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Blog : Torah-Box

Pourim, symbole des cinq sens

Quand le Créateur a créé l’homme, Il lui a donné les moyens nécessaires pour connaître le monde. Ces moyens sont, évidemment, spirituels, car c’est par l’intelligence que l’on peut saisir la réalité créée. Mais pour utiliser cette intelligence, Il lui a donné cinq sens, qui permettent de connaître le créé, concret. Les cinq sens sont donc le véhicule donné à l’être humain. Le libre arbitre, le choix, est la possibilité d’utiliser ces sens, pour vivre dans le monde créé. Ces principes préliminaires sont la base de l’organisation de la création. C’est ce que le Créateur a dit à Adam Harichon : « Le jardin est devant toi. Tu peux en profiter. Sache ce qui est permis, et sache ce qui est défendu. » Les sens sont le moyen concret pour connaître l’univers. Le serpent a séduit la femme, qui a touché d’abord le fruit (Rachi sur Beréchit 3;5). Puis elle a vu que le fruit était agréable aux yeux, et bon pour le consommer. Alors, elle en a mangé et en a donné à son mari. Alors, ils ont entendu la voix de l’Éternel dans le jardin (Beréchit 3;6-8). Quatre sens ont été utilisés : toucher, vue, goût et ouïe.

Plus tard, quand Avraham a pris son fils pour le sacrifier, après trois jours de marche, il lève les yeux et voit de loin l’endroit que l’Éternel lui avait indiqué (Beréchit 22;5). Ici, c’est la vue qui est évoquée. Chez Its’hak, l’utilisation de quatre des cinq sens est évidente, quand il cherche à savoir qui est devant lui : il le touche, l’entend, mange et boit ce que Ya'akov lui a apporté, et finalement sent son odeur. Its’hak ne voyait plus, mais il utilise les quatre autres sens pour identifier son fils. Ya'akov, lui aussi, est privé de la vue à la fin de sa vie, quand il croise ses mains pour bénir les fils de Yossef.

Après la Révélation du Sinaï, Moché Rabbénou demande à voir la face de l’Éternel. L’Éternel lui répond : « Tu ne peux pas VOIR Ma face, car nul homme ne peut Me voir et vivre » (Chémot 33,20). La vue est un élément du créé, et nul ne saurait voir le Créateur.

L’utilisation des SENS, c’est maintenir le corps. À Pourim, on lit la Méguila, SANS évoquer le Nom de D.ieu. Il faut lire la Méguila pour entendre et voir l’intervention divine, par des moyens naturels. C’est l’utilisation de l’ouïe (entendre la lecture) et de la vue (voir l’intervention cachée du Créateur derrière des faits matériels). Le repas de fête de Pourim évoque le sens du goût. Cela doit nous ramener à la création. Les Sages disent que l’homme doit boire du vin au point de ne pas arriver à distinguer entre « Béni soit Mordékhaï et maudit soit Haman ». Ne plus pouvoir distinguer entre le bien et le mal, c’est ramener l’homme à la situation d’Adam, AVANT la faute. Il ne savait pas la différence entre le bien et le mal. À Pourim, on met des masques, pour comprendre que l’apparence extérieure n’est qu’une enveloppe matérielle de l’âme. Toucher est ainsi souligné, car on cache la matière extérieure. Pour le cinquième sens, l’odorat, il est inclus dans toute l’histoire d’Esther. Il faut sentir la Présence divine, et c’est résumé dans le nom d’Esther : Hadassah, qui évoque le Hadass, le myrte, le végétal qui dégage une bonne odeur (dans les quatre espèces de Souccot). Le nom de Mordekhaï évoque le mot « Mora Dahia » – traduction araméenne d’un des composants de l’encens (myrrhe pure). C’est lui qui dégage le parfum de la spiritualité qui est caché dans toute l’histoire d’Esther.

Le Gaon de Vilna comparait Pourim à Kippourim. Pourim est comme Kippour : une exception dans le but de la Torah, qui est d’équilibrer la vie de l’homme sur la terre. À Kippour, on s’interdit de jouir du monde matériel (avec les diverses abstinences de Yom Kippour). À Pourim, c’est le contraire. On permet la jouissance matérielle (repas, enivrement) au-delà de l’habituel, car le matériel est aussi le moyen de connaître le Créateur. Kippour, par son abstinence, Pourim, par sa dimension matérielle, sont des exceptions, car la Torah doit nous enseigner de Le reconnaître. C’est le but des cinq sens, c’est le but de la Torah : harmonie de l’homme avec son Créateur. Il nous faut apprendre à RETROUVER l’AUTEUR derrière Sa création dans toutes les circonstances de l’existence !

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Dernière mise à jour, il y a 47 minutes