Selon un article paru lundi, des responsables d'un pays du Moyen-Orient ont conseillé à un autre État de la région de conclure un accord avec Israël afin de l'endormir, tout en préparant une confrontation de plus grande ampleur.
Initialement révélé par KAN News et autorisé à la publication par la censure militaire israélienne, l'article indique que des responsables de ce pays ont déclaré à leurs homologues, lors de discussions menées ces derniers mois, qu'ils devaient faire preuve de souplesse tactique envers Israël et œuvrer à la conclusion d'un accord.
Cette proposition, cependant, n'avait rien à voir avec une réconciliation durable. Au contraire, selon les sources citées dans l'article, les responsables ont conseillé à l'autre pays de profiter de la période créée par un accord pour préparer une future guerre contre Israël.
Les responsables auraient suggéré de conclure un accord avec Israël dans l'intention de le violer ultérieurement, tout en préparant simultanément une confrontation militaire de plus grande envergure.
L'identité des deux pays concernés n'a pas été révélée.
« Quiconque pensait que nous pouvions confier la sécurité de nos fils à des accords et des garanties de notre entourage a reçu une gifle cinglante ce matin », a déclaré le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, en réaction au rapport.
« Derrière tous ces accords, fruits d'une conception erronée, se cachent mensonges et tromperies. Ce sont des accords dont le but est de nous endormir avant le prochain coup dur. »
Israël a conclu à Rome son dernier cycle de négociations de paix avec le Liban. Les deux pays ont travaillé sur une liste restreinte de pays susceptibles d'envoyer des troupes pour vérifier le désarmement du Hezbollah.
Les discussions portent sur la mise en œuvre de l'accord de juin, qui conditionne le retrait progressif des troupes israéliennes du Liban au désarmement de l'organisation terroriste.
Par ailleurs, Ahmed al-Sharaa, porte-parole de la Syrie, a récemment déclaré à Al Jazeera que la Syrie et Israël œuvraient à la conclusion d'un accord de sécurité avec l'aide de plusieurs pays. Il a ajouté espérer un accord qui puisse ouvrir la voie à une paix globale sans remettre en cause les revendications syriennes sur le plateau du Golan.
Ces préoccupations prennent une importance particulière suite aux défaillances des services de renseignement ayant entouré le massacre du Hamas du 7 octobre 2023. Des documents internes du Hamas, publiés en juin, ont révélé une tentative délibérée de l'organisation terroriste de convaincre Israël de sa volonté de stabilité, alors qu'elle préparait secrètement une attaque surprise.
Ces documents décrivent une stratégie de désinformation multidimensionnelle visant à induire Israël en erreur. Le Hamas cherchait à projeter une image de retenue et d'intérêt pour des arrangements économiques et diplomatiques, notamment en restant à l'écart lors de certains affrontements précédents entre Israël et le Jihad islamique palestinien.
De plus, le rapport n'indique pas si le pays qui aurait reçu la proposition l'a acceptée ou s'il y a donné suite. Il n'établit pas non plus si un éventuel accord actuellement en discussion avec Israël s'inscrit dans cette stratégie.