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Blog : Torah-Box?Hassidout - ?Le repas du Machia'h' : coutume du 7ème jour de Pessa'hIl existe une coutume ancienne de plus de cent cinquante ans d’organiser un repas le septième jour de Pessa’h en fin de journée, appelé « le repas du Machia’h ». Dans la ‘Hassidout, il est d’usage de raconter pendant ce repas l’histoire du voyage du Baal Chem Tov vers la Terre d’Israël. Les Tsadikim disent que grâce à ce récit, la lumière du Machia’h se prolonge et se révèle dans le monde. Même si le Baal Chem Tov n’est jamais arrivé en Terre d’Israël, il y a de nombreux secrets et de grandes significations dans tout ce qu’il a vécu durant ce voyage. L’histoire s’est déroulée en l’année 5503. Le Baal Chem Tov a décidé de se dévouer totalement, avec abnégation, pour atteindre la Terre d’Israël. De nombreux Tsadikim ont voulu y arriver, parmi eux le Gaon de Vilna. Mais ni le Gaon de Vilna ni le Baal Chem Tov n’ont réussi à y parvenir. Cette année-là, lorsqu’il décida de se rendre en Terre d’Israël, le Baal Chem Tov dit que chaque nuit, lorsqu’il montait là où il montait, il voyait le Or Ha’haïm Hakadoch (Rabbi ‘Haïm ben Attar), qui était monté en Terre d’Israël quelques années auparavant. Le Baal Chem Tov disait que s’il arrivait en Terre d’Israël et rencontrait le Or Ha’haïm, alors la délivrance complète aurait lieu, car lui-même relevait de l’âme de Machia’h ben David, tandis que le Or Ha’haïm relevait de l’âme de Machia’h ben Yossef ; et si tous deux se rencontraient en Terre d’Israël, ils pourraient, par cela, amener la délivrance. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Baal Chem Tov décida de se dévouer avec une totale abnégation et de se rendre en Terre d’Israël. Il avait l’habitude de ne jamais garder d’argent chez lui pendant la nuit : il distribuait tout son argent aux pauvres avant la tombée des étoiles, comme il est écrit dans les : « Jour après jour, D.ieu nous charge de bienfaits, le D.ieu de notre délivrance ». Chaque jour possède sa propre bénédiction. Le Baal Chem Tov disait qu’il ne voulait pas que la bénédiction de ce jour se mélange avec celle du lendemain. Le Noam Elimélekh suivait lui aussi cette conduite. Il avait un ordre d’étude depuis minuit jusqu’au matin, et un jour, lorsqu’il se leva pour dire le Tikoun ‘Hatsot, il sentit que quelque chose n’était pas en ordre dans son cœur. Il vérifia dans la maison et découvrit qu’une somme d’argent avait été oubliée par erreur dans un tiroir. Il ordonna immédiatement à son serviteur d’aller donner cet argent aux pauvres. Lorsque le Baal Chem Tov partit pour la Terre d’Israël, il lui fut très difficile de maintenir cette conduite, car il ne voyageait qu’avec sa fille, Adèle, et son serviteur Rabbi Tsvi Hirsch Sofer. Il leur avait également demandé de ne révéler à personne, durant tout le voyage, qui ils étaient. Le Baal Chem Tov arriva à Istanbul la veille de Pessa’h (le 13 Nissan), et le matin, lorsqu’ils se levèrent, sa fille lui demanda : « Papa, que faisons-nous ? Nous n’avons ni Matsot ni vin ». Le Baal Chem Tov lui répondit : « Celui qui s’est occupé de nous jusqu’à présent s’occupera aussi de nous pour le soir du Séder ». Le Baal Chem Tov partit prier Cha’harit, et pendant ce temps, Adèle descendit au bord de la mer pour laver les vêtements en l’honneur de la fête de Pessa’h. Pendant sa prière de Cha’harit, le Baal Chem Tov ressentit une grande sérénité et une grande clarté d’esprit, et il sut que tout était déjà prêt pour le Séder, de sorte qu’ils n’avaient aucune inquiétude à avoir. Après la prière, il resta pour étudier à la maison d’étude. À cette époque, il y avait un Juif riche originaire d’Allemagne qui n’avait pas d’enfants. Il avait entendu parler du Baal Chem Tov, et lui ainsi que son épouse se rendirent à Mezhibozh afin de recevoir une bénédiction du Baal Chem Tov. Lorsqu’ils arrivèrent à Mezhibozh, on leur dit que le Baal Chem Tov était parti en Terre d’Israël. Il commença alors à le poursuivre. Il leur fallut environ deux semaines pour aller de Mezhibozh à Istanbul, et à chaque étape où ils s'arrêtaient, on leur disait que le Baal Chem Tov était passé là quelques heures auparavant. Ce Juif riche réussit finalement à le rattraper à Istanbul. On peut voir ici la grandeur de la Providence divine : car s’il avait rencontré le Baal Chem Tov quelques jours plus tôt, le Baal Chem Tov lui aurait donné une bénédiction, et même s’il lui avait donné de l’argent, le Baal Chem Tov l’aurait distribué ce jour-là même. Cet homme arriva à Istanbul la veille de Pessa’h. Il se dit qu’il descendrait au bord de la mer, là-bas il rencontrerait des Juifs et leur demanderait s’ils avaient vu le Baal Chem Tov. La première personne qu’il rencontra sur la plage fut Adèle. Il lui demanda si elle connaissait le saint Baal Chem Tov. Elle lui répondit que c’était son père. Cet homme lui demanda où il pouvait le rencontrer. Adèle lui répondit qu’il se trouvait à la maison d’étude. Il lui demanda alors où ils allaient passer la nuit du Séder. Adèle lui répondit qu’ils n’avaient pas encore d’endroit où être hébergés. Cet homme les invita alors à l’hôtel où il logeait. Le Baal Chem Tov revint de la maison d’étude dans l’après-midi. Lorsque sa fille lui raconta cela avec joie, il ne s’en émut pas, car il savait que tout s’arrangerait. Le Baal Chem Tov savait également pourquoi cet homme était venu à lui. [...] Lorsqu’ils arrivèrent à l’hôtel pour la nuit du Séder, le Baal Chem Tov lui dit : « Ne demande rien. Cette année même, tu mériteras un fils. » [...] Après cela, le Séder commença. Le Baal Chem Tov était dans de très grandes lumières, une élévation spirituelle très intense. Après ‘Hatsot (milieu de la nuit), le Baal Chem Tov commença à chanter le chant : « Hodou lahachem ki tov, ki léolam ‘hasdo » (« Rendez grâce à Hachem car Il est bon, car Sa bonté est éternelle »). Il chanta cela pendant environ une heure et demie, et personne ne comprenait pourquoi il chantait ainsi presque jusqu’à l’aube. À quatre heures du matin, on vit le Baal Chem Tov dans une joie immense. On lui demanda ce qui s’était passé. Le Baal Chem Tov répondit : « Demain matin, allez à la synagogue et vous comprendrez pourquoi j’ai chanté ce chant ». Le lendemain matin, l’un des notables de la ville raconta une histoire tout à fait extraordinaire : un terrible décret avait été promulgué contre les Juifs d’Istanbul. Le roi s’était réuni avec l’un des grands cheikhs de l’islam, et ils avaient décidé de décréter que tous les Juifs seraient tués pendant la fête de Pessa’h. Ce cheikh avait réussi à convaincre le roi que les Juifs préparaient des Matsot à la main en kidnappant des enfants non juifs, en les tuant, puis en mélangeant la farine avec leur sang pour fabriquer les Matsot. Au moment où le Baal Chem Tov chantait « Hodou laHachem ki tov », il agissait pour adoucir ce terrible décret. Il raconta qu’il avait réussi à l’annuler par l’intermédiaire de la mère du roi, qui aimait les Juifs. Ce notable juif avait des relations avec la royauté, et grâce à la mère du roi, il réussit à faire annuler entièrement ce décret. La leçon pour nous est que parfois nous voyons les Tsadikim faire des choses qui nous paraissent étranges ; chez le Baal Chem Tov, on le voyait souvent. Lorsqu’un Tsadik enlève le voile, il voit des choses que nous ne voyons pas. Pendant ‘Hol Hamoed, le Baal Chem Tov descendit avec sa fille et son serviteur au port, et ils montèrent sur un bateau en direction de la Terre d’Israël. Le bateau commença à naviguer, et une violente tempête se leva. Le Baal Chem Tov avait avec lui de nombreux écrits de Kabbale et de ‘Hassidout. Il dit alors à sa fille qu’on lui avait révélé du Ciel qu’il devait choisir : soit jeter ses écrits à la mer, soit la jeter elle à la mer — et ce n’est qu’ainsi que la tempête se calmerait. Adèle lui dit : « Papa, toutes les générations futures ont besoin de tes écrits, jette-moi à la mer ». (Adèle était la grand-mère de notre maître, et celui-ci disait d’elle et de sa propre mère qu’elles étaient attachées à Hachem vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et qu’elles étaient à un niveau de prophétie.) Adèle lui dit : « Ce n’est pas une question personnelle. Tu dois me jeter à la mer, et Hachem fera ce qu’Il voudra. Si je dois me noyer, je me noierai. Mais tes écrits sont pour toutes les générations ». Le Baal Chem Tov accepta son raisonnement et ils commencèrent à se préparer à la faire descendre dans la mer. Lorsqu’ils commencèrent à la descendre dans l’eau, elle dit : « Remontez-moi ». Elle dit au Baal Chem Tov : « Jette les écrits, moi je reste ici ». Le Baal Chem Tov lui demanda pourquoi. Elle lui répondit que, dès qu’on l’avait descendue dans l’eau, on lui avait révélé du Ciel qu’elle aurait un petit-fils qui dévoilerait des choses encore plus grandes que les écrits du Baal Chem Tov. Il s’agit de Rabbi Na’hman de Breslev… Adèle avait une fille appelée Feiga, et Feiga était la mère de Rabbi Na’hman. Feiga épousa un Tsadik caché, Rabbi Sim’ha. Le Steipeler écrit à propos de cette génération des élèves du Baal Chem Tov qu’ils étaient comme des anges. Rabbi Sim’ha passait ses jours et ses nuits dans les forêts. Après leurs sept jours de festivités de mariage (Chéva Brakhot), il retourna dans les forêts et à ses occupations. Feiga ne s’attendait pas à avoir un mari qui allait travailler à huit heures du matin et revenir à quatre heures. Elle savait avec qui elle se mariait. Quatre mois après le mariage, elle raconta que du Ciel on lui avait révélé qu’il y avait un moment particulièrement propice pour faire venir au monde une très grande âme. Elle voulait mériter cela, mais elle ne savait pas où se trouvait son mari. Elle raconta cela à Adèle, qui lui dit de ne pas s’inquiéter, et lui enseigna des prières et des intentions (Kavanot) afin de faire revenir son mari à la maison. Feiga alla accomplir ces dernières, et Rabbi Sim’ha, qui à ce moment-là était occupé dans le service de D.ieu dans une synagogue isolée, ressentit soudain le désir de rentrer chez lui. Ainsi, neuf mois plus tard, naquit notre maître. Adèle raconta que du Ciel, on lui avait révélé qu’elle aurait un petit-fils qui illuminerait le monde. [...] Alors, en effet, ils jetèrent les écrits à la mer, et toute la tempête se calma… Au cours de la tempête, ils perdirent leur route et arrivèrent ainsi sur une île. Lorsqu’ils y arrivèrent, ils descendirent pour voir ce qui s’y passait (il existe plusieurs versions quant à ce qu’il y avait exactement sur cette île). Le Baal Chem Tov entra sur l’île avec sa fille et son serviteur. Il atteignit des niveaux très élevés d’élévation spirituelle et d’attachement à Hachem, au point d’oublier le lieu et le temps. Ils se perdirent, puis des brigands arrivèrent, les capturèrent, les attachèrent et voulurent les exécuter. Le serviteur dit au Baal Chem Tov : « Notre maître, accomplis tes actions (spirituelles) ». Le Baal Chem Tov lui répondit : « Tout mon esprit m’a quitté, je ne me souviens de rien ». Le serviteur lui dit : « Alors dis au moins l’alphabet ». Le Baal Chem Tov répondit : « Même cela, je ne peux pas le dire, mais dis-le toi ». Le serviteur du Baal Chem Tov commença à réciter l’alphabet, et cela rendit immédiatement au Baal Chem Tov toute sa connaissance et toute sa conscience, et aussitôt ils furent sauvés. On raconte qu’un ange arriva alors et fit fuir les brigands, les sauvant (certains disent que c’était le prophète Élie), puis le bateau retourna à Istanbul. La veille du septième jour de Pessa’h, ils arrivèrent à Istanbul. Ils célébrèrent le septième jour de Pessa’h là-bas, et le Baal Chem Tov raconta tout ce qui leur était arrivé. C’est de là que vient la coutume de raconter chaque année, le septième jour de Pessa’h, l’histoire du sauvetage du Baal Chem Tov… (Traduit de l'article "Le repas du Machia’h et le voyage du Baal Chem Tov en Terre d’Israël", du feuillet “Or Hadaat” sur le site dirshu.co.il) Ajouter votre commentaire !
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