Plus de 75 généraux, amiraux et juristes militaires américains à la retraite ont signé une lettre ouverte rejetant les allégations selon lesquelles Israël aurait commis un génocide à Gaza, affirmant que les faits et les normes juridiques applicables ne corroborent pas une telle conclusion.
Les signataires, parmi lesquels figurent des officiers supérieurs à la retraite ayant commandé les forces armées américaines au combat, ont écrit dans cette lettre datée du 7 octobre : « En tant que hauts responsables militaires et experts juridiques à la retraite, en ce troisième anniversaire de l'attaque brutale du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, nous rejetons les allégations selon lesquelles Israël aurait commis un génocide à Gaza. »
La lettre précise que pour conclure à un génocide, il faut apporter la preuve d'actes visant à détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux protégé. Les signataires ont affirmé qu'Israël « n'a eu ni l'intention de détruire, ni détruit, les Palestiniens en tant que groupe à Gaza », soutenant que les éléments de preuve indiquent le contraire.
Ils ont également rejeté les accusations fondées principalement sur le nombre de civils tués durant le conflit. « Les décès de civils survenant au cours des combats, aussi tragiques soient-ils, ne suffisent pas à eux seuls à étayer une conclusion d'intention génocidaire », indique la lettre.
Les signataires ont souligné que nombre d'entre eux avaient commandé des forces américaines face à des ennemis se dissimulant derrière des civils, et ont affirmé comprendre la difficulté de mener des combats dans de telles circonstances. Ils ont écrit qu'il n'existe pas d'attaque parfaite, mais que les commandants sont tenus d'utiliser les informations disponibles, de faire preuve de discernement, de respecter leurs obligations légales et de protéger les civils.
La lettre mentionne que les évaluations des opérations de combat israéliennes effectuées par certains signataires ont mis en évidence des précautions considérables visant à éviter les pertes civiles, telles que la distribution de tracts, les appels téléphoniques, les SMS, les messages diffusés à la radio et à la télévision, les avis sur les réseaux sociaux, les consignes d'évacuation, les couloirs sécurisés et les pauses tactiques. Elle précise également qu'un examen juridique rigoureux des cibles constitue une procédure standard au sein de Tsahal.
Les signataires ont en outre cité l'aide apportée par Israël aux civils de Gaza — notamment en matière de nourriture, de fournitures médicales, d'aliments pour bébés, d'eau dessalée, de vaccinations pour les enfants et d'évacuations médicales — comme preuve qu'Israël restait légalement attaché à la protection des civils.
La lettre aborde également les déclarations de responsables politiques israéliens que les critiques ont invoquées comme preuve d'une intention génocidaire. Le texte qualifie les propos incendiaires de « honteux » et susceptibles de mériter une condamnation, mais soutient que la rhétorique de responsables politiques étrangers au processus de décision militaire ne reflète pas la réalité des opérations de Tsahal.
En conclusion de la lettre, les signataires écrivent : « Le précédent établi aujourd'hui concernant Israël façonnera les conditions dans lesquelles les forces américaines combattront demain. Protéger les civils et préserver la capacité de notre nation à se défendre nous impose de défendre la vérité lorsque les lois de la guerre sont dévoyées pour formuler de fausses accusations de génocide. »
L'ambassadeur américain Huckabee a commenté la lettre en ces termes : « Vous pouvez croire ceux qui sont réellement informés ou écouter les absurdités proférées par des ignorants comme "Toxic Tucker" et ces sources onusiennes qui, malgré des preuves irréfutables, accusent Israël de "génocide". »