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Blog : Torah-Box

Le cadeau du Chabbath : bénédiction et connexion avec Hachem !

J’ai récemment entendu une histoire vraie qui en disait long. C’était au milieu des années 70, lorsqu’un jeune entrepreneur prospère se rendit chez le Rabbi de Loubavitch pour recevoir une Brakha, bénédiction. Une Brakha pour la réussite continue, la bonne santé et le bonheur, la sérénité au foyer et la tranquillité d’esprit. Bref, une Brakha pour une vie bonne dans tous les domaines. Le Rabbi l’écouta et plongea son regard intensément dans les yeux du jeune homme…

« Tu veux les bénédictions d’Hachem, mais que fais-tu pour Lui ? Respectes-tu la Cacheroute ? » Le jeune homme baissa les yeux et répondit doucement que non.

« Respectes-tu le Chabbath ? » Encore une fois, la réponse fut non.

Le Rabbi poursuivit : « Si je te demande de faire une seule chose, t’engageras-tu à la faire ? » Il voulait la Brakha, ardemment. Une seule chose, pensa-t-il, il pouvait y arriver. Il releva les yeux et répondit par l’affirmative, à l’image du peuple juif au Sinaï qui déclara Na’assé Vé’nichma' — « nous ferons et nous écouterons ». Lui aussi s’engagea à faire avant même de savoir ce qu’était cette chose unique. C’était son moment personnel de Na’assé Vé’nichma'. 

Le Rabbi dit alors à ce « demandeur de Brakha » d’observer le Chabbath et d’introduire le Chabbath à sa table. D’allumer les bougies et de faire le Kiddouch. De rester à la maison et de consacrer du temps à la famille. De faire de la place pour Hachem. Le Rabbi lui donna ensuite une Brakha de réussite, de bonne santé, de bonheur et de Na’hat.

Avec son épouse, ils introduisirent le Chabbath dans leur vie. Chaque vendredi soir, qu’il soit à la maison ou en déplacement, rien ne se mettait en travers. Aucune réunion d’affaires, aucun événement sportif, aucun engagement social. Un vendredi soir en amena un autre, et il commença à voir la réalisation des Brakhot du Rabbi. Ses enfants grandirent en sachant que le vendredi soir était spécial et sacré, réservé à une connexion spirituelle avec Hachem.

Quelle sagesse chez le Rabbi. Commencer le parcours de cet homme par une seule chose à accomplir — une chose qui maintenait la famille unie et les reliait à Hachem et à Sa Torah. Le demandeur de Brakha comprit qu’en grandissant, ses enfants mèneraient leur propre vie. Sans le conseil du Rabbi, leurs vendredis soirs auraient été consacrés aux amis, aux centres commerciaux, ou aux sorties au cinéma ou au restaurant. Combien il était heureux d’avoir introduit le Chabbath dans sa vie — et dans la leur.

Le Talmud (Chabbath 118b) enseigne : « Kol hame’aneg èt hachabbath — quiconque se délecte du Chabbath, notnin lo mich’alot libo — on lui accorde les désirs de son cœur. » La Guémara cite aussitôt un verset des Téhilim (37,4) expliquant que se délecter du Chabbath signifie se délecter d’Hachem. 

Dans la Paracha Yitro, nous lisons qu’Hachem donna les Dix Commandements à Israël au mont Sinaï. C’est un moment monumental de l’histoire, qui ne se reproduira jamais. Un moment pour l’éternité. Le quatrième commandement est la Mitsva du Chabbath :  « Zakhor et yom Hachabbath lékadcho — Souviens-toi du jour du Chabbath pour le sanctifier » (Chémot 20,8).  

Zakhor, se souvenir. Rachi commente : « Mettez votre cœur à vous en souvenir constamment. » Rachi explique encore que nous devons garder le Chabbath à l’esprit tout au long de notre routine quotidienne. Nous devons tenter d’imiter Chammaï l’Ancien, qui, chaque fois qu’il voyait quelque chose de spécial durant la semaine, l’achetait et le mettait de côté pour le Chabbath.

La veille de Chabbath est un temps de préparation. Comme l’enseignent les Sages : « Mi chétarach bé’erev Chabbath yokhal bé’chabbath — Celui qui se donne de la peine la veille de Chabbath mangera le Chabbath » (Avoda Zara 3a). Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev explique que le fait de consacrer du temps à la préparation d’une Mitsva montre combien elle est précieuse à nos yeux, l’importance que nous lui accordons et notre empressement à l’accomplir correctement. La préparation du Chabbath en est un exemple éclatant.

Se préparer pour le Chabbath, même par des actes simples, ne doit jamais être considéré comme indigne. Au contraire, cela confère de l’honneur à la personne. Nous apprenons que même lorsqu’on dispose d’aide domestique, c’est une Mitsva de préparer soi-même quelque chose pour le Chabbath. Le Choul’han 'Aroukh (Ora’h ‘Haïm 250:1) rapporte que de grands sages accomplissaient divers travaux en préparation du Chabbath : Rav ‘Hida coupait des légumes ; Rabba et Rav Yossef fendaient du bois ; Rav Zeïra allumait le feu ; Rav Na’hman nettoyait la maison, sortait la vaisselle de Chabbath et rangeait celle de la semaine.

Ce n’étaient pas seulement les grands sages d’autrefois, mais aussi les dirigeants de notre génération. Il existe une vidéo émouvante de Rav David Feinstein, déjà âgé, faisant ses courses pour le Chabbath. On le voit examiner chaque fruit pour vérifier s’il est digne du Chabbath.

Rav Chimchon Pinkous écrit que nous préparons le Chabbath comme s’il s’agissait d’une « personne réelle ». Nous ne disons pas : « Je fais les courses pour lundi » ou « Je cuisine pour mardi », mais nous disons : « Je fais les courses pour Chabbath », « Je cuisine pour Chabbath ». Rav Pinkous explique qu’en préparant notre maison pour le Chabbath, nous invitons la Chékhina, la Présence divine. Chaque Chabbath offre l’opportunité de grandir spirituellement, de se rapprocher d’Hachem. Ce n’est pas seulement un temps pour manger et boire, mais un temps pour élever et nourrir notre Néchama (âme).

La Guémara rapporte qu’Hachem dit à Moché : « Matana tova yech li bébeit genazaï, vé’chabbath chema — J’ai un merveilleux cadeau dans Mon trésor, et son nom est Chabbath » (Chabbath 10b). Ma mère, la Rabbanite Esther Jungreis, a écrit dans son livre “Une vie engagée” : « Si nous embrassons le Chabbath, si nous laissons le Chabbath imprégner nos vies, alors D.ieu nous élève et nous invite dans Ses appartements privés. Ainsi, chaque Chabbath véritablement observé est un avant-goût du Monde à Venir. »

La guerre du 7 octobre 2023 a commencé un Chabbath. Même la date civile, le “7 octobre”, fait allusion au Chabbath. Hachem nous envoie un message : nous renforcer dans l’observance du Chabbath. Beaucoup l’ont compris et ont pris de nouveaux engagements ou renforcé leur pratique du Chabbath. Nous puisons de la force dans les paroles du roi David dans les Téhilim, Mizmor lédavid, que nous chantons chaque Chabbath : « Même si je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi » (Téhilim 23,4).

Puisse le Chabbath nous élever de la manière unique dont lui seul est capable, et apporter la bénédiction dans tous les aspects de nos vies…

Rabbanite Chaya Sora Jungreis-Gertzulin

(traduit d’un article sur www.torahanytime.com)

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Dernière mise à jour, il y a 52 minutes