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Blog : Antisemitism.org.il

'Facebook n'empêche pas la diffusion de contenus haineux à l'encontre des juifs'

Facebook, un réseau social, viole sa propre condition d'utilisation, en tout ce qui concerne l'incitation à la haine; ainsi l'a accusé le Centre de Jérusalem pour les Affaires Publiques, dans le cadre du rapport récemment publié.

"Facebook a créé, par ignorance, une base de politique antisémite, où les seuls contenus de haine qu'il est permis d'exprimer de manière explicite, sont ceux qui sont dans le cadre de certains paramètres tournés vers les juifs", ainsi est-il écrit dans le rapport.

"Malgré les conditions d'usages et le code éthique, Facebook n'a jamais été enthousiaste pour remplir un rôle actif dans la création d'une culture internet qui combattrait la discrimination et la haine", est-il écrit dans le rapport, qui se plaint du fait que "Facebook n'est pas intéressé à prendre des mesures, à moins que les medias ne l'y obligent".

Son site internet "a vidé de tout contenu les termes qui sont à l'encontre des contenus de haine, et n'a pas tenu sa promesse de fournir 'un endroit sûr' ", est-il encore écrit dans le rapport.

Dr' André Oboler, le rédacteur du rapport, a dit à Jérusalem Post, "J'espère que cela aidera Facebook à comprendre qu'il s'agit d'un sujet grave."

Vers la fin de l'année dernière, le site avait été obligé de reconsidérer ses conditions d'usage, après avoir reçu des plaintes d'un groupe de protection des juifs sur l'internet (JIDF ? The Jewish Internet Defense Force) et d'un journaliste allemand répondant au nom de Chrstoph Gunkel.

La lettre envoyée par le JIDF avait exigé de Facebook qu'il retire du réseau cinq groupes négationnistes de l'Holocauste , dont les noms étaient: "Sur la base des faits ? il n'y a jamais eu d'Holocauste", "L'Holocauste: une série de mensonges", et "L'Holocauste est un Mythe".

Le négationnisme de l'Holocauste est illégal dans 13 pays et interdit dans d'autres pays dans le cadre de lois plus vastes interdisant la diffamation raciale, mais Facebook prétend qu'elle a l'obligation de permettre à ses utilisateurs de diffuser de tels contenus dans son réseau, sous le titre de "liberté d'expression".

Les plaintes ont aidé à soulever un intérêt public en ce qui concerne la négation de l'Holocauste tel qu'elle a cours dans le site, et en conséquence, Facebook a initié une série de changements dans les conditions d'usage de son site.

Avant, des mots définis comme vexants, humiliants, avilissants, choquants, diffamants, méprisants, vulgaires, obscènes, frauduleux, des mots portant atteinte à la vie privée ou aux droits de publication, ou des mots encourageant la discrimination raciale, ethnique ou autre, étaient interdits d'usage. Mais à présent, ces conditions ont été annulées.

De plus, la référence aux lois nationales, régionales ou locales a également disparu.

Selon le rapport du Centre de Jérusalem pour les Affaires Publiques, "en mai 2009. Facebook a commencé à opérer une vérification des dommages en réaction à l'intérêt journalistique dans les groupes niant l'Holocauste qui étaient des hôtes dans le site' cela s'est déroulé plusieurs mois après que Facebook ait annoncé que de tels groupes ? non seulement violaient les conditions d'utilisation, mais étaient également illégaux, cela en fonction des lois nationales interdisant le négationnisme de l'Holocauste dans plusieurs pays."

"Malheureusement, ce qu'ils ont fait à Facebook, ensemble avec des choses qu'ils ont omis de faire, représente un changement significatif dans leur approche. Facebook aspirait au début à fournir un 'endroit sûr sur internet', qui stipulait la registration par le biais de l'école et selon des critères d'âge minimum, mais à présent, il semble qu'il est devenu un site où tout est permis", a dit Oboler.

"J'espère que Facebook considérerons la manière dont laquelle ils ont changé leur approche. Le déni de l'Holocauste est la pointe du iceberg et parallèlement, je voudrais qu'ils reconnaissent le négationnisme comme une expression de haine; ils doivent reconsidérer toute leur approche en ce qui concerne des contenus offensants", a-t-il dit.

Oboler a raconté à Jérusalem Post qu'il y avait déjà une immense réaction au négationnisme de l'Holocauste se déroulant sur Facebook, car près de 85,000 personnes du monde entier se sont joint à un groupe de pressions appelée "United Against Holocauste Denial (Unifies Contre le Négationnisme de l'Holocauste".

Facebook a rarement annulé des groupes et des pages de son site internet, qui accueille des contenus se référant au négationnisme de l'Holocauste, mais selon le rapport du Centre de Jérusalem sir les Affaires Publiques, "Facebook ? en tant que société privée ? a aussi bien le droit que l'obligation morale de retirer ces contenus racistes."

Le rapport précise que plus tôt cette année, Facebook "avait été forcé de prendre des mesures au sujet du négationnisme de l'Holocauste" et s'est immiscé dans 'un grand débat interne', provenant de la déclaration de Randi Zuckerberg, la directrice du marketing du site (et la s'ur du fondateur Marc Zuckerberg), qui avait alors dit que "la politique de Facebook est d'éviter le retrait de groupes niant l'Holocauste."

Dans un éditorial publié ce jeudi dans le blog mondial du Congres Juif-Américain (blog.z-world.com), Oboler met en garde contre "l'utilisation faite dans les réseaux sociaux et contre la coopération dans la publicité de contenus dont le but est de propager la démonisation, la théorie de la conspiration, la négation de l'holocauste et des thèmes antisémites classiques, afin de créer une acceptation sociale de cette sorte de contenus."

De plus, le rapport précise également que plus tôt cette année, Facebook avait retiré du site, avec un certain zèle, des photos où on voyait des mères donnant le sein à leurs bébés, alors qu'il laissait des contenus comprenant le déni de l'Holocauste.

"La réaction officielle de Facebook dans les medias a été de protéger leur droit de ne prendre aucune action (à moins qu'ils ne soient obligés de le faire selon la loi), selon l'argument de "liberté d'expression". Cet argument est parvenu en même temps du même porte-parole qui avait annoncé que Facebook prendrait des mesures à l'encontre de photos de mères allaitant, qu'il avait déclarées "vulgaires", et en tant que telles, constituaient en la violation des conditions d'utilisation", a écrit Oboler.

Source: http://www.jpost.com/

Dr' André Oboler est un expert en communication sociale. Il est docteur en sciences de l'ordinateur de l'Université de Lancaster en Grande-Bretagne et a été chercheur dans le cadre de son Post-Doctorat en Sciences Politiques à l'Université Bar-Ilan en Israël. Il est chercheur universitaire à NGO Monitor à Jérusalem. Il est l'éditeur de ZionismOnTheWeb.org , un site internet qui combat la violence sur internet.

Membre Juif.org





Dernière mise à jour, il y a 35 minutes