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Blog : Torah-Box

J'ai perdu le goût de l'étude, comment le retrouver ?

Question : « Je suis étudiant en Yéchiva, mais depuis longtemps je ne ressens plus l’envie d’étudier. Je vais parfois dans des endroits qui, je le sais, ne sont pas très appropriés, et je fais certaines choses que je ne devrais pas faire. J’aimerais sortir de cette situation dans laquelle je suis tombé, ne plus être attiré vers ce qui est mauvais et plutôt me diriger vers le bien ».

Qu’est-ce qui amène un élève de Yéchiva à arriver à une telle situation ? Quelle solution peut-on donner à ce jeune, et que peut-on faire pour que cette dégradation ne ne se poursuive pas ? 

Réponse du Rav Boyer : 

Dans la Paracha de A'haré Mot, il est écrit : « Comme les actes du pays d’Égypte dans lequel vous avez habité, vous ne ferez pas ; et comme les actes du pays de Canaan où Je vous mène, vous ne ferez pas ; et vous ne suivrez pas leurs lois. Vous accomplirez Mes lois et vous garderez Mes statuts pour marcher en eux, Je suis Hachem votre D.ieu ». Dans ces versets, il y a plusieurs directives et mises en garde : il faut garder les lois et les statuts, et il est interdit d’agir comme les nations. Mais il y a ici encore un autre point : marcher dans les voies de Hachem et ne pas marcher dans les lois des nations. Que signifie précisément cette « marche » ? Rachi explique : « marcher en eux — ne t’en détourne pas, afin que tu ne dises pas : j’ai appris la sagesse d’Israël, j’irai maintenant apprendre la sagesse des nations ».

Le grand Rabbi Baroukh Sorotzkin (Roch Yéchiva de Telz) explique que cette « marche » fait référence à l’effort dans l’étude de la Torah. Cela signifie qu’il ne suffit pas d’étudier simplement, mais qu’il faut fournir un effort et avancer dans la voie de la Torah, car la Torah ne s’acquiert que par l’effort, comme l’ont enseigné nos Sages : « Si vous marchez dans Mes statuts — cela signifie que vous vous investissez avec effort dans la Torah ». Ainsi, il n’est pas possible pour une personne de dire : j’ai déjà étudié la sagesse d’Israël, maintenant je vais aller étudier la sagesse de l’Égypte. Cela n’aurait de sens que si l’étude de la Torah était une simple étude. Mais puisque l’essentiel de l’étude de la Torah réside dans l’effort, c’est quelque chose qui n’a ni fin ni limite. On ne peut pas dire : j’ai déjà appris, car il n’y a ni mesure ni fin à la profondeur de la Torah. Plus une personne s’y plonge, plus elle peut approfondir encore, et plus elle approfondit, plus s’ouvrent devant elle des sources et des jaillissements sans fin. Rabbi Sorotzkin écrit encore au sujet de cet effort dans la Torah que ce n’est pas seulement une qualité ou un avantage dans l’étude, mais que sans effort, la Torah ne s’ancre pas du tout chez l’homme.  « La Torah que j’ai étudiée dans l’effort, c’est elle qui m’a soutenu ».

Lorsque l’on étudie avec effort et avec analyse approfondie, la Torah devient un acquis de l’âme de l’homme, et alors on mérite de ressentir combien cette dernière nous est chère et douce, comme le dit la Guémara : l’homme préfère un Kav (petite mesure) qui lui appartient à neuf Kavim appartenant à son prochain, et Rachi explique : parce qu’il s’est donné de la peine pour cela. Il en est de même lorsqu’un homme se donne de la peine dans la Torah : soudain, il ressent de l’affection et de la douceur. Comme l’exprime le Or Ha’haïm Hakadoch : « Si les hommes ressentaient la douceur et la saveur du bien de la Torah, ils en deviendraient fous et s’y attacheraient avec ardeur ».

Selon cela, nous pouvons expliquer les versets de la Paracha A'haré Mot. Certes, la Torah ordonne de ne pas agir comme le pays d’Égypte ni comme le pays de Canaan. Mais que fera un homme qui est attiré par ces comportements ? Il pense que la solution réside dans le commandement : « Vous accomplirez Mes lois et vous garderez Mes statuts », mais cela ne l’aide pas. C’est pourquoi la Torah vient nous enseigner : « marcher en eux ». 

Le conseil face aux lois des nations, c’est l’effort dans la Torah. 

C’est cela qui procure à l’homme du plaisir, et cela fait qu’il ne ressent plus le besoin ni le désir d’agir comme le pays d’Égypte ou comme le pays de Canaan. De là, on peut comprendre que ce jeune homme qui étudie à la Yéchiva, mais qui étudie la Guémara de manière superficielle, seulement pour s’acquitter de son devoir, ne trouve pas de plaisir dans son étude. Certes, il accomplit « Vous accomplirez Mes lois et vous garderez Mes statuts », mais il lui manque « marcher en eux ». Or, l’âme de l’homme a besoin de plaisir et de connexion. Un homme qui ne trouve pas de plaisir dans la Torah, malheureusement, en vient aux comportements du pays d’Égypte et du pays de Canaan. La solution est d’aider ce jeune homme et de le faire progresser dans son étude, sans pression ni contrainte. Simplement avancer lentement, étudier et prendre des notes, jusqu’à bien comprendre. 

Ainsi, peu à peu, l’homme sent qu’il s’immerge dans la Torah, et soudain, il commence aussi à découvrir le plaisir. À propos de ce plaisir, il est dit : « la lumière qui s’y trouve le ramène vers le bien »…

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Dernière mise à jour, il y a 10 minutes