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Diplomatie : Israël & le Moyen-Orient

DeSantis critique la guerre contre l’Iran : les États-Unis ne peuvent pas imposer un changement de régime

DeSantis critique la guerre contre l’Iran : les États-Unis ne peuvent pas imposer un changement de régime - © Juif.org

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a déclaré samedi que la campagne militaire en cours contre l’Iran manquait d’un objectif clairement défini et d’un soutien suffisant de la part du public. Il a averti que les tentatives visant à faire tomber le régime iranien pourraient entraîner les États-Unis dans un conflit prolongé.

S’exprimant au « Notre Dame Center for Citizenship and Constitutional Government », DeSantis a soutenu que l’opération ne se limitait plus à cibler les infrastructures nucléaires iraniennes, mais visait désormais à renverser les dirigeants du pays, sans pour autant proposer de plan réaliste pour l’après-conflit.

« Je pense que ce qui s’est passé cette année relevait d’une tentative de provoquer l’effondrement du régime. Israël est intervenu et a éliminé l’ayatollah. Ils ont éliminé des dignitaires religieux. Il y a eu des frappes américaines, évidemment. L’idée était, semble-t-il, que le régime s’effondre pour laisser place à quelque chose de nouveau », a-t-il déclaré.

« Le problème, c’est que toutes les personnes qui manifestaient en janvier étaient déjà mortes au moment où ces actions ont été menées, fin février. Il s’agissait d’une opération de "décapitation" du régime. C’est un point de non-retour, n’est-ce pas ? Une fois qu’une telle action est entreprise, comment peut-on espérer aboutir à une issue favorable ? » a poursuivi le gouverneur de Floride.

DeSantis a distingué la campagne actuelle de l’« Opération Midnight Hammer » — les frappes américaines menées en juin 2025 contre les installations nucléaires iraniennes —, une opération qu’il a affirmé continuer de soutenir. Selon lui, le fait d’élargir la mission — en passant de l’élimination de menaces spécifiques à une volonté de changement de régime — a engendré des difficultés qui ne peuvent être résolues par la seule force militaire.

« Cette fois-ci, je pense que l’objectif — du moins du côté d’Israël — était de provoquer un changement de régime en Iran. Or, c’est quelque chose que nous ne sommes pas en mesure d’imposer. Cela nécessiterait un déploiement massif de troupes au sol et des ressources financières considérables, ce que le peuple américain n’est pas disposé à accepter. C’est pourquoi, à mon sens, cette seconde intervention a suscité davantage de problèmes, tant en termes d’adhésion de l’opinion publique que sur d’autres plans. » Le gouverneur de Floride s’est également interrogé sur l’existence, pour les dirigeants iraniens, d’une quelconque incitation à négocier un accord, après l’élimination du guide suprême du pays et d’autres hauts responsables.

« Une fois l’ayatollah éliminé, une fois ces dignitaires religieux [visés]… je pense que leur objectif était de provoquer l’effondrement du gouvernement, ce qui ne s’est pas produit. Par conséquent, les personnes actuellement au pouvoir sont probablement plus influentes qu’elles ne l’étaient auparavant. Et quel intérêt auraient-elles à conclure un quelconque accord ? On entend dire : "Oh, il suffit de négocier un accord." Attendez une minute. Vous avez éliminé le guide suprême. Ils nous considèrent comme le "Grand Satan". Je crains donc que la situation ne s’éternise et ne reste un point de tension, compte tenu de la trajectoire prise jusqu’ici. »

DeSantis a par ailleurs critiqué ce qu’il a qualifié d’explications incohérentes de la part de hauts responsables de l’administration Trump concernant les objectifs de la campagne militaire.

« Il faut savoir : que cherche-t-on à accomplir ? Quel est l’objectif concret ? Est-il possible d’atteindre ce but et de dire ensuite : "Nous avons rempli notre mission" ? Il n’y a jamais vraiment eu de plan concret. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a avancé une chose ; le secrétaire d’État, une autre ; le vice-président, encore autre chose… chacun a tenu un discours légèrement différent au moment du lancement de l’opération. C’est précisément là que réside une partie du problème », a ajouté DeSantis.

Ces propos interviennent dans un contexte de spéculations sur son avenir politique, à la suite d’un article du *Washington Post* suggérant qu’il envisagerait une nouvelle candidature à l’élection présidentielle, ce qui pourrait le placer en concurrence avec le vice-président JD Vance.

Selon le journal, DeSantis aurait sollicité au moins un consultant politique d’envergure nationale pour discuter d’une éventuelle candidature. Un proche conseiller aurait également diffusé, au cours de la semaine, des messages visant à collecter des fonds — une démarche qu’une source a interprétée comme « le signe de son intention de se présenter à l’élection ».

DeSantis a catégoriquement rejeté ces informations, niant avoir entrepris la moindre démarche en vue d’une nouvelle candidature à une fonction élective. « Le Washington Post invente toute cette histoire de toutes pièces. Je n’ai contacté personne au sujet d’une éventuelle candidature à une quelconque fonction », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. « Il ne s’agit là que d’une nouvelle tentative pathétique pour générer des clics, en s’appuyant, bien entendu, sur des sources anonymes ! »

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Dernière mise à jour, il y a 7 minutes