Force de Défense d'Israel sur Internet
Inscription gratuite
AccueilInfos IsraelBlogs Juifs et IsraéliensVidéo IsraelOpinions : monde Juif et IsraelLe MagTOP Sites

Israël : Défense au Moyen-Orient

La Turquie accuse Israël de déstabiliser la Syrie ; Israël met en garde contre l'influence croissante d'Ankara

La Turquie accuse Israël de déstabiliser la Syrie ; Israël met en garde contre l'influence croissante d'Ankara - © Juif.org

Jérusalem souhaite voir une Syrie stable et fédéralisée où les minorités sont protégées, plutôt qu'une Damas déstabilisée et incapable de contrôler ses propres frontières, a déclaré lundi au *Jerusalem Post* le professeur Efraim Inbar, président de l'Institut de Jérusalem pour la stratégie et la sécurité. Ces propos faisaient suite aux accusations du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, affirmant la veille qu'Israël cherchait à affaiblir la Syrie.

M. Fidan a tenu ces propos lors d'une visite à Damas, où il a rencontré son homologue syrien, Asaad al-Shaibani, réaffirmant l'engagement de la Turquie envers la diplomatie malgré la frappe israélienne sur la base aérienne syrienne désaffectée d'Abou Douhour.

Israël a bombardé cette base le mois dernier pour empêcher le déploiement de troupes turques sur le site, selon des responsables israéliens. Ankara a démenti avoir prévu un tel déploiement.

« Alors même que la Syrie suscite tant d'espoirs pour la région et le monde, un acteur s'efforce soudain de déstabiliser le pays », a déclaré M. Fidan lors d'une conférence de presse conjointe. « Vous connaissez le nom de cet acteur : Israël... Les politiques menées par Israël constituent l'obstacle le plus sérieux à cette trajectoire positive. L'attaque menée contre la base aérienne militaire d'Abou Douhour en est l'un des derniers exemples en date. »

M. Shaibani a également affirmé que l'attaque « véhiculait un message destructeur visant à saper le processus de construction de l'État syrien », insistant sur le fait qu'elle « ne reposait sur aucune justification légitime ou légale » et qu'elle n'affecterait pas les relations avec la Turquie.

Bien que M. Fidan ait présenté Israël comme un obstacle à la stabilité régionale, M. Inbar a expliqué au *Post* qu'Israël aurait tout intérêt à voir un gouvernement syrien stable, capable de contrôler ses frontières et potentiellement de devenir un « partenaire pour la paix ». Il a cité l'exemple du Liban, soulignant qu'Israël souhaite voir à Beyrouth un gouvernement suffisamment fort pour contrer l'influence iranienne et endiguer les forces qui déstabilisent la région.

Toutefois, M. Inbar a reconnu qu'un État affaibli par des luttes intestines, des milices et l'instabilité représenterait une menace moindre pour Israël, car il serait incapable de concentrer toute son attention et ses ressources sur l'État hébreu.

« Israël est confronté à un dilemme concernant ses États voisins », a admis M. Inbar.

Il a néanmoins soutenu que M. Fidan surestimait la capacité de Jérusalem à déterminer « la manière dont les États voisins se construisent ou se déstabilisent ». « Notre pouvoir est limité », a-t-il fait valoir.

Bien que Jérusalem n'exerce qu'une influence limitée sur Damas, le soutien d'Ankara à celui qui est désormais président, Ahmed al-Sharaa, n'a cessé de s'amplifier. M. Shaibani a indiqué qu'Ankara et Damas avaient conclu une quarantaine d'accords et de protocoles d'accord, reliant 22 ministères et organismes publics syriens à leurs homologues turcs, et a annoncé que le président turc Tayyip Erdogan devrait prochainement se rendre en Syrie.

L'influence croissante d'Ankara en Syrie, conjuguée à la présence de forces turques sur place, représente un risque majeur pour Israël, a souligné M. Inbar. Évoquant ce qu'il a qualifié de « haine déversée par Erdogan » ainsi que les déclarations de responsables turcs exprimant l'ambition de gouverner un jour Jérusalem, M. Inbar a soutenu que la « motivation néo-islamiste et néo-ottomane » d'Ankara interdisait à Israël d'ignorer cette menace.

« Nous avons retenu la leçon : il ne faut pas chercher à déstabiliser ni à bâtir des régimes. Un changement de régime n'est pas chose aisée », a-t-il poursuivi. « Nous surveillons les capacités qui se développent sur place ainsi que les propos tenus [par les responsables gouvernementaux], tout en cherchant à minimiser les risques pour Israël. »

Ajouter votre commentaire !
Adresse email :
Mot de passe :
Votre commentaire : 0/1500 caractères
Ajouter le smiley Sourire Ajouter le smiley Rigole Ajouter le smiley Choqué Ajouter le smiley Clin d'oeil Ajouter le smiley En colère ! Ajouter le smiley Embarrassé Ajouter le smiley Tire la langue Ajouter le smiley Star Ajouter le smiley Triste
Vous devez être membre de Juif.org pour ajouter votre commentaire. Cliquez-ici pour devenir membre !
Membre Juif.org





Dernière mise à jour, il y a 57 minutes