|
Blog : Torah-BoxLa Haggada : manuel d'instruction de la gratitude![]() Nous pouvons tirer plusieurs enseignements de la Haggada. L’un d’eux est rapporté par le rav Noa’h Orlowek. Il remarque que la Haggada nous indique quel est le point de vue de la Thora sur la gratitude. La reconnaissance occupe une place très significative dans la Thora. Trois fois par jour, nous remercions Hachem dans la prière de « Modim » ; avant de consommer tout aliment, nous remercions Hachem de nous avoir fourni de la nourriture. L’accent est également mis sur la reconnaissance à avoir envers ceux qui nous viennent en aide. Prenons l’exemple du kiboud av vaèm (honneur dû aux parents) et du kiboud rav (honneur dû à un rav), qui doivent nous faire prendre conscience de tout ce que les parents et les professeurs font en notre faveur[1]. Être reconnaissant pour tous les bienfaits qu’Hachem et, lehavdil (sans comparaison possible), notre entourage nous prodiguent reste une tâche difficile. Comment peut-on développer ce trait de caractère si important ? La Haggada, ainsi que les halakhot (lois) qui s’y rapportent, peuvent répondre à cette question. Pour pouvoir accomplir la mitsva du récit de la sortie d’Égypte, la guemara nous demande de commencer par le « guenout » (le mal) avant de faire l’éloge, le « chevakh »[2]. Rav estime que ce précepte signifie qu’avant de remercier Hachem de nous avoir délivrés et fait sortir d’Égypte, nous devons évoquer nos ancêtres idolâtres. Chemouel argue que le « mal » que nous devons mentionner correspond à l’esclavage que nous avons subi dans ce pays avant d’en sortir. Nous tenons compte de ces deux avis, car ces deux formes de « guenout » figurent dans la Haggada. Les deux opinions nous enseignent donc comment acquérir un réel sentiment de gratitude. L’avis de Chemouel, qui nous demande de commencer par raconter l’esclavage nous apprend que pour être vraiment reconnaissant de ce que nous avons, il nous faut d’abord mettre en contraste la situation actuelle, positive, et le passé douloureux que nous avons vécu. L’explication de Rav est moins évidente. Comment le fait de mentionner l’idolâtrie de nos ancêtres peut-il nous mener à apprécier davantage les bienfaits d’Hachem ? Le rav Chelomo Brevda chlita raconte qu’il a connu plusieurs Guedolim (érudits exceptionnels en Thora), l’un plus éminent que l’autre. Le trait de caractère qu’ils avaient tous en commun, et en abondance, était la gratitude. Ils étaient si modestes qu’ils ne se jugeaient certainement pas méritants de ce qu’ils recevaient. Puissions-nous tous mériter de les émuler et d’être toujours plus reconnaissants à l’égard des autres et, plus particulièrement à l’égard d’Hachem. [1] Voir Séfer Ha’Hinoukh, Mitsva 33 ; Si’hot Moussar, Maamar 73, p. 323-324. [2] Pessa’him, 116a. | Membre Juif.org
Il y a 6 heures - i24 News
Il y a 6 heures - Times of Israel
Il y a 8 heures - Le Figaro
10 Juin 2026 - La Libre
10 Juin 2026 - La Libre
5 Avril 2026 par Tixe
31 Mars 2026 par Jcl
31 Mars 2026 par Jcl
30 Mars 2026 par Jcl
30 Mars 2026 par Jcl
28 Juillet 2014
27 Juillet 2014
27 Juillet 2014
27 Juillet 2014
21 Juillet 2014
|




















