Téhilim « Ya'ankha Hachem béyom tsara », ainsi que « Téfila léDavid ».
 

Manger la veille de Yom Kippour

Il est obligatoire, d'après la Torah, de manger, boire et de multiplier les repas, la veille de Yom Kippour. A priori, on mangera du pain, au moins au cours d'un des repas. Ce commandement est valable pour les femmes également. Même pour une personne malade, qui est en danger et doit manger le jour de Kippour, c'est une Mitsva de manger la veille.

Miséricordieux comme un père envers ses fils

Une des raisons pour laquelle nous devons manger la veille de Kippour sera expliquée par l'anecdote suivante. Un père, ayant un fils qui s'est mal comporté, se mit en colère et lui ordonna de jeûner un jour. Dans sa miséricorde, il lui ordonna également de boire et manger un jour auparavant afin qu'il supporte le jeûne. De même Hachem, notre Père miséricordieux, nous a ordonné de jeûner le jour de Kippour et de nous renforcer en mangeant et buvant la veille. Une autre raison est évoquée à ce sujet : lorsque le coeur de l'homme est rassasié, alors il fait la paix avec son prochain la veille de Kippour.
 

Les différents travaux et l'étude de la Torah

Celui qui travaille la veille de Kippour ne verra pas la bénédiction résider sur son labeur. Même les étudiants ne quittant pas leurs livres de Torah devront multiplier les repas, même s'ils doivent réduire pour cela leur temps d'étude.
 

Des plats légers

Il ne faut manger, la veille de Kippour, que des plats légers, faciles à digérer, afin de ne pas être trop rassasié et s'enorgueillir au moment de la prière. Certains ont l'habitude de manger du poisson, en l'honneur du jour, au repas du matin, mais pas par la suite. Le reste de la journée, il ne faudra pas manger des plats « excitant » le corps tels que des oeufs, du lait, de l'ail cuit, du poisson, de la viande grasse, et autres.
 

Les pilules allégeant le jeûne

Celui qui peine beaucoup lors des jeûnes aura la permission de prendre des cachets avant, afin d'alléger ses souffrances.
 

Le Mikvé (le bain rituel)

Il est une coutume importante de s'immerger dans un Mikvé la veille de Yom Kippour, afin de prier en état de pureté. C'est également un aspect du repentir, à l'image d'un converti se trempant dans un Mikvé, avant sa conversion. Dans le cas d'une personne malade, il sera judicieux qu'elle se tienne sous le jet de sa douche le temps que soit versé sur elle le volume de neuf kavim (douze litres et demi) d'eau. Quant aux officiants, ils prêteront une attention toute particulière à s'immerger dans un Mikvé.
 

Malkout (la flagellation)

Certains ont l'usage, la veille de Yom Kippour, que tous les membres de l'assemblée soient frappés légèrement de trente-neuf coups très légers, de façon symbolique, et que chacun dise le Vidouïe pendant ce temps-là.  Celui qui donne les 'coups' récitera trois fois le verset : « Véhou ra'houm yékhaper "avon... ». A chaque mot, il frappera et fera attention à ne pas faire mal. Cette coutume a pour but d'éveiller le coeur au repentir.
 

La prière de Min'ha (après-midi)

On fera la prière de Min'ha avant la Sé'ouda mafseket (le dernier repas avant le jeûne). Et l'on dira le long Vidouïe à la fin de la "Amida, de peur qu'il puisse arriver quelque chose, lors de la Sé'ouda mafseket, qui empècherait de le dire par la suite.
 

Sé'ouda mafseket

Certains ont l'habitude de tremper le pain du Motsi dans du sucre. Il est souhaitable d'y adjoindre du sel.
 

Recevoir le jour de Kippour

Il faudra cesser de manger et boire alors qu'il fait encore jour. C'est un commandement de la Torah de faire rentrer la fête avant son heure véritable. Les femmes aussi devront faire attention à cela. On a l'habitude d'ajouter environ quinze minutes avant le coucher du soleil.
 

La réception par la parole

Bien que l'on ait fini la Sé'ouda mafseket et que l'on pense ne plus manger ni boire, on sera autorisé à le faire, avant le coucher du soleil, tant qu'on n'a pas dit explicitement que l'on commençait à jeûner.
 

De beaux habits

Les Sages ont dit [Traité Chabbath 119a],  sur le verset « Si tu cesses de fouler aux pieds le Chabbath, de vaquer à tes affaires en ce jour qui m'est consacré, si tu considères le Chabbath comme un délice, la sainte journée de l'Eternel comme signe de respect, si tu la tiens en honneur en t'abstenant de suivre tes voies ordinaires, de t'occuper de tes intérêts et d'en faire le sujet de tes entretiens, alors [...] », qu'il s'agit de Yom Kippour. En effet, en ce jour, il n'y a ni aliment, ni boisson, mais on l'honore en revêtissant de beaux habits. On recouvrira la table d'une jolie nappe, comme pour Chabbath, et on posera dessus des livres de Torah. Certains Achkénazes se vêtissent d'un habit blanc appelé « Kittel ». [259]

Fri, 29 Sep 2017 07:04:03 +0200 http://www.juif.org/communaute-juive/219440,que-fait-on-la-veille-de-yom-kippour.php JW-NEWS-219440