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Blog : Torah-BoxLag BaOmer : le secret de l'amour du prochain![]() Lag Baomer, ou encore 33ème jour du omer, c’est avant tout une date importante du calendrier hébraïque connue comme étant la Hiloula – jour anniversaire du décès – de notre maître de mémoire bénie, Rabbi Chimon bar Yohaï. Un jour funèbre curieusement célébré par l’allumage de feux de Bengale, et l’étude des enseignements talmudiques de Rabbi Chimon ainsi que de son œuvre maîtresse, le livre de lumière « le Zohar ».
Pour quelles raisons se réjouit-on de ce décès lorsqu’on a pour coutume de prendre le deuil pour nos défunts, et a fortiori durant une période connue aussi pour l’épidémie tragique qui frappa les 24 000 élèves de Rabbi Akiva, période décrétée par la grande Assemblée du deuxième Temple comme deuil pour la nation ?
Depuis, ces jours de demi-fêtes furent respectés par la globalité des enfants d’Israël et instaurés comme époque de l’année propice aux fiançailles et mariages tel que nous le rapporte Chlomo ha-mélékh dans le Cantique des cantiques.
Mais au lieu de cela, le traumatisme fut si grand que la Torah se fit oublier par l’ensemble du peuple d’Israël, tel que le Talmud le précise dans le traité Yébamoth page 62b.
Vous l’avez bien compris, Rabbi Akiva et ses disciples furent à partir de ce jour les piliers du judaïsme et les gardiens de la loi orale.
Mais à quelle date précisément Rabbi Akiva choisit ses cinq nouveaux élèves et les nomma par la suite à cette même date grands maîtres ? Le 33ème jour du omer, « Lag baomer » !
Ces élèves devenus grands maîtres n’auront de cesse de vouloir réparer la faute des 24 000 élèves défunts de leur maître par leurs actes et enseignements. Raison pour laquelle, Rabbi Chimon, après s’être prononcé en comité restreint contre l’envahisseur romain, devra se cacher durant 12 ans et 12 mois (soit 12 +12 = 24, faisant allusion aux 24 000 étudiants trépassés) dans une grotte non loin de Mérone avec son fils Rabbi Eléazar, pour échapper à la peine de mort décrétée uniquement contre Rabbi Chimon par le gouverneur romain de l’époque.
Effectivement, bien que les propos de Rabbi Chimon ne s’adressaient qu’à Rabbi Yéhouda bar Ilaï et Rabbi Yossi bar Halafta, non loin de là un Guer tochav du nom de Rabbi Yéhouda ben guérim en fut témoin et rapporta cette conversation auprès du plus grand nombre, y compris Arminélos le mécréant qui n’hésita point à dénoncer Rabbi Chimon bar Yohaï auprès du gouverneur en place.
Cela n’aurait point été possible sans l’étude constante de ses quatre autres camarades à la même époque et tout cela, bien-sûr, par le mérite de Rabbi Akiva…
Effectivement, la guématria (valeur numérique) de « ahava » (amour) ainsi que de « é’had » (chiffre 1 représentant l’unité et le D.ieu unique) est le nombre 13. De ce fait, 12 mois plus tard jour pour jour à la date de Lag baomer, les deux tsadikim furent autorisés à sortir de la grotte, marquant ainsi la fin du petit exil de Rachbi et le début de l’enseignement des secrets de la Torah, le Zohar, auprès des grands maîtres d’Israël.
Rabbi Chimon n’aura de cesse d’enseigner jusqu’au jour de son départ, une fois de plus, le jour de Lag baomer…
Et tel qu’il est rapporté dans le Talmud et la « idra zouta » du Zohar, un feu magnifique résidait dans toute la maison de Rabbi Chimon au moment de son décès, un feu brillant, éclatant qui ne brûlait pas, le feu de la sainteté, le feu de la Torah, le feu du Zohar…
De l’amour dont fit preuve le fils pour son père et la Torah, la pierre angulaire de la réparation de la rigueur divine fut posée a jamais. Tel que le rapporte le Ram’hal, c’est par le mérite de l’étude du Zohar que le dévoilement messianique se fera car cette étude constitue la clef de l’équilibre des attributs divins au sein du peuple de la terre promise.
Ceci expliquant le premier enseignement de Rabbi Akiva à ses cinq disciples dans le sud du pays (sous le sigle de la miséricorde) : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, c’est une règle fondamentale de la Torah », sans cela l’homme ne peut comprendre la Torah, l’acquérir et la mettre en pratique de façon concrète, c’est le secret pour comprendre le sens profond du judaïsme, de sa Torah…
Ainsi par ce calcul géo spirituel, Rabbi Akiva sauva le judaïsme et permit le dévoilement des secrets de la Torah par ses élèves et plus particulièrement par Rabbi Chimon et son fils Rabbi Eléazar…
Sans oublier que lorsqu’un grand maître décède, laissant derrière lui un grand nombre d’enseignements et d’élèves, il contribue à la louange de l’Eternel par son abnégation dans ce monde matériel pour s’unir avec le divin. D’où le terme hiloula ayant pour racine halel (louange). Ainsi, nous nous réjouissons littéralement du mariage entre D.ieu et le tsadik et de l’enseignement étant le fruit de cette union.
Une date à laquelle nous célébrons l’enseignement oral et ses secrets. Une date à laquelle nous devons prendre sur nous de recevoir et de se renforcer dans l’enseignement oral afin de sanctifier le nom de l’Eternel pour nous et nos descendants pour faire de ces derniers, nos élèves, gardiens de notre judaïsme…
Un moment de notre histoire venant célébrer une promotion exceptionnelle de grand maîtres ayant laissé derrière eux, malgré les épreuves et l’adversité, des myriades de disciples dont nous faisons partie…
Un instant circonstanciel où il est bon de se rappeler que nous ne sommes qu’un seul peuple et qu’il est de notre devoir de tout faire pour le rester en surmontant l’épreuve de la rigueur, la jalousie, la médisance, la diffamation et l’intolérance…
Le feu du Zohar, le feu de la Torah. | Membre Juif.org
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