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Blog : Torah-BoxLe Chabbath selon la ?Hassidout : du monde de la parole à la pensée divineChaque Mitsva renferme en elle une double dimension : une dimension pratique et factuelle et une dimension spirituelle. D'une part, il y a l'accomplissement concret de la Mitsva avec l'ensemble de ses lois et de ses exigences pratiques. D'autre part, chaque Mitsva porte en elle une profondeur spirituelle qui vient sublimer et donner tout son sens à l'acte accompli. C’est dans cet esprit que nous tenterons de dévoiler la signification profonde du Chabbath à travers les enseignements de grands maîtres de la ‘Hassidout… Dans la deuxième partie du Tanya, Cha’ar Hayi’houd Véhaémouna, le Ba’al Hatanya rapporte un enseignement dévoilé et diffusé par le Ba’al Chem Tov. Dévoilé, car cet enseignement n’est en réalité ni plus ni moins qu’un Midrach explicite sur un verset du Psaume 119 : « ???????? ?? ????????? ?????? ???????????? », « À jamais, Hachem, Ta parole se maintient dans les cieux. » Le Midrach explique que, depuis la création du monde, Hachem ne cesse de prononcer les paroles de la Création, afin que le monde puisse continuer d’exister. Si ces paroles venaient à cesser ne serait-ce qu’un instant, le monde retournerait aussitôt au néant. Il en ressort que le renouvellement de la Création est perpétuel et constant. En d’autres termes, toute l’existence se trouve, à chaque instant, incluse dans la Parole divine. C’est alors qu’une question fondamentale se pose : qu’en est-il du Chabbath ? La Torah affirme en effet : « ??????? ???????? ???????? ???????????? ??????????? ?????? ??????… ???????????? ???????? ???????????? », « Hachem acheva Son œuvre le septième jour… et Il se reposa le septième jour. » Le Chabbath semble donc indiquer que l’œuvre divine est achevée et que, ce jour-là, Hachem « cesse » Son activité. Or, d’après l’enseignement dévoilé par le Ba’al Chem Tov — que nous avons évoqué en introduction — l’existence même du monde dépend du fait qu’Hachem continue sans interruption à prononcer les paroles de la Création. Comment, dès lors, comprendre le repos divin du Chabbath ? En quoi consiste ce repos, si la parole créatrice ne peut en aucun cas s’interrompre ? Parole et pensée : deux modes de vitalité divineDans la pensée ‘hassidique du Ba’al Hatanya, la parole et la pensée ne sont pas de simples métaphores, mais deux niveaux distincts de révélation de la vitalité divine. La parole est par nature tournée vers l’extérieur. Lorsqu’un homme parle, sa parole sort de lui et devient accessible à autrui. De même, durant les six jours de la semaine, la vitalité du monde provient de la parole divine, c’est-à-dire d’un flux divin déjà « extériorisé », mesuré et limité, capable de descendre jusque dans un monde matériel, fragmenté et multiple. C’est le niveau des dix paroles de la Création, qui donnent existence à chaque créature selon sa mesure et sa limite. La pensée, en revanche, est profondément intérieure. Elle reste unie à l’essence de l’homme et n’en est jamais véritablement séparée. Lorsqu’un homme pense, sa pensée demeure incluse en lui. Ainsi, le Chabbath, la vitalité du monde ne passe plus par un canal extérieur de révélation, mais par un flux divin intérieur, plus élevé, provenant de la pensée divine. Le monde continue certes d’exister, mais il est alors nourri par une source plus profonde, plus unifiée, plus proche de l’Essence. « Il cesse de parler » : le sens du repos divinLorsque nos Sages disent que D.ieu « Se repose » le Chabbath, il ne s’agit évidemment pas d’un arrêt d’activité, mais d’un changement de mode. Le Chabbath est le moment où la création n’a plus besoin d’un renouvellement constant par la parole, car elle est alors incluse et élevée dans la pensée divine. C’est le sens profond de l’arrêt de la parole : non pas une absence de vitalité, mais une vitalité plus élevée, moins perceptible, mais plus intense. C’est pourquoi le Chabbath est appelé Mé’èn ‘Olam Haba, un avant-goût du monde futur. Dans l’ère messianique, la création ne sera plus nourrie par une révélation fragmentée et extérieure, mais par une révélation intérieure, unifiée, où le monde percevra sa dépendance totale à D.ieu sans écran ni séparation. Conséquence pour l’hommeL’homme, créé à l’image de D.ieu, vit lui aussi cette transition. Durant la semaine, il agit dans le monde de l’extériorité : travail, parole, transformation de la matière. Le Chabbath, il est appelé à se retirer de l’action et de la parole pour se reconnecter à l’intériorité : pensée, conscience, attachement à D.ieu. Le repos du Chabbath n’est donc pas une inactivité, mais une élévation vers une dimension plus profonde de l’existence. Ainsi, le Chabbath révèle que la finalité de la création n’est pas l’action extérieure, mais la révélation de l’unité divine dans l’intériorité du monde et de l’homme. On raconte au sujet de Rav Israël de Rouzhin qu’un jour qu’il était enfant, il étudia un passage dans le traité Chabbath traitant du cas d’une personne qui, se trouvant dans le désert sans repère temporel, ignore quand tombe le Chabbath. Cet enfant prodige qui allait devenir l’Admour de Rouzhin s’étonna et se demanda : comment est-ce possible qu’un Juif ne sache pas différencier un jour profane du Chabbath ?! S’il contemple la création, il se rendra compte que le Chabbath, les créatures sont toutes différentes ! Ceux qui possèdent une perception sur la vitalité profonde que renferme la matière réalisent que le Chabbath, la vitalité du monde provient d’une source divine beaucoup plus élevée. Ce sujet a même des conséquences halakhiques pour tout à chacun. Par exemple, nos Sages nous enseignent que notre parole doit être différente le Chabbath : « Que les paroles que tu exprimes pendant Chabbath ne ressemblent pas à celles de la semaine ». Puisque pendant Chabbath, D.ieu cesse de parler en vue de créer ce monde matériel, de même l’homme doit éviter les paroles profanes pour ne se consacrer qu’aux sujets spirituels. Un autre exemple édifiant : lorsque l’on organise un repas de Chéva' Brakhot pour des nouveaux mariés, l’on doit veiller à ce que parmi les convives, se trouvent des Panim ‘Hadachot - des nouveaux visages qui n’ont participé ni au mariage ni aux réjouissances qui ont été organisées jusque-là. Le Choul’han ‘Aroukh précise que le Chabbath, il n’est pas nécessaire d’avoir des Panim ‘Hadachot. Pourquoi ? La ‘Hassidout explique que puisque toutes les personnes reçoivent une vitalité différente (Néchama Yétéra) pendant Chabbath, alors nous sommes en réalité déjà en présence de personnes nouvelles ! Certes, les lois du Chabbath sont essentielles et indispensables pour pouvoir vivre concrètement le Chabbath. Mais ici, le Ba’al Hatanya nous dévoile une vision ‘Hassidique plus intérieure : au-delà de la pratique, l’esprit du Chabbath doit pénétrer l’esprit de l’homme. L’homme doit prendre conscience que le Chabbath, il ne se tient plus dans le cadre de la Parole divine, mais qu’il est inclus dans la pensée de D.ieu. Ce n’est plus une relation extérieure et agissante, mais une immersion dans une dimension plus intérieure, plus unifiée et plus profonde de la divinité… Ajouter votre commentaire !
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