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Blog : Torah-Box

Faut-il accepter la souffrance' ou croire encore au changement ?

“Question : Lorsque je traverse des épreuves, je ressens parfois une grande détresse. Même si je sais que tout vient de D.ieu et que tout est pour le bien : est-ce que je dois juste accepter toutes ces souffrances et difficultés avec amour et poursuivre ma vie ? Ou est-ce que je dois continuer à faire des efforts et croire que tout s’arrangera et que ma détresse finira par s’arrêter ?”

Réponse du Rav Boyer :

Dans la Paracha de Bo, nous lisons au sujet des enfants d’Israël qui ont traversé un exil très dur en Égypte : « Ils les asservirent et les opprimèrent », et malgré cela, à la fin, ils furent délivrés, sortirent d’Égypte, et devinrent également le peuple élu. Il est rapporté dans les livres saints que la finalité de l’exil des enfants d’Israël en Égypte était la réparation de la faute d’Adam Harichon, qui avait mangé du fruit de l’arbre de la connaissance. À la suite de cette faute, il fut chassé de la sainteté du jardin d’Éden vers notre monde matériel. De plus, le Saint béni soit-Il plaça les chérubins et la lame flamboyante tournoyante gardant le chemin de l’arbre de vie, de sorte qu’Adam Harichon ne pouvait pas revenir vers la sainteté. Nos Sages disent que Ya'akov notre père était une réincarnation d’Adam, le premier homme : « La beauté de Ya'akov était semblable à la beauté d’Adam Harichon » (Baba Batra 58a). C’est pourquoi Ya'akov notre père dut lui aussi descendre en Égypte, lieu d’impureté, vers le niveau de ce lieu où Adam avait été chassé, et maintenant il devait réparer et revenir au lieu de la sainteté, ce qui, en pratique, s’est réalisé lors du don de la Torah au mont Sinaï.

Cela ne s’est pas fait facilement. Certes, l’aspiration était de sortir : « Ta marche derrière Moi dans le désert », mais il y eut des détresses et des difficultés qui ne cessaient de s’intensifier. Et voici qu’est arrivé le moment où les enfants d’Israël sont sortis d’Égypte, c’est-à-dire qu’ils ont surmonté les chérubins et la lame flamboyante tournoyante, jusqu’à ce qu’ils reviennent de nouveau au jardin d’Éden. C’est pourquoi : « L’homme mangea le pain des puissants » (Psaumes 78, 25) – ils méritèrent la Manne, la source d’eau et les nuées de gloire, « Je vous ai portés sur des ailes d’aigles » – jusqu’à ce qu’au moment du mont Sinaï, leur souillure cesse.

Certes, la sortie d’Égypte eut lieu à la fin du processus, mais en réalité, chaque jour où ils souffraient et étaient affligés en Égypte était un progrès et une étape supplémentaire de la délivrance, jusqu’à ce que tout s’achève. Le Saint béni soit-Il calcula afin de hâter la fin et les fit sortir avant le terme prévu, et la nuit de la sortie, ils méritèrent de sortir d’Égypte pour les générations, vers une liberté éternelle.

Il est rapporté dans les livres saints que cette même nuit, il y eut aussi une réparation pour la faute de Caïn. Caïn, qui était l’aîné, tua Abel. C’est pourquoi moururent cette nuit-là tous les premiers-nés qui relevaient de Caïn. De même, la querelle entre Caïn et Abel portait sur l’offrande qu’Abel avait présentée, et Caïn en fut jaloux ; c’est pourquoi, cette nuit-là, on offrit le sacrifice de Pessa’h. 

Après le don de la Torah au mont Sinaï, les enfants d’Israël fautèrent par la faute du veau d’or, et leur souillure revint, certes pas comme elle l’était auparavant. Avant que l’homme ne naisse, il se trouve dans un état de jardin d’Éden, une lampe allumée au-dessus de sa tête, et il voit d’un bout du monde à l’autre, exactement comme il est écrit au sujet d’Adam Harichon, qu'avec lumière que le Saint béni soit-Il avait créée, Adam voyait d’un bout du monde à l’autre.

Mais maintenant, chaque Juif se trouve dans un lieu où il est expulsé du jardin d’Éden. À présent, nous devons revenir au jardin d’Éden, et nous aussi avons les chérubins et la lame flamboyante tournoyante qui nous arrêtent. Mais il faut savoir que lorsque l’homme ressent : « Des liens de la mort m’ont entouré et les angoisses du séjour des morts m’ont atteint, détresse et chagrin, je trouve », cela signifie simplement qu’il avance vers la délivrance. Plus il endure, plus c’est difficile pour lui, et plus il a de détresses et d’épreuves — dans la subsistance, la santé, la paix du foyer et les autres maux qui entourent l’homme — toutes ces choses constituent un progrès, un pas puis encore un pas, et à chaque étape il répare diverses choses dont nous n’avons aucune idée. Jusqu’au moment où l’homme mérite la grande lumière à l’intérieur de notre monde, dans l’aspect de : « Tu verras ton monde de ton vivant » (Brakhot 17a).

La grande réparation arrive à la fête de Pessa’h, mais même maintenant, la Paracha éveille ce temps. Ce temps aide l’homme, de la même manière que le Saint béni soit-Il a calculé la fin et a fait sortir le peuple d’Israël avant le terme. De même, dans la dernière délivrance, il y a l’aspect de « Je hâterai » avant le temps.

C’est pourquoi, même lorsqu’un Juif a des détresses, il peut demander et prier le Saint béni soit-Il. Certes, il y a des souffrances et des problèmes, mais on peut les surmonter, et il est souhaitable de le faire aussi avec hâte. Maître du monde, fais-nous sortir rapidement d’entre les chérubins et la lame flamboyante tournoyante —  vers une liberté éternelle…

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Dernière mise à jour, il y a 29 minutes