La sortie scolaire annuelle, au cours de laquelle Elazar Yair Wilensky, un élève de 14 ans, a trouvé la mort dans l'explosion d'une munition non explosée sur la crête de Ramim, avait été approuvée par la cellule de crise du ministère de l'Éducation. Cette autorisation a été délivrée alors même que le Fonds national juif (KKL-JNF) avait précédemment annoncé la fermeture du sentier aux randonneurs en raison de dégâts causés par la guerre.
Dans un reportage diffusé mardi matin sur Galei Zahal (la radio de l'armée), le journaliste Doron Kadosh a révélé que le KKL-JNF avait transmis, quelque temps auparavant, un avis écrit au bureau de coordination des sorties scolaires du ministère de l'Éducation — géré par la Société pour la protection de la nature en Israël — précisant que la zone n'était pas ouverte aux randonneurs.
Par ailleurs, un avertissement explicite figurait sur le site internet du système de coordination des sorties, « Moked Teva », concernant le sentier où le drame s'est produit : « La randonnée sur ce site est interdite en raison de travaux de remise en état consécutifs à des dégâts de guerre. »
Malgré cet avertissement, la cellule de crise a autorisé la sortie des élèves de la yeshiva sur ce sentier. Les circonstances exactes de cette autorisation restent floues, alors même que les informations relatives à la fermeture du site avaient été communiquées aux autorités chargées de coordonner les sorties scolaires.
Eyal Ostrinsky, président du KKL-JNF, a confirmé à Galei Zahal : « Cette forêt n'a pas encore été sécurisée — qu'il s'agisse des infrastructures ou des arbres brûlés — et nous n'avons pas terminé les interventions nécessaires. »
« Nous n'avons commencé la remise en état de cette forêt que le 22 juin ; hormis la route elle-même, qui est cruciale pour les forces de sécurité, toutes les autres zones sont des endroits dont nous n'avons pas encore achevé la préparation », a-t-il ajouté.
« Nous avons transmis l'information à tous nos partenaires. À ma connaissance, elle a également été reçue par la cellule de crise du ministère de l'Éducation, gérée par la Société pour la protection de la nature en Israël. Ils ont d'ailleurs récemment demandé au KKL-JNF si le site avait rouvert, et la réponse a été négative. » Toutefois, il convient de souligner que l'interdiction de randonnée émise par le KKL-JNF pour cette zone était motivée par les dommages causés par la guerre aux infrastructures et à la forêt, et non par une mise en garde spécifique concernant la présence de munitions non explosées le long du sentier.
Le ministère de l'Éducation a réagi en ces termes : « Le ministère de l'Éducation s'est conformé aux restrictions du KKL-JNF et a interdit toute activité dans la zone concernée en raison des dommages liés à la guerre. L'itinéraire de randonnée prévu ne traversait pas la zone interdite. Dans le cadre de la procédure d'approbation de la sortie, des consignes de sécurité explicites avaient également été communiquées, notamment l'interdiction formelle de toucher à des missiles ou des munitions non explosés, ainsi que l'obligation de signaler immédiatement toute découverte de ce type. »
« Les circonstances de l'incident et l'itinéraire réellement emprunté font actuellement l'objet d'une enquête menée par Tsahal et la police, en coopération avec le ministère de l'Éducation et les autorités professionnelles compétentes. Il convient d'attendre les conclusions de l'enquête pour établir les circonstances exactes de l'incident. Dans les jours à venir, le ministère de l'Éducation, conjointement avec les partenaires concernés, poursuivra l'examen des procédures d'approbation des activités ainsi que des directives de sécurité associées. »