Les médiateurs régionaux poursuivent leurs efforts pour faire progresser la mise en œuvre de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza. Les discussions portent principalement sur plusieurs points en suspens, notamment l'avenir des armes du Hamas.
Des sources ont indiqué à Al Arabiya, mercredi, que les efforts de médiation impliquant l'Égypte, le Qatar et la Turquie se poursuivent, les négociateurs cherchant des solutions concernant le désarmement. Ces sources ont précisé que le Hamas n'a pas encore accepté de transférer ses armes à un organisme palestinien.
Une source palestinienne a déclaré à la chaîne saoudienne que le Hamas avait soumis sa réponse à une proposition égyptienne en 15 points et l'a qualifiée de positive. Selon cette source, les médiateurs attendent désormais les réactions d'Israël et des États-Unis.
Ces développements font suite à des réunions qui se sont tenues ces derniers jours au Caire, auxquelles a participé une délégation du Hamas conduite par Khalil al-Hayya. La délégation aurait rencontré le Premier ministre qatari ainsi que les ministres des Renseignements égyptien et turc.
La veille, un responsable palestinien proche des discussions a indiqué que les médiateurs et le Hamas étaient parvenus à un accord conditionnel concernant les armes détenues par les factions palestiniennes à Gaza. Selon ce responsable, le Hamas conditionne tout accord sur les armes au retrait total d'Israël de Gaza, à la fin des conséquences de la guerre et au lancement des efforts de reconstruction.
Ce responsable a déclaré s'attendre à ce qu'Israël et le président du Conseil de paix, Nickolay Mladenov, rejettent ces conditions, maintenant que les armes doivent être remises avant de passer à la deuxième phase du plan de paix proposé par le président américain Donald Trump.
Des sources citées dans le rapport indiquent que le Qatar, l'Égypte et la Turquie partagent une position commune sur la nécessité d'accélérer la mise en œuvre des résultats de la Conférence de paix de Charm el-Cheikh, parallèlement au plan approuvé par le président Trump.
Les médiateurs ont également souligné l'importance de progresser vers la prochaine phase de l'accord et d'accélérer les efforts de relèvement et de reconstruction à Gaza.
Le conseiller média du Hamas, Taher al-Nunu, a déclaré mardi que les négociations au Caire avaient réalisé des progrès tangibles et se poursuivaient. Il a déclaré que les discussions portent sur les points en suspens de la première phase de l'accord de cessez-le-feu, l'aide humanitaire, les efforts de reconstruction, le travail d'un comité national chargé d'administrer Gaza et le retrait israélien du territoire.
Ces réunions interviennent après une période de blocage dans la mise en œuvre du plan de paix, les frappes israéliennes à Gaza se poursuivant malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025.
Le mois dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé avoir ordonné à l'armée israélienne d'étendre son contrôle à Gaza à 70 % du territoire, précisant que les forces israéliennes contrôlent actuellement environ 60 % de la bande de Gaza.
L'accord de cessez-le-feu d'octobre 2025, conclu avec le soutien des États-Unis, prévoyait le retrait des forces israéliennes jusqu'à la « Ligne jaune », laissant à Israël le contrôle d'environ 53 % de Gaza.