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Blog : Alain AzriaBoycott ? Ah, les cons !Par Marc Knobel
12/06/09 - - Thème: Boycott Ils sont quelquefois une vingtaine à arpenter les rayons de certains magasins du groupe Carrefour, tout en brayant, tout en s'esclaffant, tout en hurlant. Mais, où vont-ils donc -d'un pas si alerte et avec une si grande assurance- qu'à vingt, qu'à trente, ils peuvent se prendre ou se croire comme les maîtres du magasin ? Mais, bien sûr, comment l'avais-je oublié ?! : À la seule recherche de produits estampillés « made in Israël », ma bonne dame ! C'est là justement qu'ils vont, parce que le reste ne les intéresse pas, mais alors pas du tout. Ils n'auront pas, par exemple, l'idée de chercher les pistaches iraniennes (se moquent-ils qu'Ahmadinejad soit au pouvoir en Iran ?), de jeter aux orties les produits chinois (par solidarité pour le Tibet ?), de toucher à la vodka russe (pour les Tchétchenes), de mettre de côté des produits yankee ou libanais (quelle farce ce serait pour Nasrallah et le Hezbollah !). Mais non, surtout pas ! C'est là qu'ils s'agglutinent et uniquement là : lorsqu'ils reniflent les oranges, les pamplemousses et les avocats, lorsqu'ils les lèvent pour les jeter par terre ou les déposer dans des caddies, tout simplement parce que ces produits ont le malheur de venir d'Israël ! C'est là, et là seulement, qu'ils iront braver le danger - pensent-ils - de peur de croiser peut-être (allez savoir ???) dans une allée du supermarché un tank de Tsahal, ou (sait-on jamais encore (sic) quelques agents du Mossad, ou les représentants du sionisme international (resic), et c'est là que les si « braves », les si « courageux », les si « téméraires » Héraults des temps modernes feront ce qu'ils pensent être une bonne action : découper l'orange, arracher le c'ur du pamplemousse, broyer le noyau de l'avocat israélien !!!!!!!! Ma bonne dame, je vous le dis : c'est gens sont des hommes, des vrais, qui en ont' Je suis même certain - s'il le fallait - qu'ils feraient le siège des produits cacher, pour voir ce que cela fait d'emmerder' les israéliens, les sionistes, les Juifs, les israélites, les' ? Quelle classe alors' Ah ! Les cons ! Marc Knobel Photo : D.R.
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Quel symbole représentatif pour la palestine ???
http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Do-13802248
au dodo
http://www.israelvalley.com/
et en particulier:
http://www.israelvalley.com/news/2009/06/16/23151/israel-economie-le-chiffre-du-jour-la-balance-des-paiements-a-enregistre-un-excedent-spectaculaire-de-2-7-milliards-de-dollars-au-premier-trimestre-2009
comparez Hitler avec ses braillards ne veut rien dire...
Envoyé par Bernard
Quel hasard Bernard, primo-europe vient d´éditer cet article:
http://www.primo-europe.org/index.php
Josiane Sberro & Véronique Lippmann
En 2004, Georges Bensoussan a accordé à Primo une interview, un large tour d’horizon sous le pseudonyme d’Emmanuel Brenner. Lire partie 1, partie 2. Cinq ans après, cet échange soulève toujours le même intérêt soutenu de nos lecteurs. Nous voilà à nouveau réunis pour actualiser sa réflexion à la lumière des évènements du moment. Ce long entretien sera diffusé en 6 parties.
Primo : Quel est votre constat après les manifestations de cet hiver, au cours desquels des propos haineux ont pu être impunément clamés sur la voie publique.
Georges Bensoussan : Ce qui m’a frappé dans ces manifestations c’est d’abord le voisinage de l’extrême gauche française et des imams. On a vu une fois encore que l’ultra gauche n’était pas très regardante sur ses alliances et qu’elle était prête à s’allier avec ce qu’il y avait de pire dans la réaction cléricale, qu’elle soit juive chrétienne ou musulmane.
Réaction cléricale donc antiféministe, homophobe et ostraciste. Cela confirme le propos de Georges Orwell au sujet de la gauche et de l’antitotalitarisme.
La gauche n’est pas anti totalitaire; la preuve c’est qu’elle est prête à s’allier à présent avec le seul véritable totalitarisme d’aujourd’hui : le totalitarisme islamique.
Dans les années 30 Orwell disait que la gauche était antifasciste et non anti totalitaire; cela se confirme soixante dix ans après.
Primo : Avez-vous ressenti une évolution dans le « discours » de ces manifestations ?
GB : En ce qui concerne ces slogans, je suis interpellé par ce qui s’est passé à Metz et Strasbourg. Lors de deux manifestations en janvier, au moment de la dispersion, un groupe de manifestants a hurlé « A la synagogue » !
A ce cri de ralliement, deux cents manifestants au moins se sont précipités pour encercler la synagogue. Ils se sont contentés d’intimider les fidèles. Les quatre policiers en faction n’ont pas eu à intervenir. S’il n’y a pas eu agression, il y a eu manœuvre d’intimidation.
Cette action reprenait très exactement les slogans de l’ultra droite française et des antisémites de rue de l’Affaire Dreyfus. On n’avait pas vu en France de scènes de cet acabit depuis cette époque.
Primo : Mais il y a eu un silence total de la part de la presse
GB : Oui, c’est d’ailleurs inquiétant. Cette agression représente pourtant un tournant : elle impose la confusion entre l’action de militaires israéliens dont on a le droit de penser ce que l’on veut, et la communauté juive de France. Les Juifs de France sont assimilés à l’état d’Israël, et la synagogue de Metz à son ambassade.
C’est extrêmement grave. Ce dérapage qui excluait totalement les Juifs de la communauté nationale, n’a pas été relevé. Le silence prudent sur ces faits est dans la droite ligne de la lâcheté ambiante.
On ne veut ni fâcher ni stigmatiser craignant la réaction des banlieues. Il y a une peur non dite dans ce pays, résultat d’un esprit Munichois qui perdure. On redoute d’affronter le danger, espérant qu’en refusant d’y faire face le danger disparaitra de lui-même. En 36/38 on a mis la tête dans le sable, le résultat fut 1940.
Primo : Justement à propos de banlieues, quelle a été votre vision lors des émeutes de 2005 ?
G.B. : C’était prévisible. Dans certaines banlieues, nous sommes en situation de pré-explosion sociale. Plus de cent voitures brûlent chaque nuit mais personne n’en parle. Cela fait partie du quotidien.
Quand on en est là, c’est que le pays connaît une situation de guerre civile larvée dans ces territoires relativement abandonnés. La police n’entre plus dans certains quartiers de non droit, empêchant les plaintes d’aboutir.
Primo : On admet sans doute un seuil de tolérance ?
G.B. : Le problème du seuil de tolérance, quand on l’admet, c’est qu’il ne peut être fixe. Il peut monter, et monte d’année en année. On tolère aujourd’hui des faits totalement invraisemblables il y a vingt ans.
Nous sommes à l’heure actuelle dans un climat d’accoutumance qui rend le pire possible. Mais nous ne sommes pas pour autant dans la répétition des années trente. Les situations ne sont pas comparables.
S’il n’y a pas répétition, il y a un enseignement de l’Histoire: Tout seuil d’accoutumance appelle à une étape plus grave encore. D’accoutumance en accoutumance, nous allons vers le pire. L’habitude est le chemin qui mène au crime.
Si l’on avait dit en 33 à la masse des Allemands, y compris ceux qui avaient voté nazi, qu’on allait se débarrasser des Juifs à l’échelle de Treblinka, il y aurait eu un immense tollé pour s’opposer à cette infamie.
C’est toujours par dilution, par stades, par phases, que l’on habitue les hommes à anesthésier progressivement leur conscience et à accepter le pire. La terreur y joue son rôle, mais rien n’est donné brutalement.
Soixante ans après, on peut se demander pourquoi le peuple Allemand n’a pas réagi. Nous percevons le résultat massif. Le peuple lui, est enfermé dans un processus très dilué sur cinq, voire dix ans. Il ne peut voir arriver la catastrophe. Savoir par exemple le 20 juillet 42 ce que serait le 21 juillet pour le ghetto de Varsovie.
La grande erreur des Juifs est de penser que l’on est toujours dans la répétition de quelque chose.
Primo : Répétition ou pas, actuellement la communauté juive semble se replier craintivement sur elle-même.
G.B. : C’est une constante de la condition juive diasporique. Prenons les archives de la communauté juive de l’affaire Dreyfus ou celles de Lybie, d’Egypte ou d’Irak dans les années 20 où les relations avec les arabes se dégradent fortement.
Ce sont des communautés apeurées, qui font profil bas. Surtout ne pas faire d’histoires. Cela ne s’explique pas de façon ethnique comme si les juifs avaient le gêne de la lâcheté.
Toute oppression déforme le visage de l’opprimé. Le sionisme n’a pas été une reconquête territoriale, mais une reconquête de soi; une reconquête psychique, ce que refusent de voir les « bien pensants de profession ».
Le sionisme est en profondeur une idéologie de décolonisation du sujet : la dimension libératoire au sens où Franz Fanon ou Memmi ont écrit sur le colonialisme.
Primo : La violence faite à l’autre se répand dans une population de plus en plus jeune.
GB : La violence décrite en 2002 dans les « Territoires perdus de la République » fait figure d’eau de rose à côté de la violence vécue aujourd’hui dans les établissements.
Par le biais des formations, je reste en contact avec nombre d’enseignants qui me racontent que c’est infiniment pire en Seine St Denis, entre autre. Des scènes de violence avec armes de poings sorties sont fréquentes.
Iannis Roder (1), l’un des rédacteurs des TPR a raconté des incidents à faire frémir, dont on n’avait pas idée en rédigeant l’ouvrage.
On en était au coup de poing, au tabassage, au coup de couteau à la rigueur mais pas à l’arme de poing. Cette violence n’a rien d’ethnique.
En début d’année, dans la classe de 3ème d’Iannis Roder, se présente comme tous les ans un policier en uniforme pour sensibiliser les élèves au rôle civique de la police. Très courtoisement, un élève l’interroge « Pourquoi vous avez, vous, le droit de porter des armes et pas nous ? »
On assiste à une véritable désinstitutionalisation de la société et là est le véritable germe de la violence. C’est un effondrement de la représentation de la Loi du symbolique, donc des institutions.
Pour Pierre Legendre, nous ne sommes pas des sociétés sorties du nazisme, mais des sociétés post-nazies d’une certaine façon. Tout le symbolique qui a été détruit dans le nazisme est malheureusement resté en partie détruit.
Quand on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi, on bouleverse les repères de la filiation. Quand on bouleverse les repères de la filiation on est dans la folie donc, dans la violence.
Les adultes qui font respecter la Loi passent pour des fascistes, alors que incarner la Loi c’est donner du sens aux choses, qui évite le chaos donc la violence. Nous sommes loin des causes ethniques de la violence.
Primo : Une inversion des valeurs ?
La loi protège, la liberté opprime.
Pour parler de cette violence, il est inutile de prendre le thème de la décadence en éducation. De la 3ème République à l’entre deux guerres, tous les éducateurs parlent de ce thème récurrent.
Le terme de décadence stigmatise contre vous tous ceux qui ont un peu de connaissances historiques.
On doit plutôt se poser la question : Pourquoi structurellement y a-t-il une telle violence dans une partie de la jeunesse des quartiers dits sensibles dans la novlangue hypocrite.
C’est-à-dire, en clair, des quartiers délaissés, des cités laissées totalement à l’abandon; des pourrissoirs sociaux qui ont été crées par toutes les classes dominantes de ce pays.
Il faut bien voir la responsabilité de la bourgeoisie française d’il y a quarante ou cinquante ans dont on ne parle pas beaucoup. En 1940, Marc Bloch l’avait déjà très bien dit dans « L’étrange défaite ». C’est elle qui a fait le naufrage de ce pays. C’est elle qui a crée le problème d’une immigration non intégrée.
Elle a cantonné ces immigrés que l’on pouvait encore intégrer à un certain moment, dans des ghettos pourrissoirs d’où l’on ne pouvait plus sortir. La rupture date de 74/75.
Ce qui est frappant dans la violence de ces jeunes, c’est que beaucoup sont d’Afrique Subsaharienne. Il faut bien notifier que ce propos n’a aucune connotation raciste car le chœur des bien pensants va se jeter sur mon propos pour dire « c’est un raciste » comme on tente aujourd’hui de le dire de Manuel Valls.
La question qui nous est posée derrière un Fofana, c’est qu’il y a beaucoup de Fofana en herbe dans cette société ; le cas Halimi, s’il fut le plus dramatique, ne fut pas le seul.
Josiane Sberro & Véronique Lippmann © Primo, juin 2009
1) Professeur agrégé d’Histoire en Seine St denis contributeur des TPR, auteur de Tableau Noir Editions Denoël. Restituant de bouleversants dialogues avec les élèves, il nous invite à retrousser nos manches, à changer le monde, l'école et à offrir des perspectives citoyennes aux enfants.
LE MONDE | 12.06.09 | 14h24 • Mis à jour le 12.06.09 | 14h24
n attribue volontiers à Nicolas Sarkozy la crise du FN. En réalité, le parti "attrape-tout" souffre de l'après-11-Septembre. Jusque-là, il parvenait à fédérer les aigreurs grâce à un message xénophobe dans lequel pouvaient se retrouver tous les racistes, qu'ils soient antiarabes ou antijuifs, catholiques intégristes ou franchement païens. Depuis, le nouveau bouc émissaire n'est plus tellement l'Arabe ou l'immigré, mais, au choix, le juif ou le musulman. Cruel dilemme.
Les catholiques intégristes nostalgiques de la colonisation méprisent les Arabes mais respectent les musulmans (de bons croyants). D'autres veulent résister à l'islam sous la bannière des croisés. Ceux-là hésitent entre le FN et Villiers.
Chez les nationaux-révolutionnaires aussi, on se tâte... entre profaner un cimetière juif ou musulman, selon l'inspiration de la dernière bière. Mais dans l'ensemble, les nostalgiques du nazisme préfèrent de loin l'antisémitisme à la musulmanophobie.
Entre ces rivières de haine, des parcours sinueux faussement élaborés existent. Alain Soral, l'essayiste des aigris, passé du marxisme au nationalisme, du PCF au FN, a finalement rejoint Dieudonné. Quand il militait avec les nostalgiques de la colonisation, il écrivait que les "beuricots" étaient de la graine de délinquants et "le métissage" une forme de "violence". Depuis qu'il milite avec les intégristes chiites du Centre Zahra (proche de l'Iran et du Hezbollah) au sein de l'association Egalité et réconciliation, il se rend volontiers au congrès de l'UOIF pour admirer Tariq Ramadan.
C'est la nouvelle mode. Les rouges-bruns d'hier ont viré verts-bruns. Leur nouveau clown s'appelle Dieudonné, et le Parti antisioniste leur sert de façade. Côté cuisine, l'argent des affiches était avancé par l'ancien imprimeur du FN (Fernand Le Rachinel) et le budget "bouclé" par Yahia Gouasmi, l'ami du régime iranien. Côté discours, les conférences de presse recyclaient le bon vieux thème de l'"anti-France". Comme tonner contre "ces mauvais Français qui soutiennent insidieusement une patrie étrangère" (entendez les juifs de France pro-Israël).
Maria Poumier, l'une des candidates, a pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas de tous les juifs, mais d'une mafia qui "usurpe l'appellation d'une religion". Un autre colistier, animateur du site "La banlieue s'exprime", a cru bon d'ajouter : "La France, ceux qui ne l'aiment pas, c'est dehors !" Un slogan sans doute inspiré par les candidats nationalistes présents sur la liste : Alain Soral, bien sûr, mais aussi un ancien du Front national de la jeunesse, et un transfuge du Renouveau français, une association royaliste qui rêve de restaurer la théocratie chrétienne.
Voilà qui ne déplairait pas à Yahia Gouasmi. Le partisan de la théocratie iranienne regrette que "les chrétiens vivent comme des étrangers chez eux". Heureusement, lui et ses amis promettent de les libérer des sionistes... qu'ils voient partout. "Derrière chaque divorce" et même derrière le virus H1N1 ! Lors de cette fameuse conférence de presse, l'un des candidats du Parti antisioniste s'est emporté contre "ces gangsters qui manipulent le monde à coups de mensonges et de guerres bactériologiques... comme ces derniers temps avec cette fausse grippe". Le candidat en question s'appelle Christian Cotten, un ardent défenseur des sectes et de la Scientologie.
Il ne manquait qu'un complot extra-terrestre... Pari tenu. Le mouvement raélien a envoyé un messager soutenir la liste de Dieudonné. C'est ce qui s'appelle ratisser large. En vain. Malgré Gaza, le Parti antisioniste n'a pas déplacé les foules : à peine 37 000 électeurs en Ile-de-France. A Ménilmontant, à Saint-Denis, sur d'autres marchés des quartiers populaires, les colistiers de Dieudonné se sont fait siffler et traiter de fachos. Il existe peut-être encore une conscience antifasciste populaire dans ce pays.