Il y a 3 heures - Juif.org

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio confirme qu'Israël et le Liban discutent d'une possible réduction des troupes israéliennes du Sud-Liban dans le cadre des négociations menées cette semaine à Washington sous l'égide des États-Unis.
« L'un des points abordés lors de ces négociations est la création de zones pilotes : des zones spécifiques et délimitées où les Forces armées libanaises pourraient intervenir, prendre le contrôle et sécuriser le territoire, avant de passer à la zone pilote suivante », a déclaré M. Rubio à la presse lors d'un déplacement dans le Golfe.
M. Rubio défend la zone tampon israélienne actuelle au Sud-Liban, affirmant que son existence est uniquement due au fait que le Hezbollah utilisait cette zone pour lancer des roquettes et des drones vers Israël.
« Plus les Forces armées libanaises parviendront à sécuriser cette zone, moins elle sera contrôlée par le Hezbollah et moins Israël sera présent au Liban. C'est le processus que nous suivons actuellement dans le cadre de ces discussions », a déclaré M. Rubio.
Seuls des progrès limités auraient été réalisés dans ce sens, sur fond de vive frustration israélienne face à la décision américaine d'accepter un cessez-le-feu au Liban dans le cadre du protocole d'accord signé la semaine dernière entre Washington et l'Iran.
Cette frustration envers les États-Unis s'étend à toute la région, où se trouve actuellement Rubio, tentant de rassurer les alliés du Golfe (Émirats arabes unis, Koweït et Bahreïn) après qu'une guerre déclenchée par Washington les a considérablement exposés aux menaces iraniennes.
Lors d'au moins une de ses rencontres avec de hauts responsables du Golfe, Rubio était accompagné de Michael Bolous, gendre du président américain Donald Trump. Homme d'affaires sans fonction officielle au sein de l'administration, cette situation soulève des questions quant à d'éventuels conflits d'intérêts.