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Blog : Torah-BoxCélibat : Mode d'emploi en 9 points !Entre remarques maladroites, peur d’avancer et conseils contradictoires, le chemin vers la ‘Houppa peut prendre des airs de labyrinthe ! Pourtant, en clarifiant ses besoins, en apprenant à se connaître, en s’entourant des bonnes personnes et en écoutant vraiment son cœur, on peut avancer avec plus de sérénité. 9 points pour y voir plus clair... 1. La délicatesse : cet élément que l’entourage omet parfois Les repas de fêtes en famille sont généralement des occasions agréables, mais pour un célibataire, ces moments peuvent très vite devenir pénibles. Entre la question rituelle : “Tu es encore venu seul ?”, les “bons conseils” sur l’importance de fonder une famille, ou les propositions improbables de rencontres, chacun pense aider… sans mesurer combien ces remarques peuvent peser, toucher l’estime de soi ou accentuer le sentiment d’être incompris ! L’entourage n’est pas mal intentionné ; il ne se rend simplement pas compte de ce que traverse le célibataire, de ses efforts, de ses prières, des démarches déjà entreprises et parfois de la douleur silencieuse derrière les sourires. Pour les célibataires qui se reconnaissent, la solution n’est pas d’éviter ces réunions - cela ne ferait qu’accentuer le sentiment de solitude - mais de transformer ces moments gênants en opportunités. Expliquez calmement votre réalité : “Vous voulez que je me marie… eh bien, moi aussi ! Mais parfois, malgré les prières et les efforts, les choses n’avancent pas.” Cette mise au clair désamorce la pression et ouvre la porte à une nouvelle dynamique : associer sa famille dans une aide véritable, en leur proposant un rôle positif, comme par exemple prendre un engagement simple et régulier en votre faveur, ou bien dire une prière quotidienne ou accomplir une petite bonne action. Cette manière de faire renverse subtilement la relation : au lieu d’être un “dossier à régler”, le célibataire devient quelqu’un que l’on accompagne avec respect et bienveillance. Les fêtes redeviennent des moments conviviaux et sympathiques. 2. La peur de l’engagement Rav Dessler enseignait : “Aimer, c’est donner. Plus tu donnes, plus tu aimes.” Dans cette perspective, l’amour n’est pas un sentiment qui tombe du ciel : c’est le fruit d’efforts répétés, d’attentions, de gestes quotidiens qui construisent progressivement un lien solide. Dans une relation durable, chacun doit sentir que l’autre est prêt à tout faire pour lui, qu’il peut compter sur une implication totale et réciproque. C’est précisément ce qui manque aux “relations test”, qui évitent l’engagement. Sans cadre, sans promesse, sans responsabilité réelle, chacun donne à moitié… et reçoit à moitié. On avance prudemment, on retient une partie de soi, “au cas où”. Mais une relation construite sur la réserve finit presque toujours par s’essouffler. On se lasse, on doute, et on finit par penser que le bonheur se trouve ailleurs. Nos Sages expliquent qu’il existe une raison profonde à cela : l’harmonie dans un couple tient, en vérité, du miracle ; D.ieu accorde une aide particulière aux couples mariés sous la ‘Houppa. Une relation hors mariage, même sincère, ne reçoit pas cette assistance ; elle repose donc uniquement sur nos forces humaines, limitées et changeantes. 3. Apprendre à se connaître pour mieux avancer À force de courir, de remplir son temps, on peut facilement passer à côté de soi-même ; plus ou moins inconsciemment, on évite de se retrouver avec soi, on esquive les remises en question pourtant essentielles à la connaissance de soi. Quelles sont mes capacités ? À quoi j’aspire profondément ? Quelles ondes je propage autour de moi ? Ces prises de consciences sont précieuses car le mariage n’est pas une succession d’activités partagées : c’est un espace où l’on dévoile son intériorité, où l’on apprend à donner, à recevoir, à s’ouvrir. Plus on se connaît, plus on peut accueillir l’autre avec authenticité, bâtir un foyer solide, tendre vers un chemin commun. Pour construire une vie à deux, il nous faut savoir qui nous sommes ! Alors, régulièrement, prendre un vrai moment pour soi, sans écrans, ni distraction extérieures, peut être très bénéfique. Reconnaître ses forces, accepter ses limites, clarifier ce que l’on veut transmettre. Ce travail constitue la première pierre dans l’édification d’un couple capable de durer. En apprenant à mieux se comprendre, on ouvre la porte à une relation plus profonde, plus sincère, plus construite. Une étape essentielle avant de marcher à deux. 4. J’hésite… Il arrive souvent, après une rencontre, de se retrouver perdu dans des hésitations On apprécie la personnalité de l’autre, on repère de belles qualités, et pourtant… quelque chose ne s’aligne pas tout de suite. On se demande si les différences de caractère, de style de vie ou de parcours sont rédhibitoires. On s’inquiète de ne pas sentir ce fameux “déclic”, comme si son absence annulait automatiquement tout espoir. Rassurez-vous, ce sentiment nébuleux est fréquent : Rav Wolbe explique que l’attirance émotionnelle a son importance, mais qu’elle ne se manifeste pas toujours lors d’un premier rendez-vous. Le ‘Hazon Ich quant à lui nous apprend qu’un ressenti positif est un bon signe, mais l’absence d’émotion immédiate n’est pas un signe négatif. La fatigue, le stress, un lieu bruyant ou une semaine chargée peuvent complètement brouiller nos perceptions. Analysons : y a-t-il une base saine ? Des valeurs en commun ? Une possibilité de connexion sincère ? Si oui, il est bon de fixer une deuxième rencontre. Nos sentiments ont besoin de temps et d’espace pour apparaître, on ne doit pas les forcer, mais on peut les construire. 5. Voici ma liste de critères : … Évitons le piège d’adopter la liste de critères des autres : ceux de nos parents, de nos amis… On risquerait en fin de compte de chercher ce qui ne nous correspond pas ! Définir ce que l’on veut réellement, c’est comprendre la direction que l’on souhaite donner à son existence. Le couple, ce n’est pas seulement deux personnes qui s’apprécient ; c’est un voyage à deux. Pour savoir avec qui voyager, il faut d’abord savoir où l’on veut aller. Qu’est-ce qui compte réellement pour moi ? Quelles valeurs me portent ? À quoi j’aspire ? Lorsque ces points sont clairs, il devient plus simple d’identifier les qualités essentielles du partenaire idéal. Ce travail intérieur permet d’éviter les rencontres “par défaut”, basées uniquement sur le fait qu’on est célibataires au même moment. En se concentrant sur ce qui compte vraiment pour construire un foyer, on se donne enfin une boussole fiable, celle qui permet de reconnaître la bonne personne quand elle se présente. 6. Les conseilleurs… et les payeurs ! L’entourage du célibataire et souvent très prodigue en conseils : “Dépêche-toi ”, “Prends ton temps”, “Mets moins de critères”, “Ne cède sur rien”, “Inscris-toi sur une appli”, “Ca viendra seul”, etc. Ces “experts” du couple n’ont bien souvent jamais appliqué leurs propres conseils. La vraie démarche consiste à s’adresser aux bonnes personnes : celles qui vivent ce qu’elles prônent, idéalement des personnes enracinées dans la Torah, capables d’aider à clarifier une direction plutôt que d’imposer des réponses toutes faites. 7. La magie des cœurs Dès les premières rencontres, vérifier si l’essentiel est partagé : l’empathie, l’écoute, la capacité à répondre au cœur de l’autre. Il est essentiel de faire le test ; quand je parle de choses qui me tiennent à cœur, comment réagit la personne en face ? Comment je me sens face à ces réactions ? Et quand elle me parle de ce qui la passionne ? Au-delà des passions communes, il est essentiel de ressentir une connexion émotionnelle. Pour trouver la bonne personne, il faut apprendre à écouter son propre cœur… et vérifier si celui de l’autre répond présent ! 8. Les applis de rencontres ? Les applications de rencontre peuvent sembler pratiques : on discute, on partage des goûts, on s’amuse un moment. Mais rapidement, on sent une limite. Les échanges sont légers, superficiels, et ne disent rien de la capacité de l’autre à construire quelque chose de sérieux. Une relation durable ne se crée pas derrière un écran : elle demande une parole vraie, une intention claire, une rencontre authentique. L’idéal serait un outil qui se concentre sur l’essentiel : une seule personne à la fois, choisie selon des critères objectifs, et quelques minutes pour sentir s’il y a un vrai potentiel avant d’envisager une rencontre réelle. Car ce qui compte vraiment, ce n’est pas de multiplier les rencontres faciles, mais de bâtir une relation qui a du sens. 9. Accepter sa peur et… avancer Il arrive que l’on évite d’avancer non pas par manque de volonté, mais par peur : peur de se tromper, peur de revivre une rupture, peur de souffrir à nouveau. Après un échec douloureux, on se renferme, on se méfie de ses propres sentiments, on se dit qu’il vaut mieux ne plus prendre de risques. Pourtant, avancer ne signifie pas foncer les yeux fermés : cela veut simplement dire marcher avec prudence, comme un enfant qui apprend à tenir debout. Sans cette part de risque, on n’avance jamais ! L’expérience l’a prouvé : les sentiments sont importants, mais ils ne doivent pas prendre toute la place. Ils doivent laisser de l’espace à la réflexion, à la lucidité, à l’observation. Observez les qualités réelles de l’autre, sa manière d’être, de donner, d’écouter. Et surtout, acceptez les nouvelles opportunités. Vous avez souffert dans le passé ? Cela fait de vous une personne prête à construire avec plus de maturité et moins d’illusions. Ajouter votre commentaire !
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