Naveed Akram, accusé d'avoir perpétré l'attentat terroriste contre une célébration de Hanoucca à Bondi Beach, a comparu lundi devant un tribunal de Sydney par visioconférence, a rapporté l'AFP. Il s'agissait de sa première audience publique depuis l'attaque.
Akram, avec son père Sajid, a perpétré le massacre. Sajid a été abattu par la police lors de l'attaque. Akram est inculpé de multiples chefs d'accusation, notamment de terrorisme, de 15 chefs d'accusation de meurtre, de plusieurs dizaines de chefs d'accusation pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et pour pose d'explosifs.
L'audience, qui a duré environ cinq minutes, a porté principalement sur des questions techniques, telles que la non-divulgation de l'identité de certaines victimes, selon l'AFP. Akram, vêtu d'un maillot vert, a brièvement répondu à la question du juge concernant la prolongation des ordonnances de non-divulgation, se contentant d'un simple « oui ».
La prochaine comparution d'Akram est prévue le 9 mars. Son avocat, Ben Archbold, a déclaré aux journalistes qu'Akram était détenu dans des conditions très difficiles et a ajouté qu'il était trop tôt pour savoir si son client plaiderait coupable.
L'attentat perpétré pendant Hanoucca a soulevé de sérieuses questions quant aux agissements de la police et des services de renseignement. Akram avait été signalé par les services de renseignement australiens en 2019, mais avait été retiré de la liste après qu'il a été conclu qu'il ne représentait pas une menace imminente.
Des documents de police publiés après l'attentat ont révélé qu'Akram et son père avaient suivi un entraînement au maniement des armes à feu en Nouvelle-Galles du Sud et avaient méticuleusement planifié l'attaque pendant des mois. En octobre, ils ont également enregistré une vidéo, assis devant un drapeau de l'État islamique, dans laquelle ils s'en prenaient aux « sionistes » et expliquaient les raisons de leur acte.
Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a récemment annoncé la création d'une commission royale d'enquête sur l'attentat terroriste de Bondi Beach.
« J’ai répété à maintes reprises que la priorité de notre gouvernement est de promouvoir l’unité et la cohésion sociale. C’est ce dont l’Australie a besoin pour se reconstruire », avait-il déclaré aux journalistes à l’époque.
La commission royale fédérale, la plus haute instance d’enquête gouvernementale australienne, examinera des questions allant des défaillances des services de renseignement à la prévalence de l’antisémitisme à l’échelle nationale.
Des familles de victimes, des chefs d’entreprise, des personnalités du sport et d’éminents scientifiques avaient signé des lettres ouvertes exigeant une enquête approfondie. Albanese avait auparavant rejeté ces appels, affirmant se concentrer sur des « mesures urgentes », mais la pression croissante l’a contraint à revoir sa position.