Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont déclaré jeudi avoir ciblé un aéroport et une installation appartenant au géant pétrolier saoudien Aramco, dans la région de Najran, au sud de l'Arabie Saoudite, près de la frontière yéménite.
Le groupe « a mené avec succès deux opérations militaires à l'aide de drones : la première visait un site ennemi saoudien sensible à l'aéroport de Najran, tandis que la seconde visait l'installation d'Aramco à Najran », a déclaré le porte-parole militaire Yahya Saree dans un communiqué diffusé sur Telegram.
Plus tôt dans la journée de jeudi, le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien avait averti que l'Arabie Saoudite serait « incapable de contenir » les Houthis, alors que les rebelles intensifient leurs attaques contre le royaume.
Le Yémen, plongé dans un conflit civil depuis plus d'une décennie, est devenu en juillet le dernier pays à être entraîné dans la guerre du Moyen-Orient, les Houthis ayant rompu le cessez-le-feu de 2022 conclu avec le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite.
Cette semaine, un ministre yéménite a déclaré à l'AFP que les rebelles houthis complotaient pour s'emparer de terres le long du détroit de Bab el-Mandeb, ce qui leur permettrait de menacer davantage cette voie maritime vitale.
Trois sources militaires houthies, ainsi qu'un porte-parole des forces gouvernementales yéménites qui les combattent près du détroit, ont également indiqué à l'AFP que les rebelles prévoyaient de progresser vers le sud depuis leur territoire actuel.
Les hostilités ont repris le mois dernier lorsque les Houthis ont accueilli un avion iranien à Sanaa, la capitale yéménite, déclenchant une série d'attaques de représailles.
Ils ont ensuite annoncé un blocus maritime de l'Arabie Saoudite et ont commencé à frapper ses navires, ses aéroports et ses installations pétrolières.