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Blog : Torah-Box

Coaching : Penser en dehors du cadre !

Il faut s’ouvrir à des idées nouvelles. Il existe peut-être des notions auxquelles nous ne sommes pas habitués, mais elles existent, et elles peuvent nous aider si seulement on les connaissait…

Sans entêtement « Un homme sera souple comme le roseau et non rigide comme le cèdre. » (Traité Ta'anit 20a). Un sage affirma que « l’entêtement est une maladie incurable ». On comprend des commentateurs que l’essentiel de la colère portée envers le peuple d’Israël dans le désert, suite à la faute du veau d’or, provenait certainement des personnes entêtées et fières. Comme il est écrit dans le verset : « Hachem dit à Moché : “Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Cesse donc maintenant de Me solliciter, laisse donc Ma colère s’enflammer contre eux…” » (Chémot 32, 9-10) 

Le Sforno explique l’expression « Ce peuple est un peuple à la nuque raide » ainsi : une barre de fer peut peser sur leur nuque qu’ils ne seraient pas prêts à entendre les paroles des décisionnaires, si bien qu’il n’y a aucun espoir qu’ils se repentissent. Un homme entêté a toujours raison. Même s’il découvre par la suite qu’il avait tort, il ne le reconnaîtra pas devant d’autres personnes. Souvent, il ne reconnaît pas son erreur même face à lui-même. Son orgueil l’aveugle. Il est incapable d’envisager une vision des choses autre que la sienne. 

Rav ‘Haïm Ozer Grodjinsky faisait partie des Rabbanim lituaniens d’avant la Shoah et travailla en tant que chef du Conseil des Grands de la Torah. Sa grandeur et sa sagesse étaient impressionnantes. On raconte qu’il parvint à atteindre un niveau si élevé du fait qu’il appartenait à une génération de plus grands et plus anciens que lui. Étant plus jeune qu’eux, il ne pouvait ainsi mettre son avis en avant. Il pesait chacune des opinions et explications des géants de Torah qu’il rencontrait, si bien que tout débutant qu’il était, il progressa, se perfectionna et s’enrichit de leur profondeur. 

Rabbénou Yona nous apprend, dans son explication sur Michlé (14, 14), que « L’homme de bien trouve satisfaction en lui-même » est l’homme qui ne fait confiance qu’à sa propre pensée, n’écoute jamais les propos d’autrui, ne les considère jamais meilleurs que les siens, n’y réfléchit pas ni même ne les compare aux siens de peur qu’ils ne lui fassent de l’ombre. Un tel homme est en permanence satisfait de ses actes. Il décide de ses comportements et considérations sans se rendre compte qu’ils peuvent être inappropriés et incorrects. Selon lui, il est parfait puisqu’il n’a pas à prendre en compte un avis ou un conseil extérieur. Il ne trouve de solution que dans sa propre réflexion. Si l’homme a des idées arrêtées, s’il vit au travers de paradigmes préétablis dans son esprit, il ne se développera pas correctement. Son étroitesse d’esprit l’empêchera de découvrir de nouvelles conceptions et idées. Si ses premières positions sont graves, sa situation est vraiment préoccupante. 

Bien évidemment, nous ne parlons pas ici d’entêtement positif ou de perspicacité, ou encore de détermination à atteindre des objectifs importants. L’entêtement négatif consiste en une rigidité empêchant de se confronter à des points de vue et à des évidences qui ne nous sont pas familiers. Si l’on reconnaît un tel manque de souplesse dans notre pensée et notre fonctionnement, il est préférable de ne rien faire afin de ne pas empirer la situation. 

Lorsque nous nous heurtons à un mur, pourquoi se cogner la tête encore et encore ? N’est-il pas préférable d’ouvrir les yeux et d’essayer de porter un regard plus large sur la réalité ? Ne nous acharnons pas à tort ! Nous n’avons pas systématiquement raison et nous ne percevons pas toujours toutes les facettes d’une même pièce. C’est la raison pour laquelle il est préférable d’apprendre à écouter, à savoir accepter lorsqu’il le faut et à utiliser son imagination. Nous sommes faits pour nous surprendre…

L’histoire du pont de Brooklyn…

L’histoire suivante est tragique et admirable à la fois. En 1883, l’ingénieur John Roebling eut une idée incroyable. Il demanda à construire un pont qui relierait New York à Long Island. Des spécialistes en construction venant des quatre coins du monde émirent de vives objections  : « Cette idée est terrible  ! La construction d’un tel pont est absolument impossible ! » Ils furent nombreux à tenter de dissuader Roebling de son plan révolutionnaire. Ils le mirent en garde contre cette idée incongrue et illogique, car aucun projet de la sorte n’avait jamais été mené à bien. Roebling prêta attention à tous les points de vue de ses collègues spécialistes. Il étudia tous les tenants et aboutissants de la question tels qu’ils les présentèrent. Il reconnut une certaine vérité dans ces objections, mais refusait d’abandonner l’idée qui, à ses yeux, restait avant-gardiste. 

« Bien qu’il faille trouver des solutions aux nombreux problèmes et écueils », dit-il, « et même si cela ne sera pas facile, cela reste envisageable ! » Après nombre de conflits et d’explications, il parvint à convaincre son fils, Washington Roebling, un ingénieur tout juste diplômé, que l’idée de construire un pont pouvait devenir réalité. À force de travail acharné, le fils se renforçait dans la possibilité de surmonter tous les obstacles et de rendre la « terrible » construction du pont réalisable. Le projet avançait à merveille, alors qu’ils résolvaient progressivement, avec créativité, les divers écueils. Quelques mois après le début des travaux, un accident tragique survint, causant la mort de John Roebling. Son fils Washington fut gravement blessé. Bien qu’il fût encore en vie, il devint totalement handicapé, incapable de se mouvoir, de se tenir debout, ni même de parler. 

Les gens secouaient la tête  : « On les avait pourtant prévenus, inconscients… » Il était évident pour tous que ce projet allait être abandonné, sachant que seul Washington Roebling savait comment construire un tel pont et que Washington était dans l’incapacité même d’émettre un seul son de sa bouche. Or à la grande surprise de son entourage, et à leur grand déplaisir, il s’avéra que Washington n’abandonna pas le projet de construction du pont ! Si son corps ne fonctionnait pas, son esprit restait vif et lucide. Il désirait transmettre son enthousiasme et ses connaissances aux autres, mais comment le ferait-il, sans même pouvoir prononcer un seul mot ?! C’était décourageant. Ou presque. 

Un jour, alors qu’il était allongé comme d’habitude dans son lit d’hôpital, les rayons du soleil caressèrent son visage. Une brise légère et agréable soufflait à travers la fenêtre et agitait légèrement les pans des rideaux. Pendant un instant, il put apercevoir l’azur du ciel et la crête des hauts arbres. Une vibration fit frémir son cœur. Il sentit qu’une sorte de message lui était destiné, l’implorant de ne pas baisser les bras ! Il tentait réellement de ne pas se décourager, mais que pouvait-il faire ? Malgré son handicap, il était capable de bouger un doigt de sa main. Or cela va de soi, ce n’est pas en bougeant un doigt que l’on peut construire un pont. Particulièrement un pont innovant, que les plus grands spécialistes ne savaient construire. Washington décida donc qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir, même si cela consistait en très peu de choses. Après une intense réflexion, il mit au point un moyen de communication entre lui et sa femme, par petites touches du bout du doigt de différentes façons. Par cette méthode, Washington indiqua à son épouse de reprendre contact avec les ingénieurs et de leur faire part de ses instructions. Cela apparaissait comme absurde et inconcevable, mais le projet revint sur la table et se remit en marche ! Doté d’une patience d’acier, jour après jour, année après année, Washington tapotait la main de sa femme et transmettait ainsi les plans de construction complexes du pont. Treize ans plus tard (!!!), le pont vit le jour… (Histoire extraite du best-seller de Steven Coby, “Les 7 habitudes des personnes les plus productives”.)

En résumé, on n’abandonne pas son but ! 

La vie n’est pas toujours facile et agréable. Parfois, nous traversons de grandes difficultés qui semblent insurmontables, mais en changeant notre façon de voir les choses, avec un peu d’imagination, et bien entendu avec l’aide du Ciel, on peut aussi accomplir l’impossible. Nous pouvons relever les challenges de la vie, changer les paradigmes et nous donner les moyens de réussir. Sans perdre son temps ni désespérer.

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Dernière mise à jour, il y a 20 minutes