Tsahal est en état d'alerte maximale sur tous les fronts, à deux jours des élections, dans un contexte marqué par des craintes d'escalade sécuritaire et par la possibilité que l'Iran ou des organisations terroristes tentent de mener une attaque surprise ou d'autres types d'agressions.
Selon la chaîne Kan News, des renforts ont été déployés, le niveau de préparation de l'armée de l'air et des systèmes de défense aérienne a été relevé, et les permissions ont été annulées au sein des unités militaires.
Parallèlement à cette vigilance accrue, Tsahal mène aujourd'hui et demain un exercice de grande envergure dans le nord et le centre d'Israël, impliquant l'armée de l'air et quatre divisions. Cet exercice simule une attaque surprise sur plusieurs fronts simultanément, incluant des infiltrations terroristes par voie terrestre et aérienne, la défense des localités, ainsi qu'un passage rapide d'opérations défensives à des opérations offensives.
L'exercice mobilise la 210e division (Commandement du Nord), la division de Judée-Samarie, la 98e division, ainsi que la 96e division (Commandement du Centre). Les forces terrestres et l'armée de l'air s'entraîneront à mener des opérations coordonnées, en intégrant les enseignements tirés des attaques du 7 octobre.
Tsahal a précisé que cet exercice avait été planifié de longue date dans le cadre de son programme annuel d'entraînement et qu'il ne répondait pas à une alerte spécifique issue du renseignement. Il intervient toutefois dans un climat de vigilance renforcée, sur fond d'inquiétudes concernant une éventuelle dégradation de la situation sécuritaire sur plusieurs fronts.
Le chef d'état-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, a souligné que l'armée est en état d'alerte sur tous les fronts afin de contrer les menaces et de garantir que les élections se déroulent comme prévu, sans ingérence extérieure. Selon certaines informations, l'une des principales préoccupations est qu'une erreur de calcul de la part de l'une des parties puisse déclencher une escalade sécuritaire, notamment sur les fronts liés à l'Iran et au Hezbollah.
Par ailleurs, en Judée-Samarie, Tsahal et le service de sécurité intérieure (Shin Bet) poursuivent une opération de grande envergure à Hébron, à la suite de l'attentat terroriste meurtrier survenu vendredi au carrefour de Yehuda. Deux soldats du bataillon « Ari », rattaché au Commandement du Front intérieur, ont été tués lors de cette attaque, et trois autres ont été blessés. L'opération mobilise des effectifs des unités Duvdevan et Maglan, des parachutistes, des réservistes de l'unité de reconnaissance de la brigade Givati, ainsi que des agents de la police aux frontières en Judée-Samarie. Ces forces interviennent sur la base de renseignements fournis par le Shin Bet et le commandement de la brigade de Judée.
À ce jour, les troupes ont fouillé environ 200 sites à Hébron et dans ses environs. Aucune arme ni infrastructure terroriste n'y a été découverte, mais dix suspects ont été interpellés.
L'opération se concentre sur la zone habitée par le clan Ja'aba, qui compte environ 2 000 membres. Selon les évaluations de Tsahal, ce clan est affilié au Hamas ; les deux terroristes ayant perpétré l'attaque en étaient issus.
L'enquête sur l'attentat survenu au carrefour de Yehuda se poursuit également. Les enquêteurs examinent le déroulement des événements, le déploiement des forces et les circonstances dans lesquelles les soldats ont été touchés. Ils étudient par ailleurs l'hypothèse selon laquelle les terroristes auraient bénéficié de complicités extérieures, plutôt que d'avoir agi seuls.