Une nouvelle proposition de loi vise à interdire l’exportation d’armes, de matériel ou de savoir-faire en matière de défense, y compris les systèmes de défense aérienne et de cybersécurité, aux pays qui boycottent Israël.
Face à la décision de plusieurs pays de bloquer l’approvisionnement en armes à Israël, l’organisation Shurat HaDin propose une modification de la loi régissant les licences d’exportation d’armement depuis Israël. Selon cette proposition, Israël ne fournira plus d’équipements ou de technologies de défense, y compris des systèmes de défense aérienne et de cybersécurité, aux pays qui boycottent Israël. Cette initiative, déposée devant la Knesset, vise à garantir qu’un pays qui nuit à la sécurité d’Israël ne puisse bénéficier de ses capacités uniques pour protéger ses propres citoyens.
Israël est une puissance en matière d’exportation d’armement, qui gagne en élan dans le contexte des conflits actuels. Cette semaine encore, un accord de 2 milliards de shekels a été conclu pour la vente d’un système de défense aérienne à la Slovaquie, qui rejoint la liste des pays concluant des contrats d’armement avec Israël. Chaque transaction de ce type est soumise à la loi de supervision de l’exportation d’armement, qui exige une licence délivrée par le département de contrôle des exportations de défense au sein du ministère de la Défense. Cette loi prévoit également une coordination avec le ministère des Affaires étrangères, les différends étant tranchés par une sous-commission du cabinet dirigée par le Premier ministre.