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Israël : Défense au Moyen-Orient

L'Iran fait patienter les États-Unis avant de répondre à sa dernière proposition, suite à la reprise des combats

L'Iran fait patienter les États-Unis avant de répondre à sa dernière proposition, suite à la reprise des combats - © Juif.org

Un calme relatif régnait samedi autour du détroit d'Ormuz, après plusieurs jours de tensions sporadiques, tandis que les États-Unis attendaient la réponse de l'Iran à ses dernières propositions visant à mettre fin à plus de deux mois de combats et à entamer des négociations de paix.

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, avait déclaré vendredi que Washington s'attendait à une réponse dans les heures qui suivaient, et le président Donald Trump avait ensuite indiqué qu'elle serait probablement soumise « ce soir même ». Mais le lendemain, aucun signe de progrès n'avait été constaté du côté iranien concernant cette proposition, qui mettrait officiellement fin à la guerre avant d'aborder des questions plus litigieuses, notamment le programme nucléaire iranien.

Margot Haddad, journaliste pour la chaîne française LCI, a rapporté samedi que M. Trump lui avait confié, lors d'un bref entretien, qu'il s'attendait toujours à obtenir la réponse de l'Iran « très prochainement ».

Alors que M. Trump doit entamer la semaine prochaine une visite très attendue en Chine, la pression s'accentue pour mettre un terme à ce conflit, qui a plongé les marchés de l'énergie dans la tourmente et représente une menace croissante pour l'économie mondiale.

Ces derniers jours ont été marqués par les plus fortes flambées de violence dans le détroit d'Ormuz et ses environs depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a un mois, et les Émirats arabes unis ont subi de nouvelles attaques vendredi.

Téhéran, après avoir déclaré vendredi ne pas tenir compte des « échéances », a maintenu Washington dans l'attente d'une réponse, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mis en doute la fiabilité du leadership américain lors d'un entretien téléphonique avec son homologue turc.

« La récente escalade des tensions par les forces américaines dans le golfe Persique et leurs nombreuses violations du cessez-le-feu ont renforcé les soupçons quant aux motivations et au sérieux des Américains dans la voie diplomatique », a-t-il déclaré, selon un compte rendu iranien de l'appel publié par l'agence de presse ISNA.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a néanmoins affirmé que la diplomatie se poursuivait, son pays étant en contact permanent avec les États-Unis et l'Iran afin de prolonger le cessez-le-feu et de parvenir à un accord de paix.

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré samedi que la Russie, ainsi que l'Arabie saoudite, appelaient à des efforts diplomatiques pour parvenir à un accord durable et à long terme afin de mettre fin à la guerre.

Les chefs de la diplomatie égyptienne et qatarie ont réaffirmé que la diplomatie était la seule voie possible vers une solution, selon le compte rendu d'un entretien téléphonique qui s'est tenu samedi entre les ministres des Affaires étrangères égyptien et qatari. La chaîne d'information israélienne Channel 12 a rapporté que Doha était devenu un acteur clé dans la médiation entre les États-Unis et l'Iran, après que Donald Trump a fait pression sur l'émir du Qatar pour qu'il facilite les négociations. Vendredi, le Premier ministre qatari a rencontré le vice-président américain J.D. Vance à Washington pour discuter des négociations américano-iraniennes.

Également samedi, le Bahreïn, petit État insulaire du Golfe, a annoncé l'arrestation de 41 personnes soupçonnées d'appartenir à un groupe affilié au Corps des gardiens de la révolution islamique iranien. Le ministère de l'Intérieur a indiqué que l'enquête était en cours, sans fournir de détails.

Le Bahreïn est dirigé par une monarchie sunnite, mais, comme l'Iran, sa population est majoritairement chiite. Des organisations de défense des droits humains affirment que le royaume instrumentalise la guerre entre l'Iran et les États-Unis, dont la Cinquième flotte est basée à Bahreïn, pour réprimer toute dissidence.

L'Iran a adressé un avertissement à Bahreïn : « Se ranger du côté de la résolution soutenue par les États-Unis aura de graves conséquences. Le détroit d'Ormuz est vital ; ne prenez pas le risque de vous le fermer définitivement », a déclaré Ebrahim Azizi, président de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, sur les réseaux sociaux.

Depuis le début du conflit entre les États-Unis et Israël le 28 février, l'Iran bloque en grande partie cette voie maritime essentielle à l'approvisionnement énergétique mondial, provoquant une flambée des prix des carburants et une forte instabilité des marchés internationaux.

Les États-Unis ont imposé leur propre blocus des ports iraniens. Le commandement central américain a déclaré samedi que ses forces avaient refoulé 58 navires commerciaux et en avaient immobilisé quatre depuis le début du blocus le 13 avril.

Le Royaume-Uni a par ailleurs annoncé samedi l'envoi d'un destroyer au Moyen-Orient, en prévision de toute mission internationale, afin de contribuer à la protection de la navigation dans le détroit d'Ormuz, voie maritime internationale vitale que l'Iran cherche à contrôler pour percevoir des droits de passage auprès des navires étrangers et exercer une pression économique sur les États-Unis et leurs alliés.

« Le prépositionnement du HMS Dragon s'inscrit dans une planification prudente visant à garantir que le Royaume-Uni soit prêt, au sein d'une coalition multinationale dirigée conjointement par le Royaume-Uni et la France, à sécuriser le détroit, lorsque les conditions le permettront », a déclaré un porte-parole du ministère britannique de la Défense à l'AFP.

Le mois dernier, la Grande-Bretagne et la France ont indiqué que les plans militaires pour sécuriser le détroit d'Ormuz progressaient et permettraient de rétablir les flux commerciaux dans ce passage vital. Elles ont toutefois souligné que la mission visant à rétablir la liberté de navigation dans le détroit ne débuterait qu'après l'instauration d'un cessez-le-feu durable et la garantie, pour le secteur maritime, de la sécurité du passage.

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Dernière mise à jour, il y a 29 minutes