Le Canadien juif Michael Mizrahi a été identifié comme la victime civile de la fusillade survenue aujourd'hui à Montréal. Un policier et l'assaillant ont également été tués.
L'organisation juive ZAKA désigne M. Mizrahi comme la victime, mais on ignore encore s'il a été abattu par l'assaillant ou par les policiers, comme l'affirment certains médias.
On ne sait pas si les cibles visées étaient juives, mais le rabbin Motti Seligson, porte-parole du mouvement Chabad à New York, a déclaré à la Jewish Telegraphic Agency que, d'après les informations recueillies auprès des représentants de Chabad à Montréal, la fusillade ne semble pas viser la communauté juive.
De nombreux membres de la communauté juive sont confinés dans la rue où l'attaque a eu lieu. Deux d'entre eux ont indiqué à la JTA que, selon eux, l'attaque ne semblait pas viser les Juifs.
L'un d'eux, Moshe Blech, un Israélien installé à Montréal depuis deux ans, est bénévole pour ZAKA, le service d'intervention d'urgence. Il se trouvait devant chez lui avec sa fille de 8 ans lorsque les coups de feu ont éclaté.
Yitzhak Rosenblum, membre de la Chevra Kadisha locale, une association de bénévoles pour les funérailles, raconte qu'il travaillait à son bureau « quand j'ai entendu des voitures de police passer en trombe et des coups de feu ».
Côte-des-Neiges a été le théâtre de l'implantation juive d'après-guerre, lorsque des familles juives, passant de la classe ouvrière à la classe moyenne, se sont installées à l'ouest du boulevard Saint-Laurent. Ce quartier, avec ses rues bordées d'arbres et ses duplex et immeubles de faible hauteur, offrait une ambiance de voisinage conviviale et était exempt des restrictions antisémites qui régnaient alors dans certains quartiers plus aisés.
On trouve plusieurs écoles et synagogues juives dans le quartier, notamment la synagogue espagnole et portugaise, la plus ancienne congrégation du pays, fondée en 1768 et transférée dans le quartier en 1947. Le quartier abrite aujourd'hui une importante communauté Chabad ainsi que de nombreux restaurants et épiceries fines juives.
Ces dernières années, le quartier a été la cible de fusillades, notamment en 2023 et 2024, lorsque des coups de feu ont été tirés sur des écoles orthodoxes.