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Blog : Torah-BoxVayakhel ? Les femmes sages« Et toutes les femmes que leur cœur portait par la sagesse filèrent [la laine] des chèvres ». (Chémot 35,26) Rachi explique l’expression « filèrent [la laine] des chèvres » : C’était un artisanat habile que de filer la laine qui se trouvait sur les chèvres. Dans la Parachat Vayakhel, la Torah décrit l’incroyable mobilisation de la nation juive pour la construction du Michkan. L’un des artisanats se distinguait par sa difficulté technique et sa nature particulière. La Torah raconte que les femmes sages filèrent la laine nécessaire au Michkan. Rachi cite une Guémara[1] précisant que ces femmes ne se contentaient pas de filer la laine de chèvre de manière traditionnelle, mais filaient les poils alors que ceux-ci poussaient encore sur les animaux vivants. Une question évidente se pose : pourquoi les femmes choisirent-elles précisément une méthode de filage tellement plus difficile ? Il est bien plus compliqué de filer la laine quand celle-ci se trouve encore sur l’animal et que ce dernier est vivant, plutôt que de filer de la laine tondue. Par ailleurs, pourquoi cet acte rend-il les femmes si sages ?[2] Le Yisma'h Moché[3] propose une belle explication sur la motivation halakhique qui se cachait derrière ce chemin difficile, choisi par les femmes qui se dévouèrent pour la construction du Michkan. Il rapporte l’enseignement que les lois du Chabbath sont délibérément placées juste après celles concernant le Michkan, pour nous enseigner que la construction du Michkan ne prime pas sur le Chabbath et que tout le monde devait donc cesser tout travail en ce jour saint. Or, les femmes de cette génération étaient tellement enflammées par leur amour pour la Mitsva qu’elles ne pouvaient se faire à l’idée de cesser leur travail pendant vingt-quatre heures, alors elles trouvèrent un moyen ingénieux de rester impliquées dans la Mitsva. Grâce à leur sagesse, elles comprirent que le fait de filer la laine est interdit par la Torah, tandis que le fait de filer la laine rattachée à un animal encore vivant est considéré comme accomplir la Mélakha avec un Chinouï (de manière inhabituelle). Cet acte est permis par la Torah, bien qu'il soit interdit par les Sages. À ce moment de l’histoire, les décrets rabbiniques qui allaient interdire un tel acte par la suite n’avaient pas encore été promulgués. Ainsi, les femmes dévouées utilisèrent leur « sagesse du cœur » et cherchèrent tous les moyens possibles de rester liées au service de Hachem sans transgresser Sa parole. Elles ne voulurent pas marquer de « pause » dans leur dévotion, montrant ainsi que là où il y a une réelle volonté de servir Hachem, l’esprit peut trouver le moyen d’y parvenir. On peut expliquer différemment le choix des femmes de filer la laine sur des chèvres vivantes, prouvant également leur zèle dans l’accomplissement de la volonté de Hachem. Quand on fabrique des rideaux en poils de chèvre, le processus est fragmenté : il faut d’abord tondre la chèvre, puis nettoyer les poils, puis les filer. Cependant, ces femmes furent émues et portées par un « mouvement du cœur » qui devait s’exprimer immédiatement. Elles ne voulurent pas retarder leur contribution au Michkan, même pour une courte période. Par conséquent, elles voulurent filer les poils immédiatement, alors qu’ils étaient encore attachés à la chèvre, s’assurant qu’il n’y avait pas de moment, même minime, où le matériau serait simplement posé dans un panier comme un objet inerte. Rav 'Haïm Chmouelevitz demande pourquoi Hachem fut mécontent des Nessiim. Leur raisonnement pour retarder leur don semble très compréhensible – pourquoi furent-ils punis pour une erreur de calcul apparemment innocente ? Il répond en citant l’explication de Rachi au sujet de leur punition. Rachi déclare : « parce qu’ils furent initialement paresseux, ils perdirent un “Youd” dans leur nom. »[6] Rachi nous enseigne que la véritable raison de leur retard fut la paresse ! Derrière toutes leurs justifications apparemment valables pour expliquer leur acte, se cachait l’indolence. Le Séfer Vavé Ha’amoudim souligne qu’il n’est pas surprenant que ce verset suive immédiatement celui concernant les femmes sages, pour mettre l’accent sur la grandeur de ces dernières, quand elles se comportèrent tellement différemment des Nessiim. Elles eurent une telle Zérizout qu’elles ne voulurent pas attendre de tondre les chèvres. Ainsi, les femmes sages étaient tellement déterminées à contribuer à la construction du Michkan, qu’elles trouvèrent même un moyen permis de continuer à travailler pendant le Chabbath. Cette qualité nous sert de leçon à tous ; nous devons chercher des moyens de servir Hachem, autant que possible et avec autant de Zérizout (d’empressement) que possible !
[1] Chabbath 99a. [2] La compréhension simple des versets indique qu’il fallait une certaine sagesse pour savoir comment filer la laine à partir d’un animal vivant, mais il semble que leur sagesse visait un point plus profond. [3] Rav Moché Teitelbaum, rapport par Rav Daniel Glastein. [4] Vayakhel, Chémot 35,27 [5] Voir Si'hot Moussar du Rav 'Haïm Chmouelevitz, sur la signification de la perte d’une lettre dans le nom. [6] Rachi, Vayakhel 35,27. Ajouter votre commentaire !
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