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Blog : DrzzLe futur PDG de France TV questionné sur l'Affaire al Dura
Lundi 12 juillet, le nouveau PDG de France Télévisions, Rémy Pflimlin, a été auditionné au Sénat.
« Vous avez dit des mots qui m'ont touché, auxquels je suis très sensible et c'est pour cela que je vais les reprendre pour formuler la question que j'ai à vous poser.
Vous avez dit : « confiance, indépendance, rigueur et fiabilité ».
Et votre nomination, M. le président, intervient à un moment où notre pays, plus que jamais, a besoin de réaffirmer que dans chaque corps de métier, la déontologie, l'éthique est une valeur essentielle sur laquelle on ne saurait transiger.
A cet égard, le service public se doit, plus que tout autre, d'être exemplaire.
C'est pourquoi je prends la liberté de vous parler ici d'une affaire qui me tient à c'ur et qui, de mon point de vue, dure depuis trop longtemps et qui concerne France 2. Il s'agit de l'affaire de la diffusion du reportage sur la mort, que je mets maintenant entre guillemets, du jeune Mohamed al Dura qui aurait, d'après ce reportage été tué par une balle israélienne.
Suite à ce reportage, il pèse aujourd'hui à l'encontre de France 2 un soupçon grave d'avoir diffusé une mise en scène de cette affaire ; soupçons renforcés par le fait que cette chaîne a perdu le procès qu'elle a intenté contre l'un de nos concitoyens qui avait accusé ce reportage d'être, je le cite « une pure et simple mise en scène ».
J'ai récemment visionné un reportage, réalisé par la chaîne publique allemande ARD, intitulé « L'enfant, la mort et la vérité », soutenant également la démonstration de la mise en scène.
Encore aujourd'hui, dans un livre de Pierre-André Taguieff, qui vient d'être édité aux Presses Universitaires de France, est soutenue l'idée de la mise en scène sans que personne, à ce jour et à ma connaissance, n'ai encore porté plainte pour diffamation contre l'auteur.
Il est temps que soit levée cette suspicion qui pèse sur France 2, suspicion qui est un poison pour l'esprit et qui, pour la circonstance, pourrait bafouer l'éthique de notre service public.
Je souhaiterais donc, M. le président, que vous m'indiquiez quand vous serez en fonction, ce que vous comptez faire pour redonner confiance et rétablir la vérité, puisque le mot confiance c'est vous qui l'avez utilisé, et d'ailleurs je me permets de vous remettre à la fois le livre de M. Taguieff ainsi que le DVD de l'émission allemande. »
Réponse de Rémy Pflimlin : « Bien sûr, je regarderai le dossier »
On peut tirer de cet échange plusieurs conclusions.
1- il existe encore dans notre pays des hommes courageux, intègres, que la langue de bois et la terreur que font régner les censeurs n'arrêtent pas. C'est le cas du Sénateur Jean-Pierre Plancade.
2- on regrettera que parmi les sénateurs, un seul se soit levé pour réclamer que France 2 révèle enfin la vulgaire manipulation.
3- Quid de la légion d'honneur remise à Charles Enderlin ? Si France 2 est amenée à avouer l'ignominie, le tricheur sera dénoncé par son employeur. Quid de sa légion trainée dans l'égout, lieu nauséabond où l'on décerne peu de médailles ?
4- La France est encore peuplée d'hommes et de femmes qui ne sont pas dupes des mensonges de leurs médias, et que rien, pas même le matraquage audio visuel, radiophonique et imprimé, ne peut tromper. Je retiens avec admiration que le citoyen français dont ce sénateur est le symbole, malgré l'ahurissant degré de désinformation qu'il subit, la très forte censure qui lui est imposée (censure dont il est un plus facile de mesurer le degré lorsque l'on vit en dehors de la France), ne s'en laisse pas conter si facilement, et qu'il garde contre vents et marées une des qualités que je n'ai pas rencontré partout : un très solide bon sens populaire ancré profondément dans la terre, bon sens qui n'existe presque plus chez les élites.
5- La réponse du futur PDG de France télévision est déprimante. Cet homme qui est supposé avoir été choisi pour son grand professionnalisme (sinon autant embaucher un pâtissier), pour sa haute moralité (sinon autant embaucher une petite frappe énarque), annonce déjà la couleur dans sa réponse : "je regarderai le dossier".
Soit il ne connaît pas le dossier, ce qui serait surprenant, et l'on pourra alors douter sérieusement de sa compétence à diriger le plus grand média français, l'affaire étant connue de toute la profession, soit il le connaît parfaitement, ce que j'espère pour lui, et sa réponse est la plus pure expression de la langue de bois, ce qui ne surprendra hélas personne. Il semble en effet inimaginable qu'à la faveur d'un changement de président, la France décide soudainement de rompre avec sa longue tradition de manipulation de son peuple, manipulation seulement en partie réussie, pour le rendre plus docile et plus facile à gouverner. Comme il est plus que probable que le futur PDG de France télévision connaisse parfaitement le dossier Al Dura, sa réponse montre l'absence totale de courage des hommes qui ne se mouillent jamais. On aurait pu espérer qu'au futur PDG de France télévision, entraîné dans l'élan magnifique de la démonstration du sénateur Plancade, poussent les ailes de la « confiance, indépendance, rigueur et fiabilité », et qu'il profite de l'occasion pour ouvrir le placard à cadavres de sa nouvelle maison, et montre qu'il n'est pas la marionnette de ceux qui ont couvert des honneurs de la nation un tricheur.
6- il est intéressant qu'un sénateur, dont le métier occupe pourtant tout son temps, connaisse du dossier Al Dura jusqu'aux moindres détails, détails qu'il n'a pas trouvé dans les médias français, mais sur nos blogs et sites internet. La diffusion du reportage « L'enfant, la mort et la vérité » diffusé en Allemagne, et récemment en Suisse, a été par exemple soigneusement étouffée par les médias français dans leur ensemble, tous solidaires du mensonge. C'est un formidable message d'espoir pour le combat pour la vérité que nous menons.
Je ne pense pas que l'avenir nous réservera de belles surprises à France télévision, et je ne doute pas que la « confiance, indépendance, rigueur et fiabilité » retrouveront vite le chemin des oubliettes d'où le futur PDG les avait fait sortir le temps de sa nomination : on ne change pas une équipe qui gagne.
Jean-Patrick Grumberg
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