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Blog : Riposte NesherSOUTIEN A LA LDJ Jean-François Touzé, Président de la NDR, conseiller régional d'Ile-de-FranceUne coalition allant du MRAP à l'extrême droite « brune-rouge-verte », en passant par l'ensemble de la mouvance pro islamiste, réclame la dissolution de la Ligue de Défense Juive (LDJ) accusée sans preuve d'être à l'origine du saccage d'une librairie pro palestinienne à Paris. Aux responsables de la LDJ et à ses militants, je tiens à dire ici mon soutien et ma solidarité face aux attaques injustes dont ils sont l'objet. ?> SOUTIEN A LA LDJ 311 commentaires
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En quelle année y étais-tu? Moi j'y suis allée en 79-80...puis en 85/86...j'en ai fait partie assez longtemps.
Je te réponds sur ton mail
Yehudit
Hilda chapeau tu as réussi à les calmer
Je veux commencer et finir mon commentaire avec des remerciements pour toi...parce que chose sure ce n’est pas le fanatisme qui doit avoir le dernier mot, le pouvoir absolu de faire oublier tout ce qui est humain, chaleureux ….
Le reste de mon commentaire est adressé aux gens qui approuvent les méthodes de Jean
Alors si j’ai bien suivit
Le sexisme est une preuve d’honnêteté intellectuelle ???
Je suis choquée.. non pas tant à cause des insultes de jean mais que des femmes, des hommes approuvent cette façon de faire … car les insultes de jean sont une réduction de la femme en tant qu’objet sexuel..
Que je sois idiote, creuse ok … rien à dire mais des l’instant ou jean (par honnêteté intellectuelle et engagement sioniste ????) me donne du
Je n’irai pas vous réchauffer
s….. pe
C’est bien de sexe qu’il s agit
C’est bien plus grave qu’une insulte banale même nominative
Et la je m’inscris en totale désapprobation... ce n’est pas une question politique mais un acquit qui devrait faire l’unanimité
Sinon toutes les indignations sur les femmes voilées pour ce que cela raconte dans la soumission ne sont que blablabla hypocrite !
Si cela revient a cautionné un Jean qui recours en ponctuation a des insultes sexiste.
C’est inadmissible et c’est cela qui aurai du faire l’unanimité....a suivre
J’ai mélangé dans le but de tenter de mettre en évidence que les qualificatifs de : honnêteté intellectuelle, sioniste engagé etc. ont fleurit et pas même un bémol pour dénoncer avec force ce sexisme.
J’ai mélangé pour tenter de démontrer par l’absurde que la politique n’excuse pas le débordement sexiste !
Pas pour diviser mais rassembleur au contraire autour l’affirmation forte qu’une femme ne peut et ne doit jamais être réduite à être un objet ! D’homme à homme et pas en dessous de la ceinture ! Question de respect ni a droite ni a gauche ni au centre mais valeur universelle..
Alors vide, débile, creuse, parasite ok
POUR LE RESTE C EST DEFINITIVEMENT TRES CONTESTABLE
De nouveau donc merci a toi Bernard ….
C’est ce que je retiendrais largement.. Merci pour ton regard.
Ce sera ma conclusion et mon dernier mot sur le sujet.
mardi 11 mars 2008, par Admin
Traduit par Méir Ben-Hayoun
Les propos et les remarques en italique sont du traducteur.
Mars 1988. Le gouvernement israélien est bicéphale, coalition d’union nationale Likoud- Avoda. Le poste de Premier Ministre est partagé entre les deux grands partis : de 1984 à 1986, Shimon Pérès de Avoda et de 1986 à 1988, Itzhak Shamir du Likoud. Le parti Kach pour la première et seule fois a remporté un siège aux élections de 1984.
La classe politique israélienne, toute tendance confondue, est unanime pour ostraciser et mettre au ban le nouveau député, le Rav Méir Kahana. Excommunié, considéré comme un lépreux, les députés sortent tous de l’enceinte lorsqu’il prend la parole. Par tous les moyens, on cherche à le neutraliser. La commission parlementaire formée de députés représentants tous les partis politiques lui entame ses droits. Il ne peut envoyer du courrier par la Knesset comme les autres députés.
On lui retire sa liberté de mouvement dans le cadre de l’immunité parlementaire qui permet à tout député de se rendre partout où il le désire pour son action politique. Par exemple, la police n’est pas autorisée à arrêter un député présent à une manifestation interdite. Les factions de droite et les partis religieux sionistes et ultra orthodoxes sont les plus virulents envers le Rav Kahana parce qu’il fait des émules au sein leur électorat. Dans des conversations privées, nombreux sont ceux (même dans le centre gauche) qui reconnaissent à voix basse que le Rav Kahana a raison sur bien des points mais que ces choses ne peuvent être dites tout haut, alors ils le combattent politiquement et participent à la chasse aux sorcières contre lui.
On organise des séminaires sur la démocratie dans les écoles et à l’armée pour exorciser la jeunesse israélienne du « sortilège Kahana ». La presse réalise des prouesses inégalées, même par l’appareil soviétique de propagande stalinien, pour déformer son image et ses propos. Elle ne lui donne pas la parole. Elle décrit un monstre donc elle n’est pas tenue de se mesurer avec son argumentation. Elle accuse le chien de la rage pour mieux l’abattre.
Deux ans auparavant, le navigateur de combat, Ron Arad est tombé entre les mains du Hezbollah et on ne sait ce qui lui est advenu - Jonathan Pollard a été arrêté par le FBI aux Etats-Unis et a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir trahi et transmis des informations top secrètes au profit d’Israël. La première Intifada est alors toute fraîche. Elle éclate deux mois auparavant en fin décembre 1987. Le pays est désemparé.
Le leadership politique et militaire n’a pas de réponse. La loi militaire est encore en vigueur en Judée Samarie et dans Gaza. L’OLP est encore une organisation hors la loi, mais les voix se multiplient pour demander de la reconnaître comme représentante légitime du peuple palestinien. Les arabes israéliens, l’OLP, les factions terroristes ne manquent pas d’en prendre note. Les Etats-Unis et les européens, de concert avec la nouvelle vague d’émeutes et de terrorisme, redoublent d’efforts pour faire pressions sur le gouvernement israélien, ce qui aboutira à la Conférence Internationale de Madrid en Novembre 1991 et aux sinistres accords d’Oslo le 13 Septembre 1993.
L’audace israélienne qui n’est plus qu’un lointain souvenir, laisse place à l’inhibition et à l’hésitation. Les artistes et les écrivains minent de l’intérieur la société israélienne et remettent en cause le droit absolu du Peuple d’Israël à son Etat en tant que Peuple lié à sa Terre. Les attentats se multiplient, pas autant dans les années 90 et 2000 bien sûr, mais suffisamment pour que cela fasse problème stratégique. Des soldats et des jeunes sur les chemins sont kidnappés et retrouvés en morceaux (les soldats Ilan Saadoun, Rahel heller, Hadas Kedmi, Avi Sasportas, Moshé Tamam, les adolescents Touboul et Karamani, Dany Katz et bien d’autres)
Le public israélien gronde mais de façon inorganisée. La droite traditionnelle est prise dans un tourbillon de luttes intestines de ses dirigeants qui déjà privilégient leurs intérêts personnels. A l’approche des élections de 1988, des sondages d’opinion qui ne seront pas publiés suscitent une panique générale, plus que la vague de terrorisme. Les intentions de vote prévoient douze sièges au Parti Kach sur 120.
C’est la sonnette d’alarme dans la classe politique, surtout chez les religieux ultra orthodoxes et sionistes et à droite. Des rabbanims sont aussi de la partie. C’est là que voit le jour l’union impure de tous les acteurs de l’échiquier politique qui mettront un contrat sur la tête du Rav Méir Kahana, « exécuté » par le Comité des élections, mesure qui sera entérinée par la cour suprême. Le parti Kach sera disqualifié de se présenter à d’autres élections, la cause invoquée étant qu’il représente une « idéologie raciste ».
יא אדר תשמ"ח 02.03.88
Motion de censure contre le gouvernement, soumise par le parti « Kach » pour le danger à l’existence de l’Etat d’Israël que représentent les ennemis et les traîtres de l’intérieur.
Le Président de la Knesset(vide), Mr Shlomo Hillel : Nous abordons maintenant la prochaine proposition à l’ordre du jour : la motion de censure du parti « Kach » contre le gouvernement pour « le danger à l’existence de l’Etat d’Israël que représentent les ennemis et les traîtres de l’intérieur. » La parole est au député Kahana.
Le Rav Méir Kahana : Honorable président, honorable Knesset, quand Abraham notre père partit avec son fils Isaac pour le sacrifice, il prit avec lui deux jeunes garçons. « Le troisième jour, Abraham levant les yeux, vit l’endroit de loin. » (Genèse XXII, 4). Nos sages interrogent : « Qu’a-t-il vu ? Il vit une nuée sur la montagne ». Il s’adressa à Isaac : « Mon fils, vois-tu ce que je vois ? » Isaac répondit : « Oui ». Abraham demanda aux deux jeunes garçons ; « Voyez-vous ce que je vois ? » Ils répondirent ; « Non ». Il leur dit alors : « Puisque l’âne ne voit pas et que vous aussi ne voyez pas, installez-vous ici avec l’âne, peuple comparé à l’âne ».
Donc, Messieurs les députés de la Knesset, il y a des êtres humains qui voient, qui comprennent, qui perçoivent les choses, qui appréhendent la réalité et la vérité. Il y a en a d’autres qui regardent exactement dans la même direction, la même situation et ne voient strictement rien. Des ânes.
Plus surprenant, plus étonnant que les ânes incapables de voir, il y a ceux qui ne veulent pas voir. Dans la Torah, après les sept plaies infligées à l’Egypte par HaKadosh Baroukh Hou, Moshé se présente et met en garde de la huitième plaie, la plaie des sauterelles. Les serviteurs du Pharaon effrayés, frustrés s’adressent à leur souverain : « Ne sais-tu pas encore que l’Egypte est perdue ? »
Le grand commentateur Ibn Ezra (1089-1164) nous propose une explication brillante fondée sur une connaissance profonde de l’âme humaine. Sur les mots « Ne sais-tu pas encore » nous dit Ibn Ezra : « Ne désires-tu pas encore qu’il te devienne clair à l’esprit que l’Egypte est perdue ? ». Députés de la Knesset ; Quelle explication magnifique et vraie ! Bien évidement, le Pharaon sait que l’Egypte est perdue. Il est impossible qu’après les sept premières plaies surnaturelles, il ne sache ni ne comprenne la vérité, mais ce souverain entêté ne veut pas voir, il ne veut comprendre, Il ne veut prendre acte de la vérité amère et par conséquent se cache les yeux et s’enfuit devant la lourde réalité. Il ne désire pas voir les choses clairement.
Faiblesse humaine : le refus de regarder le mal les yeux bien ouverts. Et comme il est dit dans Isaïe (XXXIII, 15) : « ….ferme les yeux pour ne pas voir le mal »
Messieurs les députés, nous sommes témoins aujourd’hui de toute une catégorie de la société qui ne voit rien : des politiciens, des hommes de lettres, des écrivains, des hellénisants de tout acabit – tout simplement des ânes incapables de voir, ou bien des pharaons à l’âme pétrifiée, refusant de regarder le visage hideux de la vérité amère, de la dure réalité, et qui, tout tremblants, s’enfuient de devant le monstre et s’enferment dans une tour d’ivoire en se voilant les yeux et en nourrissant l’illusion infantile que s’ils ne regardent pas la réalité, elle disparaîtra d’elle-même. Des ânes, des pharaons, des déments ! Ces personnes, dans la confusion la plus totale, érigent des tours de Babel, des grattes ciel de légendes fantaisistes et de mythes grotesques qui n’auraient pas fait pâlir les sages de Helem.
1ère légende : L’arabe israélien, le palestinien résident dans l’Etat juif est un bon arabe fidèle et loyal envers l’Etat d’Israël. On ne doit le confondre avec le méchant arabe, le palestinien résident des territoires, celui qui nous jette dessus des pierres, des cocktails Molotov ne ressemblant pas aux pierres et aux cocktails Molotov de Wadi ‘Ara. (Région entre Hadera et Afoula, peuplée principalement de villes et de villages arabes israéliens)
2ème légende : L’arabe israélien, le palestinien résident dans l’Etat juif, est pauvre et opprimé et fait face à un dilemme de double allégeance : d’une part il appartient au Peuple palestinien auquel va toute son affection, et d’autre part, il est citoyen de l’Etat juif auquel va aussi toute son affection. Mais jamais, au grand jamais, l’arabe israélien, le palestinien résident dans l’Etat juif ne trahirait Israël, l’Etat auquel il est attaché du plus profond de son coeur.
3ème légende : Nous devons comprendre ce pauvre homme et l’aider à sortir de sa détresse. Il doit sentir que nous l’aimons, qu’ici est sa maison. Nous devons lui fournir électricité, eau courante, égout, de sorte qu’il reste un bon arabe. Nous devons améliorer son niveau de vie. Par exemple en extirpant sa rage, sa frustration et son nationalisme palestinien en lui construisant des latrines modernes où il restera assis bien sagement. Oh Peuple dénué d’intelligence et de cœur (Jérémie V, 21), Peuple insensé et peu sage (Deutéronome XXXII, 6) ne sais-tu pas encore que justement comme cela, justement par de telles illusions dignes de Helem, Israël est perdue ?
Juifs, la vérité amère est si énorme et si claire qu’on ne peut l’éluder. Même des élèves d’école primaire la comprennent et la reconnaissent. Quelle est la vérité ? La vérité est que les arabes se trouvant parmi nous, nos « citoyens » arabes israéliens, les députés de la Knesset Mouhamad Miari, Toufik Toubi, Toufik Ziad, Mahmad Wattad et tous les autres haïssent l’Etat juif et sioniste et le considère comme un Etat de brigands et de racistes. Leur aspiration est de mettre fin à l’existence de cet Etat.
La vérité est qu’il n’y a pas un seul arabe dans le pays qui voudrait vivre dans un Etat appelé « l’Etat juif » alors que lui n’est pas juif. La vérité est qu’il n’y a pas un seul arabe dans le pays qui ne s’insurge pas contre la Loi du Retour octroyant à tout juif et pas aux arabes le droit naturel et légal de vivre ici, d’immigrer en Israël et d’obtenir immédiatement la citoyenneté israélienne, alors que le cousin de cet arabe israélien, vivant en Jordanie, ne se verra jamais octroyer un droit semblable. La vérité est qu’il n’y a pas un seul arabe dans le pays qui considère la « Tikvah » comme son hymne national, qu’il n’y a pas un seul arabe qui vibre lorsqu’il entend les paroles « l’âme juive…… ». Il n’y a pas un arabe dans le pays qui, en entendant les paroles « l’espérance vieille de deux mille ans », pour lui ce n’est pas une espérance mais un cauchemar.
La vérité est qu’il n’y a pas un arabe dans le pays qui considère la journée de l’Indépendance comme un jour de fête mais comme une journée de deuil, pas une célébration de victoire mais un sombre souvenir de défaite et d’humiliation. La vérité est qu’il n’y a pas un arabe en Israël qui n’aspire à voir le jour où un état arabe du nom de « Palestine » sera érigé à la place de l’Etat juif. Par conséquent, il n’y a pas un arabe dans le pays qui ne s’identifie avec les arabes de Judée, Samarie et de Gaza insurgés et en rébellion contre les juifs et revendiquant un état de « Palestine » en Judée, Samarie et Gaza.
Il n’y a pas un arabe en Israël qui ne nourrisse l’espoir que ceci constitue la première étape en direction de l’état de Palestine qui inclura la Galilée, Nazareth, Acre, le Triangle aussi – Taybeh, Tira et Kfar Kassem, Jaffa également, et puis Ramleh et Lod et aussi Tel-Aviv et Jérusalem Est et Ouest.
Voilà pourquoi il n’y aura jamais la paix. La lutte, la guerre et les effusions de sang arriveront, Dieu préserve, aussi en Galilée, dans le Sharon, sur toutes les routes du pays, jusqu’aux demeures des habitants de Ramat HaSharon. Bien évidement que c’est la réalité. Il est clair que c’est la vérité vraie. De cette réalité amère se dérobent les ânes et les pharaons.
Quand notre sainte Torah nous adjoint ; « Garde-toi de contracter une alliance avec l’habitant du pays que tu vas occuper ; il deviendrait un danger au milieu de toi » (Exode XXXIV, 12), le grand commentateur Abrabanel explique pourquoi une alliance n’est pas possible entre Israël qui vient de conquérir la Terre et le peuple conquis : « parce qu’après qu’ils aient pris leur pays, il n’y a de doute que pour toujours ils voudront le mal d’Israël ….. Pour la bonne raison que lorsque toi, Israël, tu as investi ce pays et tu l’as pris des mains de ses habitants…comment voudrais-tu qu’ils te préservent une alliance d’amour ? C’est tout le contraire qui se passera, ils deviendront un danger au milieu de toi. » Des paroles claires comme de l’eau de roche, nettes, d’un juif qui comprenait, pas d’un âne, pas d’un pharaon.
Oh juifs aveugles. Bien entendu qu’un peuple qui croit sincèrement, comme les arabes le croient, que c’est leur pays et qu’on le leur a usurpé, ce peuple-là ne se contentera pas des miettes des hypocrites comme Abba Eban, Shimon Pérès, Shamir ou Guéoula Cohen, du Kibboutz Haartzi ou de Goush Emounim. Les barmen juifs de droite et de gauche, de Yossi (Sarid) jusqu’à Guéoula (Cohen), qui mentent avec effronterie aux arabes, qui caquettent sur l’égalité des droits et sur la démocratie. Il n’y a pas un juif dans ce parlement qui serait d’accord à ce qu’ils deviennent majoritaires démocratiquement, par la natalité, par la démographie.
Juifs, la révolte de l’arabe palestinien de nationalité israélienne a déjà commencé. Pour le moment, c’est encore à petit feu, mais la flamme de la rébellion monte déjà. Ecoutez pharaons et ânes, vous êtes prévenus : le jour de la révolte des arabes israéliens solidaires avec leurs frères est arrivé. Ils ont reproduit Gaza et la Judée Samarie à Jaffa, à Lod, à Wadi ‘Ara. La même haine meurtrière dans les regards, les mêmes pierres, les mêmes cocktails Molotov, les mêmes slogans et drapeaux de l’OLP, la même détermination à faire disparaître l’Etat juif. A Nazareth, on ressent bien la haine pour Israël lors de manifestations contre l’Etat d’Israël où on y soutient l’OLP. A Acre, à Haïfa et à Jaffa aussi, on s’identifie avec l’OLP et la haine des juifs s’exprime ouvertement, une haine à couper au couteau.
A Wadi ‘Aran et à Oum El Faham. Toute cette région se situant au cœur même d’Israël est devenue extraterritoriale, un pays conquis, où des véhicules juifs deviennent des cibles pour les pierres et pour les cocktails Molotov. Un autocar de la compagnie « Egged » y a été incendié, des drapeaux de l’OLP y sont élevés et les juifs ont peur de faire le voyage sur la route Hadera-Afoula. C’est la réalité dans l’Etat sioniste, dans l’Etat juif fier et souverain, quarante après l’Indépendance, soit disant.
Il y a quatre ans de cela, le mouvement « Kach » prit la décision de se rendre à Wadi ‘Ara et à Oum El Faham afin de sensibiliser l’opinion sur cette réalité, pour toute personne qui n’est ni un âne, ni un pharaon, pour bien insister sur le fait que Wadi ‘Ara et surtout Oum El Faham constituent un nid de serpents et de scorpions. Un bastion d’antisémitisme à l’intérieur d’Israël, à extirper du pays. Evidement, les ânes et les pharaons depuis la gauche jusqu’au Likoud, même jusqu’à la Tehyah (parti de droite de Guéoula Cohen) se sont indignés et dans un brouhaha total ont hurlé : « C’est du racisme, de la provocation, les arabes israéliens de Wadi ‘Ara et d’Oum El Faham sont de bons et loyaux citoyens ! »
Les malheureux et hermétiques membres des kibboutzim des alentours se sont rués sur place pour s’identifier avec leurs frères arabes face aux racistes juifs. Weizman (alors ministre sans porte feuille chargé des affaires arabes, plus tard, Président de l’Etat d’Israël depuis 1993, démissionna en 2000 suite à une affaire de pot de vin) s’est empressé alors d’octroyer au nid de serpents Oum El Faham le statut de ville si bien que dorénavant, c’est une ville de serpents.
Et voici, très chers et bons amis députés de la Knesset, j’ai l’honneur de vous informer que j’ai l’intention, avec l’aide du Tout Puissant, d’engager une campagne « de retour à Wadi ‘Ara » pendant la fête de Pessah à venir. Cette foi-ci, se joindront à nous des centaines et des milliers de juifs sains d’esprit, pas des ânes. Des personnes qui comprennent qu’il s’agit là d’un foyer de serpents et de scorpions.
Nous sommes arrivés à la conclusion, nous les sains d’esprit, que si nous voulons sauver l’enfant, le fils, la fille, d’une nuit de « Itbah El Yahoud » (Egorge le juif), et si nous voulons nous assurer que dans dix, vingt, trente ans, l’Etat juif existe encore, la seule solution est d’extraire les arabes de notre pays. La seule réponse est d’adopter les paroles de Sarah notre mère qui exigea : « Renvoie cette esclave et son fils (Ismaël), parce le fils de l’esclave n’héritera point avec mon fils, avec Isaac. » (Genèse XXI, 10)
La solution unique est de comprendre que les arabes citoyens de l’Etat d’Israël haïssent au plus profondément de leur coeur l’Etat d’Israël, qu’ils constituent une cinquième colonne attendant de se lever contre nous, de se révolter et d’exterminer l’Etat juif. Il faut comprendre que les arabes ici dans l’Etat juif, du fait même qu’ils ne sont pas juifs et pas sionistes, sont un cancer qui se propage dans notre corps.
Et comme ce pathétique gouvernement n’est pas prêt à voir, ne désire pas qu’il lui devienne clair que, au rythme ou vont les choses actuellement, l’Etat d’Israël est perdu, Dieu préserve. Comme ce gouvernement n’est pas prêt à extraire les arabes d’ici, je soumets donc cette motion de censure contre le gouvernement.
Le Président, Mr Shlomo Hillel : D’après les propos du député Kahana, il semble qu’il aurait l’intention d’entreprendre une marche ou quelque chose de ce genre. Je voudrai profiter de l’occasion pour attirer son attention sur le fait que la Knesset a décidé de limiter sa liberté de mouvement et que par conséquent son immunité parlementaire n’aura aucun d’effet. C’est même tout le contraire.
Le Rav Méir Kahana : Je suis tout pétrifié de peur.
Le Président, Mr Shlomo Hillel : Je ne sais ce que vous faites, mais mon devoir est de vous prévenir, de sorte que vous ne pourriez pas dire qu’on ne vous a rien dit.
De toute manière, j’en informe le protocole, j’en informe de la manière la plus formelle et je conseille au député Kahana de prendre cela sérieusement.
Le Rav Méir Kahana : Et je vais vraiment annuler cela ………………
Le Président, Mr Shlomo Hillel : Je soumets cette motion de censure au vote. Qui est pour, levez la main. Qui est contre ?
VOTE
La motion de censure du parti « Kach » contre le gouvernement pour « le danger à l’existence de l’Etat que représentent les ennemis et les traîtres de l’intérieur » n’est pas passée
Le Président, Mr Shlomo Hillel : Merci beaucoup. Je déclare que cette motion n’a pas été retenue.
Député Shevah Weiss (Parti travailliste) : Monsieur le Président, informez s’il vous plait que moi seul ai sauvé le gouvernement.
Le Président, Mr Shlomo Hillel : (Ironiquement en adoptant une formule du Livre des Juges) Allez avec ce courage qui vous anime et vous sauverez le gouvernement d’Israël.
Je voudrai maintenant passer aux autres propositions à l’ordre du jour. Mais pour cela la présence des personnes ayant soumis ces propositions est nécessaire, tout du moins.
Je dois revenir là-dessus et vous dire que si les personnes ayant soumis leurs propositions ne sont pas présentes, je serai dans l’obligation d’effacer leurs propositions.
Député Yossi Sarid (Parti Ratz, ancêtre de Meretz) : C’est parce qu’ils sont tous sortis pendant qu’il (le Rav Kahana) prononçait sont discours et qu’il n’ont pas eu le temps de revenir. Il n’y a pas eu de sonnerie.
Le Président, Mr Shlomo Hillel : Il y a eu sonnerie, je l’entend tout le temps. Il semble que les députés ont des problèmes d’ouie.
Député Shevah Weiss : Je me trouvais au quatrième étage et j’ai entendu la sonnerie. A moi, j’ai sauvé le gouvernement.
Le Ministre de la Défense, Mr Itzhak Rabin : Vous étiez là tout seul ? Je ne vois pas la personne ayant soumis la motion de censure à qui je dois répondre (au nom du gouvernement).
Le Président, Mr Shlomo Hillel : Je voulais continuer avec la proposition à l’ordre du jour du député Ygal Cohen. Est-ce qu’il se trouve dans le bâtiment (de la Knesset) ?
Le Ministre de la Défense, Mr Itzhak Rabin : Dans le bâtiment, oui.
Député Yossi Sarid : Je l’ai vu dans le bâtiment.
Le Président, Mr Shlomo Hillel : Bon, s’il ne se trouve pas là, je demande à ce qu’on aille chercher la députée Guéoula Cohen et qu’elle se présente. Je ne peux pas attendre jusqu’à ce que les députés veuillent bien venir.
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3 Messages de forum
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Discours du Rav Kahana à la Knesset le 2 Mars 1988
12 mars 2008 13:16, par Rose
Merci Méir pour ce beau travail qui t’a vu t’investir à fond pour nous offir et nous faire ou refaire découvrir les idées de Rav Méir Kahana Fabuleux texte c’est vraiment de la dynamite !!! et tellement prophétique...
1988-2008 seulement 20 ans depuis ce discours et en 20ans que sommes devenus ????? Que devient NOTRE PAYS ??? Juifs d’Israel et de Diaspora REVEILLEZ VOUS ENFIN !!!!
Répondre à ce message
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Discours du Rav Kahana à la Knesset le 2 Mars 1988
28 juin 2008 16:27
C’est peu la même situation en France, chez nous ils sont chez eux.
Et si on dénonce cette réalité, tous les vendus de la politique se réfugient derrière l’antiracisme, qui sera selon les mots d Alain Finkielkraut le communisme du XXIème siècle....un sida mental qui finira par nous détruire...
Répondre à ce message
o
Discours du Rav Kahana à la Knesset le 2 Mars 1988 28 mai 10:00, par Emmanuel
C’est pire en France, ils croissent chaque jour en nombre et en pouvoir avec un gouvernement et des media collabos, d’ici peu il sera tout simplement impossible d’endiguer leur déferlement de haine.
Les barbares sont parmi nous, ils nous haïssent, ils attendent leur jour. Ne soyons pas des agneaux de l’Aïd.
Il y a des sujets qui semblent fâcher...
Yehudit
Hébreux, juifs et sionistes : omissions de L'Histoire
Le mensuel L'Histoire (juin 2009) publie en couverture un titre qui ne laisse pas indifférent : «Enquête sur le peuple juif». Une page d'éditorial et 14 pages suivent, toutes centrées autour du livre de Shlomo Sand : Comment le peuple juif fut inventé (446 pages, Fayard, 2008, 23 €).
Alain Michel, historien israélien et rabbin, s’indigne du caractère partial et pseudo-scientifique de ce compte-rendu de L’Histoire. Son analyse ne laissera personne indifférent...
À lire, notre dossier : À la recherche des Hébreux
«D'Abraham à Ben Gourion, 2000 ans d'histoire canonique»
Ce premier sous-titre, en couverture du magazine, est déjà très problématique pour une revue historique à prétention scientifique.
En effet, si on admet que le personnage (sans doute mythique) d'Abraham a vécu dans - ou bien représente symboliquement - une période située globalement au milieu du deuxième millénaire avant notre ère, il aurait fallu écrire «3500» ans. Si on prenait pour point de départ «l'invention littéraire» d'Abraham (voir le livre d'Israël Finkelstein), il aurait fallu écrire «2800» ans. Enfin, si l'expression d'histoire «canonique» se rapporte à l'accusation de Shlomo Sand contre la «version historique» soi-disant construite par le sionisme, on devrait écrire «150 ans d'histoire canonique».
Dans tous les cas de figures, ce titre n'a aucun sens scientifique. Si on le combine avec les deux autres sous-titres qui ne sont ni informatifs, ni scientifiques, mais reprennent tout simplement certaines affirmations de Shlomo Sand, on voit à quel point «l'enquête sur le peuple juif», promise par le titre, apparaît aux yeux du lecteur un peu averti comme un simple décalque des thèses de Shlomo Sand et non une enquête sérieuse, qui s'efforcerait d'analyser objectivement les thèses de l'historien israélien.
L'éditorial (page 3)
Le deuxième paragraphe est absurde sur le plan historique : d'après ses affirmations, être juif jusqu'à l'ère de l'émancipation aurait été uniquement «être membre d'une religion», et le XIXe siècle aurait amené «bien des façons d'être juif en ignorant la synagogue». C'est exactement le contraire.
Jusqu'à la Révolution française, être Juif est une appartenance nationale, qui a une connotation religieuse certes, mais celle-ci est loin d'être primordiale dans le contenu global de l'identité juive.
Citons rapidement quelques éléments qui viennent corroborer ce fait : les très larges autonomies juridiques dont bénéficient les communautés juives, dont la plus extrême a été le «Conseil des 4 pays» en Pologne, au XVIe-XVIIe siècle, qui avait même obtenu le droit d'exécution de la peine de mort, droit régalien par excellence, et dont l'inquisition catholique elle-même, tribunal religieux, n'a jamais bénéficié ; le fait que les communautés juives étaient désignées couramment comme «nation juive» par les pouvoirs d'Ancien régime, comme par exemple, «la nation juive d'Alsace» ; le fameux discours de Clermont-Tonnerre à l'Assemblée Nationale qui contient toute l'idéologie de l'émancipation proposée par la Révolution française («tout leur donner comme individu, tout leur refuser comme Nation !») ; mais la meilleure preuve est sans doute fournie par l'un de ces juifs assimilés de la fin du XIXe «ignorant la synagogue» : Théodore Reinach, historien et archéologue, professeur à la Sorbonne et au Collège de France, écrit dans la préface de son «Histoire des Israélites» (je cite la 5e édition de 1914 chez Hachette, mais le texte date de 1884), p. XIII : «En échange de la liberté, du droit commun, Israël abandonne ses rêves de restauration politique ; il cesse d'être ou de vouloir redevenir une nation pour n'être plus qu'un groupement religieux».
Comme dans le cadre de la couverture, il semble que L'Histoire soit frappée d'aveuglement sous l'effet de la «lumière» qui brille des écrits de Shlomo Sand et qu'elle oublie que faire de l'histoire, c'est d'abord avoir un regard critique et distant sur l'objet que l'on étudie !
Tels les aveugles de la parabole, les rédacteurs de l'éditorial poursuivent leur route d'une manière identique en abordant le troisième paragraphe. Au lieu d'écrire : «voici les thèses de Shlomo Sand, petit a, petit b, petit c, et nous allons maintenant en discuter», le paragraphe déroule ces thèses concernant «l'histoire mythique» du peuple juif comme s'il s'agissait d'un consensus académique admis par tous, précisant à la fin «c'est cette histoire mythique que Shlomo Sand, après quelques autres, remet aujourd'hui en cause».
La manœuvre est claire : le débat est déjà réglé, et ce qui sera discuté est non pas le sérieux ou non des thèses de Shlomo Sand, mais quelques points de détails de ces thèses afin que le lecteur puisse mieux les comprendre et les apprécier. On reste confondu de voir ce que l'éditorial ose écrire dans le dernier paragraphe : «la question est complexe et nous n'avons pas la prétention de trancher», alors que tout l'éditorial n'est que parti pris et affirmations «incontestables». Sur le fond de ces affirmations, nous reviendrons plus loin en analysant les propos de Shlomo Sand.
Le débat, pages 8 à 21 de L'Histoire
Le «chapeau» (page 8)
Premier problème - posant les principales thèses de Shlomo Sand, sur lesquelles nous reviendrons, L'Histoire utilise le verbe «démontre» pour parler du livre de Shlomo Sand. Or, si l'intention du magazine était d'ouvrir un véritable débat, il se devait d'utiliser un autre verbe, comme par exemple «affirme» ou bien «soutient». En utilisant le verbe «démontrer», L'Histoire vient confirmer ce que nous avions subodoré dans l'éditorial : le débat est faussé dès le départ, puisqu'il est admis que les thèses de l'historien israélien sont vraies. Faire un dossier sur le livre de Shlomo Sand était, a priori, une bonne idée. Mais celle-ci est dévoyée par la partialité et le manque de rigueur adoptés par la revue.
Deuxième problème : L'Histoire affirme que l'ouvrage a «été finalement bien reçu en Israël». C'est une affirmation absolument gratuite et qui ne repose sur aucun fait. On tente de nous faire croire, par cette phrase, que le succès du livre a été le même en Israël qu'en France. Or, non seulement l'ouvrage de Shlomo Sand est resté très peu de temps dans la liste des «best seller» israéliens, mais de plus il a été accueilli par une série de critiques extrêmement négatives venues de tous les horizons des commentateurs et des spécialistes qui ont pris la peine de réagir à l'ouvrage de Sand, y compris chez les propres amis idéologiques de l'auteur !
La première intervention de Michel Winock (page 8)
On reste pantois devant l'affirmation de Michel Winock concernant l'enseignement de l'histoire en Israël, qui ne serait pas passé au «crible de la critique scientifique» !
A-t-il étudié les programmes du ministère israélien ? Non. A-t-il passé au crible les manuels d'enseignement utilisés en Israël ? Non. A-t-il cherché à vérifier quelles formations permanentes suivaient les enseignants israéliens ? Non. Michel Winock, qui à notre connaissance ne lit pas l'hébreu et n'a jamais réalisé aucune recherche sur l'enseignement de l'histoire en Israël ni, bien entendu, enseigné lui-même dans ce pays, affirme cela avec une morgue d'autant plus étonnante que, s'il y a bien un pays dans lequel un enseignant peut enseigner le même cours pendant 30 ans sans se remettre en cause, c'est la France où il n'existe aucune formation permanente exigée par le ministère ou les académies.
En Israël, la formation est obligatoire et la plupart des enseignants d'histoire suivent des séminaires organisés par les grands instituts de recherche. L'affirmation méprisante de Winock ne repose que sur une unique source : les affirmations de Shlomo Sand ! On retrouve encore une fois le même principe : la question est déjà jugée, dès le départ, Israël est coupable et Shlomo Sand en est ontologiquement la démonstration !
Les premières affirmations de Shlomo Sand (page 9)
- «À l'école primaire on enseigne la Bible comme de l'Histoire» :
Faux. Dans le site officiel du ministère, concernant l'enseignement de la Bible dans les écoles primaires générales, il est écrit que parmi les buts à atteindre il faut : «créer une conscience de la caractéristique de la Bible comme contenant une diversité de croyances et d'opinions rattachées à l'héritage du peuple d'Israël» et qu'il faut «développer la capacité de se confronter avec la multiplicité des différentes opinions et avec les valeurs changeantes dans la Bible». Pour cela il faut, par exemple : «comprendre le lien qui existe entre les opinions et les valeurs, et d'autre part les circonstances historiques dans lesquelles elles se sont formées». On voit ainsi que dès le primaire la Bible, qui joue un rôle central dans la culture judéo-israélienne, est cependant relativisée et remise en contexte.
- «Au cours de la scolarité, les deux-tiers de l'enseignement de l'histoire des juifs sont consacrés à l'époque du premier puis du second temple» :
Faux et archi-faux. À partir de la classe de 5e, au cours de laquelle commence vraiment l'enseignement de l'histoire, et jusqu'à la terminale, les programmes d'histoire déroulent en parallèle l'histoire des peuples et l'histoire des Juifs. La quasi-totalité du programme se déroule chronologiquement à partir du 5e siècle (fin de la rédaction du Talmud). Là encore, le programme est disponible sur le site du ministère de l'éducation, et il aurait suffit que Shlomo Sand, qui sait, lui, lire l'hébreu, aille visiter le site au lieu d'affirmer des faits qui n'ont pas de prise dans la réalité.
- «Qu'apprend-on? Que le "peuple juif" commence à vivre comme un groupe national, étatique et territorial, à l'époque biblique, jusqu'en 70 de notre ère, date à laquelle il a été exilé hors de son État national par les Romains et s'est "dispersé" tout autour du monde : c'est la diaspora» :
Faux, archi-faux et archi-archi-faux ! Le programme, là encore toujours disponible sur internet, montre comment la diaspora est née de la destruction du premier temple (en l'an 587 avant JC) et qu'elle était déjà largement développée avant la destruction du second temple. Le même programme étudie la vie des Juifs sur la terre d'Israël non seulement après 70, mais également après la révolte de Bar Kokhba, terminée dans le sang en 135. N'importe quel élève israélien sait d'ailleurs que le Talmud est composé de deux parties, la plus connue rédigée en Babylonie, mais également l'autre, le Talmud dit de Jérusalem, rédigé au 3e et 4e siècle à Tibériade en Galilée, donc bien après 70.
Mon plus jeune fils, en classe de première dans un lycée «sioniste religieux», m'a expliqué comment il y avait appris que la présence juive sur la terre d'Israël avait cessé d'être significative uniquement après le tremblement de terre de 1034. De même, inscrit dans une filière de Bac spécialisée sur l'étude de la terre d'Israël, il m'a montré comment l'un de ses livres présentait la version biblique de la conquête de Canaan par Josué, puis toutes les critiques archéologiques scientifiques qui ont remis en cause cette approche biblique. Alors, où se trouve l'enseignement de l'histoire «canonique» dénoncé par l'Histoire ?
Conclusion provisoire : nous ne sommes arrivés qu'à la fin de la page 9, (deuxième page du débat), et nous voyons déjà comment Shlomo Sand invente, transforme les faits et en affirme d'autres qui n'ont jamais existé que dans son imagination. Comme l'affirmait le titre de la critique virulente et sans concession que l'historien, le professeur Israël Bartal, lui a consacrée dans le journal de gauche Haaretz en mai 2008, nous sommes bien, avec le livre de Shlomo Sand, en présence de «l'invention d'une invention».
Arrivés à ce point, nous sommes obligés de changer de méthode, puisqu'il nous reste encore les 4/5e des pages consacrées par L'Histoire au livre de Sand, et que continuer nos notes de lectures systématiques nous amènerait à écrire un véritable ouvrage et dépasserait le cadre d'un simple article. Nous allons donc nous contenter de poursuivre en traitant seulement de certains des nombreux points problématiques, mais suffisamment caractéristiques, pour montrer le caractère erroné de l'écho donné aux thèses de Sand. Nous tenterons ensuite de tirer une double conclusion : qu'est-ce qui fait «courir» Shlomo Sand, et surtout, qu'est-ce qui explique un tel succès en France autour d'un livre qui est une fiction idéologique remplie d'erreurs, d'omissions et de ce qu'il faut bien appeler des affirmations mensongères ?
Historiographie juive
Résumons la thèse de Sand : il n'y a pas de peuple juif mais seulement une «civilisation religieuse» (page 11), et des historiens du XIXe siècle, principalement allemands, ont transformé cette histoire religieuse en une histoire nationale, reprise par le sionisme pour justifier la création d'un État juif. Nous avons déjà montré plus haut que c'est la Révolution française qui a inventé le statut de «religion juive».
C'est que l'idée nationale existe déjà avant les nationalismes du XIXe siècle. Il suffit de lire de nombreux passages du Talmud ou d'autres textes de la culture juive pour voir que leurs auteurs ne se sont pas posé seulement des questions théologiques, mais bien des questions de peuple, de gouvernement et d'autres attributs nationaux, et même, souvent, des questions d'histoire ! Prenons un seul exemple.
Dans la dernière partie de son code de loi, Maïmonide (1135-1204) se préoccupe des lois concernant le gouvernement du peuple juif (les lois sur les Rois). Si le peuple juif n'existe pas au Moyen Âge, et qu'il ne s'agit que d'un groupe religieux, pourquoi ce grand décisionnaire perdrait-il son temps à expliquer comment on nomme les juges, quel est le pouvoir des rois, et dans quel cas déclare-t-on la guerre, préoccupations d'ordre national, et non d'ordre religieux. C'est bien que les Juifs du XIIe siècle se voient comme un groupe national ! De plus, l'historiographie nationale juive ne naît pas au XIXe siècle, mais elle a des précédents. Le plus connu est, sans aucun doute, David Gans (1541-1613) qui écrit dès le 16e siècle son «Zemah David» à propos duquel André Neher, qui a consacré un ouvrage à David Gans (Strasbourg, 1974), écrit : «cette chronique historique a fait l'objet de notes érudites chez tous les historiens juifs du XIXe siècle, qui voient, avec raison d'ailleurs, en David Gans un précurseur et un pionnier» (page 84).
On constate donc que ce peuple juif aux origines bibliques n'est pas une invention du XIXe siècle. Les historiens de cette période vont simplement reformuler en termes et concepts modernes des vues historiques qui existent depuis fort longtemps. Soit Shlomo Sand le dissimule volontairement, soit il est tout simplement ignorant. Il est vrai qu'il est un spécialiste d'histoire politique moderne et d'histoire du cinéma, et qu'avant d'écrire l'ouvrage autour duquel nous polémiquons, il n'a jamais fait aucune recherche dans le domaine de l'histoire du Judaïsme.
Esther Benbassa, bien que fort prudemment, le montre très bien (page 18) : Shlomo Sand n'a aucune notion, ou presque, de l'histoire des Juifs au Moyen Âge. En faisant confiance aveuglément aux affirmations de Shlomo Sand, il semble que L'Histoire, dans son cas en tout cas, considère qu'une «grâce historique» peut descendre du ciel sur un «élu» qui, tout d'un coup, devient un spécialiste de ce qu'il n'a jamais étudié ! En réalité, l'ouvrage de Shlomo Sand n'est pas un livre de recherche historique mais un livre de publiciste.
Dans l'article d'Haaretz cité plus haut, le professeur Israël Bartal fait des gorges chaudes de toute une série d'erreurs et de confusions commises par Shlomo Sand, et conclut par l'interrogation suivante : «Est-ce que ce manque de sérieux provient du lien établi par le chercheur (Shlomo Sand) avec l'objet de sa recherche ? Ou bien du fait que tout est inventé, et que de toute manière cela ne change rien que l'objet imaginaire soit blanc ou noir ?»
Le mythe de l'exil
Notons en passant qu'une fois encore, parce qu'il adopte aveuglément les thèses de Sand, Michel Winock affirme des contre-vérités. L'exil, ce n'est pas «d'abord la dispersion des Juifs hors de la Palestine romaine, en 70 et 135 de notre ère» (au passage, signalons une erreur de langage regrettable pour un historien : on ne peut pas parler de Palestine romaine en 70 puisque le mot Palestine n'est forgé qu'en 135, pour «effacer» la Judée - et donc les Juifs - de la carte. L'Histoire a d'ailleurs publié un article sur ce sujet dans les années 80, repris quelques années plus tard dans un numéro spécial. Mais il semble que le «conseiller de la direction» se souvienne moins bien que moi de ce que sa revue publie !)
L'exil, c'est d'abord et avant tout l'exil de 587 avant JC, comme nous l'avons déjà indiqué plus haut. Depuis cette date, la majorité des Juifs ont toujours habité en dehors d'Israël, et ce jusqu'à aujourd'hui ! Ce qui fait d'ailleurs que les conversions massives au christianisme et à l'islam dont parle Shlomo Sand n'ont pas vraiment d'influence sur la démographie du peuple juif. L'exil de 70 est d'abord et avant tout un exil spirituel, l'exil de la «Shéchina», la présence divine. N'importe quel étudiant de Yéshiva ultra-orthodoxe, qui n'a jamais fait d'histoire de sa vie mais étudie le Talmud, sait parfaitement que la plupart des maîtres du judaïsme (et donc la population, car il n'y a pas de vie intellectuelle sans existence d'une large population qui peut soutenir économiquement les intellectuels - ce fait est précisé dans le Talmud sous le nom de «amé haaretz») sont restés sur la terre d'Israël jusqu'au moins l'an 200 (fin de la période de la Mishna), puis qu'une partie de leurs successeurs sont encore restés près de 300 ans supplémentaires en Galilée, les autres étant installés dans les Académies de Babylone.
Il n'y a pas donc de «mythe de l'exil» au sens où l'entend Shlomo Sand. Par contre, effectivement, la diminution démographique, mais également la baisse du rayonnement spirituel, de la Judée-Palestine pendant plusieurs centaines d'année, sont vues comme une conséquence, lente mais inexorable, de la catastrophe de 70, la destruction du Temple et de Jérusalem. Les juifs traditionalistes comme les historiens modernes du Judaïsme n'ont jamais adopté le mythe théologique de l'exil développé par le monde chrétien. Au contraire, les historiens sionistes ont essayé de montrer qu'il y avait une continuité de la présence juive en Terre sainte, quelles que soient les époques. Enfin, signalons deux abus de Shlomo Sand dans les pages de l'Histoire. Le premier c'est lorsqu'il parle, de la part des Romains en 70 et 135, de «répression religieuse» (page 13). Il n'y a pas de répression religieuse, mais destruction des éléments nationaux les plus importants, comme le Temple, par exemple, puis l'interdiction aux Juifs de venir résider à Jérusalem. Mais les synagogues et les maisons d'études prospèrent et se développent pendant toute la période romaine. La seule exception est la période 135-138, juste après la deuxième révolte, et cette répression est liée au caractère particulier de l'empereur Hadrien. Dès qu'il meurt, les mesures sont rapportées.
Deuxième abus, c'est l'affirmation, directe ou par allusion, que les tenants de l'existence historique du peuple juif considéreraient celui-ci comme exclusivement ou en grande majorité descendant des Juifs présents en Judée en 70. Ni l'enseignement religieux traditionnel, ni l'enseignement historique scolaire, ne prétendent cela, mais ceci nous amène à un troisième point important.
Un peuple racialement pur ?
L'idée d'un peuple «racialement pur» est fondamentalement étrangère au Judaïsme traditionnel comme également à l'histoire enseignée dans les écoles en Israël. Tout d'abord parce qu'elle est radicalement opposée à l'idée d'unité du genre humain qui est aux sources du monothéisme juif. Ensuite, parce que le peuple juif a suffisamment souffert du racisme pour s'abstenir de son emploi. Enfin et surtout parce que les sources, traditionnelles comme historiques, passent leurs temps à nous rappeler les origines composites du peuple juif.
De ce point de vue, le cas des Khazars, dont Shlomo Sand se gargarise tant pour prouver la mauvaise foi des «inventeurs du peuple juif», vient prouver à quelle point la mauvaise foi se trouve justement dans le camp de Sand. Signalons tout d'abord que, comme pour la présence juive en terre d'Israël après 70, n'importe quel jeune juif religieux connaît l'histoire de la conversion des Khazars. Le livre de Rabbi Judah Halévi (environ 1075-1141), «le kuzari», est un des classiques de la pensée juive et peu de gens n'en ont pas étudié quelques passages. Or le livre est basé sur l'histoire de la conversion des Khazars. En ce qui concerne «l'approche sioniste de l'histoire», je me permettrais, là aussi, de faire référence à la critique du professeur Bartal. Celui-ci montre que l'encyclopédie «Miklal», parue à la fin des années cinquante, contient un article détaillé et presque dithyrambique sur les Khazars. Or il s'agit de l'encyclopédie classique de l'enseignement «sioniste» de ces années là, période qui est pourtant décrite par Sand dans son livre comme une période où, pour des raisons politiques, l'éducation sioniste tente de garder dans l'ombre l'histoire des Khazars, de peur de nuire à la légitimité de l'entreprise sioniste (pages 225-226 de l'édition hébraïque).
La question de la langue
Je ne peux parler de tous les sujets abordés de manières erronées ou fausses en quelques pages de «débat». Il faudrait montrer, par exemple, comment Jérusalem est centrale dans le peuple juif dès le premier exil. Contrairement à ce qu'affirme Shlomo Sand, non seulement il faut plus que trois jours à dos de chameau pour aller de Babylonie en Judée mais, au temps du Temple, tous les Juifs de Diaspora payent chaque année l'impôt au Temple (le demi-shekel), et de plus ils sont des centaines de milliers à venir trois fois par an des confins de l'empire pour passer les fêtes à Jérusalem. Il y a donc un très fort lien à Jérusalem dès cette époque, et l'on n'a pas besoin d'attendre les sionistes du XIXe pour l'inventer.
Avant de conclure, je voudrais encore souligner deux exemples concernant l'usage de la langue hébraïque. Page 12, Shlomo Sand affirme : «le vocabulaire reste totalement imprégné de ces mythes. Encore aujourd'hui on ne dit pas "émigration vers Israël", mais montée, Alya, qui est un terme d'origine religieuse».
En fait, l'utilisation du mot «Alyah» comme émigration date, d'après les dictionnaires, du XVIIIe et XIXe siècle. C'est une reprise du terme qui était utilisé dans la période talmudique et au Moyen Âge pour désigner «la montée en pèlerinage». Le développement du langage est là, on le voit, tout à fait naturel, et n'a rien à voir avec un choix idéologique, contrairement à ce que prétend Shlomo Sand. Pour montrer le ridicule de son affirmation, il nous suffit d'un simple parallèle : proposons de supprimer les expressions «dire des gauloiseries» ou «fumer des gauloises» car cela encourage l'histoire mythique de «Nos ancêtres les Gaulois» telle que développée par l'Histoire nationale française du début du XIXe !
Je n'ai pas pris cet exemple par hasard. L'utilisation du mot «Alyah» et l'enrichissement de ses significations montrent à quel point l'hébreu n'a jamais été une langue morte ! Jusqu'au début du XIXe, elle reste au contraire une langue de communication courante entre Juifs vivant dans des cadres géopolitiques très différents, et pas seulement chez les Rabbins. J'ai par exemple sous les yeux un livre publié à Vienne en 1809, dont le but est d'apprendre l'hébreu. Non seulement on amène des exemples de lecture à partir de textes traditionnels, mais toute une partie est consacrée aux «hachmé Yavan», c'est-à-dire aux philosophes grecs, que l'on peut donc étudier en hébreu au début du XIXe ! L'affirmation de Sand selon laquelle il n'y a pas de communications véritables entre les communautés juives est erronée, mais de plus l'encadré du regretté Jean-Marie Delmaire (page 18) sur l'«hébreu : la langue ressuscitée» est profondément inexact. L'hébreu n'était pas une langue morte, mais une langue vieillie, qui n'était pas suffisamment adaptée au besoin de la société moderne.
Eliezer Ben Yehuda a compris le rôle que la langue pouvait jouer dans le processus national (en s'appuyant d'ailleurs sur l'exemple français lorsqu'il séjournait à Paris), et a réalisé deux choses fondamentales : il a renouvelé la langue pour l'adapter aux besoins modernes et, ce faisant, il l'a imposée comme langue de l'entreprise sioniste. Mais c'est parce que la base linguistique sur laquelle il s'appuyait était encore assez dynamique que cela a pu fonctionner.
En conclusion : pourquoi un tel succès?
À travers les quelques exemples que nous avons pu traiter, nous constatons donc que le livre de Shlomo Sand est couvert d'erreurs, de contresens, ou encore ouvre des portes qui étaient enfoncées depuis longtemps. Ainsi que nous l'avons dit, il s'agit avant tout d'un essai publiciste dans lequel les affirmations remplacent les démonstrations. Quant à ses motivations, elles ne sont pas très difficiles à comprendre. Ancien du «Matspen» des années 70, le seul parti israélien dont des membres ont fait de l'espionnage pour le compte de la Syrie, rattaché depuis longtemps aux milieux de l'ultragauche, «nouvel historien» post-sioniste, il fait partie de ces historiens pour lesquels les affirmations idéologiques sont plus importantes que les faits objectifs, d'où cette facilité d'écrire pour des sujets que l'on ne connaît que superficiellement.
Laissons une fois de plus la parole à Israël Bartal : «l'union navrante, et très israélienne, de l'idéologique unidimensionnel agressif et du mépris affiché pour les détails (union caractéristique de ceux qui écrivent à partir des deux extrêmes de l'éventail politique) satisfera sans doute les commerciaux des chaînes électroniques parmi les médias. Mais pour nous, les historiens sceptiques, qui s'enterrent entre les piles de livres et les montagnes de dossiers d'archives, il ne nous reste qu'à continuer et lire ce qui s'est vraiment passé, et écrire ce que nous avons vraiment lu».
Mais il nous reste à comprendre les causes d'un tel succès dans l'Hexagone au point qu'un jury sérieux décerne un prix prestigieux à un ouvrage médiocre, et qu'une revue d'histoire réputée qui a pris sur elle, le plus souvent avec succès, de tenter le pari du jumelage de la qualité scientifique et de la diffusion de masse, peut ainsi suivre aveuglément toute une série d'affirmations sans aller vérifier leur exactitude ! Une première explication est sans doute tout simplement factuelle. Elle tient à l'ignorance très répandue qui touche, en France, tant la connaissance de l'histoire juive que celle de l'État d'Israël en particulier, et du conflit du Moyen-Orient en général. L'erreur grossière dans la légende de la photographie de la page 19 en est une parfaite démonstration.
Que l'année où l'on célèbre les 100 ans de la création de Tel-Aviv, la rédaction de L'Histoire ait pu laisser passer un commentaire dans lequel à la fois la date (1919 au lieu de 1909), le lieu (non pas le désert mais les dunes de la côte au nord de Jaffa) et les circonstances (non pas un rassemblement sioniste mais le tirage au sort des terrains de la future Tel-Aviv) soient erronés est tout simplement inconcevable.
Cependant, cette explication factuelle nous paraît insuffisante à expliquer un tel engouement, un enthousiasme si important. La seule interprétation que nous pouvons trouver à ce phénomène se rattache à ce que Jean-Claude Milner nous décrit dans son livre, «Les penchants criminels de l'Europe démocratique». De même que pendant 150 ans l'Europe a eu «un problème juif», et lui a cherché une solution définitive, l'Europe du début du XXIe siècle a «un problème israélien» et lui cherche également une solution. En témoigne cette obsession du conflit du Moyen-Orient, ces exagérations dans les attitudes, les réactions et les condamnations dès que quelque chose se passe dans le cadre du conflit.
De même qu'il fut un temps ou, consciemment ou inconsciemment, l'on pensait que tout ce qui se produisait de mal dans le monde était de la faute des Juifs, de nos jours, tout ce qui retarde la route pour la paix universelle semble être le conflit israélo-palestinien et, avant tout, l'entêtement des Israéliens. Or voici que tout à coup se présente Shlomo Sand et son livre avec l'annonce de «la bonne nouvelle» : il n'y a pas de peuple juif. S'il n'y a pas de peuple juif, il n'y a pas de conflit, puisqu'il n'y a plus de justification à l'existence de l'État d'Israël. De plus il s'agit d'une solution finale qui n'a pas besoin de violence, une solution douce et définitive du problème israélien ! J'ose espérer que je me trompe, et que c'est seulement ma vieille paranoïa juive qui reprend le dessus. Mais je n'en suis pas si sûr.
Alain Michel, historien israélien et rabbin