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Diplomatie : Israël & le Moyen-OrientReynders à propos de la Syrie: "Nous devons chercher des solutions en dehors de l'ONU""Il y a de moins en moins d'espoir de voir la Russie bouger au Conseil de sécurité", a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue israélien Avigdor Lieberman. "Nous devons trouver d'autres solutions".
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Dernière mise à jour, il y a 60 minutes





















américaine jouait, non pas la carte islamique, mais plutôt celle de dictatures militaires ( Ben Ali en Tunisie, Hosni Moubarak en Egypte, Hafez El-Assad en Syrie ) ainsi que la celle de l'alliance avec les pétro-monarchies sunnites du Golfe.
C'est ce paysage traditionnel que le Département d'Etat a résolu de briser, à partir de la fin de l'année 2010, au profit d'une nouvelle moûture de l'alliance avec l'islamisme, mais cette fois, au Maghreb et au Machrek : lâchage des clans militaires et intronisation de régimes " démocratiques " dominés par les Frères Musulmans : ce que les journalistes se sont empressés de baptiser " le printemps arabe " .
Or, à la veille de l'élection présidentielle américaine ( dans trois mois, le 4 novembre ), le bilan est mitigé et inachevé. En Tunisie, certes, les " Frères Musulmans " sont au pouvoir quoique celui-ci soit contesté et par les démocrates laïques, qui rêvaient d'une démocratie à l'européenne, et par les salafistes qui trouvent que le parti " Enna'hda " de Rached Ghannouchi n'est pas suffisamment islamiste. En Lybie, les fragiles équilibres intertribaux de l'époque Kadhafi ont été bousculés, et les " Frères Musulmans " n'ont pas réussi à s'imposer. en Egypte, on a une situation de double pouvoir, vouée à ne pas durer : l'establishment militaire, dirigé par le maréchal Tantaoui, face aux " Frères Musulmans " et au président qu'ils ont réussi à mettre en place, Mohamed Morsi, mais celui-ci est loin de contrôler un pays qui
est menacé d'implosion socio-économique : 80 million de bouches à nourrir ; la principale ressource du pays, le tourisme, en pleine déconfiture par suite des événements - et encore les islamistes les plus furieux exigent-ils la destruction des Pyramides, objets, à leurs yeux, d'idolâtrie ! - ; effondrement des investissements étrangers ; fonte des réserves en devises ; aggravation du déficit budgétaire ...
Quant à la Syrie, on voit bien que les " Frères Musulmans " sont encore loin d'y avoir partie gagnée.
Baraq 'Hussein Obama a donc très largement échoué en politique étrangère ( et encore ne compté-je pour rien dans ce bilan, les concessions faites à la Russie en Europe sans réelle contre-partie, ni le déculottrage devant la Corée du Nord ... ).
Je crois qu'il faut aussi remarquer que ce programme ( renverser les alliances avec des dictaures et des castes militaires au profit d'une alliance avec les " Frères Musulmans " ) n'a pas été étendu ou extrapolé aux pays de ce qu'on pourrait appeler la ligne de front, virtuelle ou actuelle, entre sunnisme et shî'isme ( en gros : les pays du Golfe ), non plus qu'aux monarchies où règnent des dynasties " chérifiennes " ( Jordanie, Maroc ).
D'une part, certains de ces pays, le Qatar surtout, endossent la stratégie américaine et promeuvent ou soutiennent les " printemps arabes " . Ces pétro-monarchies sont d'ailleurs sunnites et les mettre en question reviendrait à faire alliance avec leurs minorités shî'ites et serait contradictoire avec le choix fait d'une alliance avec les " Frères Musulmans " ( à qui elles fournissent un important soutien financier ). De plus, l'alliance entre Etats-Unis et Arabie séoudite, par exemple, est très ancienne. D'autre part, on ne peut négliger le fait que l'Arabie séoudite, par exemple, est, militairement, quasiment inexpugnable ( avec un budget militaire qui est de loin le premier au monde : 10, 4 % de son PIB, lequel n'est pas négligeable ) et que ces pays possèdent, avec le pétrole de sérieux moyens de pression.