Le vice-président américain affirme que des responsables israéliens manipulent l’opinion américaine au sujet de l’Iran et évoque des liens présumés entre le pédocriminel et l’État hébreu.
Depuis la signature, en juin, du mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre israélo-américaine contre l’Iran, JD Vance s’est imposé comme l’un des principaux défenseurs de l’accord au sein de l’administration Trump.
Podcasts, entretiens, apparitions publiques : le vice-président américain présente ce texte comme l’expression même de la politique « America First ». Cette exposition médiatique croissante lui a aussi offert une tribune pour accuser certains membres du gouvernement de son allié et partenaire israélien de vouloir saboter la diplomatie, manipuler l’opinion américaine et prolonger la guerre.
Lors d’un entretien de près de trois heures publié le 15 juillet dans The Joe Rogan Experience, il a relié ces accusations à l’affaire Jeffrey Epstein, du nom du pédocriminel et puissant financier retrouvé mort en détention en 2019. JD Vance se place ainsi au croisement de deux dynamiques qui gagnent du terrain au sein de la droite américaine : la colère suscitée par la gestion des dossiers Epstein par l’administration Trump et la défiance croissante d’une partie du mouvement « America First » envers la relation entre Washington et Israël.