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Blog : Philosémitisme

Europe: la diabolisation d'Israël sans frontières, une collaboration parfaite

"Aux journalistes indignés par ce parallèle infamant camp nazi/bande de Gaza et ce parti pris non assumé, Carmignac Gestion se récriait sans argumenter ni convaincre."

Une véritable collaboration sans frontières a vu le jour pour diaboliser Israël et Israël seulement : un Allemand, le grand capital luxembourgeois (la Fondation Carmignac, non ce ne sont pas seulement les gauchistes qui sont anti-israéliens), des Français (festival Visa pour l'image à Perpignan, Musée d'art moderne de la Ville de Paris), des Britanniques (Steidl Publishers), des Suisses (NZZ Libro, Neue Zürcher Zeitung), Hongrois, Danois, Italiens etc.

« Gaza 2010 » par Kai Wiedenhöfer, Véronique Chemla

Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris présente l'exposition scandaleuse éponyme du «photojournaliste» allemande Kai Wiedenhöfer. Plus de 80 clichés partiaux, pris en 2009 et 2010, sur des bâtiments détruits à Gaza et des Gazaouis amputés, tous faits dramatiques attribués à l'armée israélienne lors de l'Opération Plomb durci contre le mouvement terroriste Hamas.

Dans le vase espace blanc, immaculé, au sous-sol du prestigieux Musée d'art moderne de la Ville de Paris, cette exposition choquante présente 85 photographies en couleurs «autour de deux thèmes majeurs, les décombres et les portraits : 35 photographies de bâtiments détruits dont 10 panoramiques montrant les stigmates des bombardements et 50 portraits de Gazaouis blessés au cours de l'opération Plomb durci».

Le résultat du travail de Kai Wiedenhöfer, 1er Prix Carmignac Gestion du photojournalisme 2009, dont une partie a été montrée au festival Visa pour l'image à Perpignan.

La Fondation Carmignac
Créée en 2000 «pour promouvoir l'art contemporain», la Fondation Carmignac souhaite «faire partager le goût [du] président-fondateur [de Carmignac Gestion, société de gestion d'actifs], Edouard Carmignac, et de ses équipes, pour l'art contemporain».

Elle organise ce Prix Carmignac Gestion du Photojournalisme 2009 «constitué d'une bourse de 50 000 euros permettant au lauréat la réalisation d'un sujet autour d'un thème imposé ». Cette Fondation veut «contribuer à défendre, non seulement l'indépendance financière de cette profession gravement fragilisée, mais également son indispensable indépendance d'esprit». Un prix richement doté car la Fondation veut «donner les moyens à ces témoins essentiels du monde contemporain de continuer à se rendre dans des zones délaissées par les medias de masse, afin de faire leur travail avec le temps nécessaire à l'approfondissement des questions».

Pourquoi Edouard Carmignac a-t-il choisi Gaza comme thème 2009 ? L'explication a été donnée aux journalistes lors du vernissage presse le 4 novembre 2010 :

«Il est inacceptable de voir les victimes de l'une des plus terribles tragédies du siècle rester pratiquement oubliées et abandonnées de tous. Vu d'Europe, ce n'est pas parce que la réalité effroyable des camps de concentration nazis a vu le jour sur le sol de notre continent que l'on peut accepter aujourd'hui la réalité de ce qui est devenu en 60 ans, avec la radicalisation du conflit israélo-palestinien, un véritable camp d'internement des Palestiniens aux portes d'Israël. Il ne s'agit pas ici de prendre parti pour un camp ou un autre, pour un camp contre un autre, mais de montrer la réalité nue, dans toute son atrocité. Et de contribuer ainsi, non seulement au devoir de témoignage du photojournaliste qu'est Kai Waidenhöfer, mais aussi à la prise de conscience des citoyens que nous sommes tous. Ces photos choqueront sans doute, et c'est aussi leur rôle pour contribuer à faire émerger la vérité. Le prix Carmignac Gestion n'a en effet d'autre vocation que de contribuer à faire la lumière sur un sujet qui nous tient à c'ur».

Aux journalistes indignés par ce parallèle infamant camp nazi/bande de Gaza et ce parti pris non assumé, Carmignac Gestion se récriait sans argumenter ni convaincre.

En plus de cette bourse généreuse, Carmignac Gestion «accompagne le lauréat après son reportage en lui offrant une exposition et une monographie, publiée par Steidl Publishers». Un luxueux catalogue The Book of Destruction Gaza ? One Year After the 2009 War offert aux journalistes avec' le résumé en français, de 20 pages, du rapport Goldstone.

Quant au dossier de presse bilingue français/anglais, il s'apparente à un opuscule de propagande anti-israélienne.

Kai Wiedenhöfer
Présidé par le photographe et réalisateur William Klein, le jury de ce Prix était composé de Christian Caujolle, journaliste, écrivain, commissaire d'expositions, fondateur de l'agence et de la galerie VU, Guillaume Herbaut, photographe, membre fondateur de l'agence ?il Public, Fabrice Hergott, directeur du Musée d'art moderne de la Ville de Paris, Jean-Luc Marty, directeur éditorial et rédacteur en chef du magazine Géo, Alain Mingam, photojournaliste, commissaire d'exposition et agent, et Vivienne Walt, correspondant de Time Magazine.
Ce jury a retenu le projet de Kai Wiedenhöfer, tout en attribuant son Prix Spécial à Eman Mohammed pour son travail sur la «condition des femmes palestiniennes». Ses critères de sélection : «l'engagement du photojournaliste, la pertinence du sujet dans le cadre des valeurs du prix et du thème proposé, l'originalité du sujet, la cohérence du reportage et le traitement de l'image ». [Fondation Carmignac a publié sur son site les photos de la plupart des 14 finalistes : William Daniels, France, Tivadar Domaniczky, Hongrie, Balazs Gardi, Hongrie, Jan Grarup, Danemark, Tobias Hitsch, Suisse, Frédérique Jouval, France, Alex Majoli, Italie, Eman Mohammed, Palestine, Gilles Peress, France, Lizzie Sadin, France, Frédéric Sautereau, France, Gabriele Stabile, Italie, Bruno Stevens, Belgique (Alerte Pallywood: Bruno Stevens est à l'oeuvre à Gaza !), Kai Wiedenhöfer, Allemagne.]
Né en 1966 en Allemagne de l'Ouest, Kai Wiedenhöfer a lu son premier livre sur ce conflit au Proche-Orient à 14 ans. Une région où il s'est rendu pour la première fois à l'âge de 23 ans. Depuis 1989, cet Arabophone «réalise un travail documentaire sur le conflit israélo-palestinien qui affecte le Moyen-Orient». C'est d'ailleurs le thème de ses trois livres : Perfect Peace (Paix parfaite) en 2002 et Wall (Mur) en 2007, tous deux publiés par Steidl Publishers, et Checkpoint Huwara avec Karin Wenger. En 2008, l'exposition de Kai Wiedenhöfer Moving Walls s'est tenue à l'Open Society Inst. de la fondation Soros à New York [sur la barrière entre les Etats-Unis et le Mexique]. Ce photographe a aussi été récompensé lors de la Biennale internationale de photographie du monde islamique à Téhéran (Iran).
Au jury du Prix, il présente ainsi son projet. Il impute à «l'occupation qui s'intensifiait » la «détérioration accrue de la vie quotidienne des Palestiniens». Sa stratégie est en «deux temps» : d'abord, «couvrir les séquelles de l'attaque israélienne de janvier 2009 ? les décombres -, ensuite je mettrai en scène la vie des Palestiniens après le blocus ? le siège. Dans un troisième temps, je photographierai les colonies israéliennes abandonnées». Et de poursuivre : «Aucune reconstruction n'a eu lieu à cause du blocus israélien' En janvier 2006, j'ai photographié les supporters du Hamas à Gaza après leur incroyable victoire aux élections d'un parlement libre et honnête' Les Palestiniens de la bande de Gaza sont coupés du monde par les Israéliens' L'objectif de ce projet est de mettre l'accent sur la violation patente de l'article 33 (châtiment collectif) et de l'article 55 (sécurisation de l'alimentation/ fournitures médicales) de la quatrième Convention de Genève par les Israéliens, avec la complicité presque totale de l'Union Européenne et des Etats-Unis ». Suit la description misérabiliste de la vie quotidienne alléguée des Gazaouis. Est-ce là un projet artistique ? Quid de l'Egypte ? Pourquoi ne pas qualifier le Hamas de mouvement terroriste ?

Ce Prix «m'a donné l'occasion unique de poursuivre un travail de longue haleine dans les territoires occupés et de retourner notamment à Gaza pour une enquête plus approfondie. Je regrettais de ne pas avoir pu photographier une partie du projet en janvier 2009 quand je me trouvais à Gaza. A l'époque, personne n'était prêt à payer même 1000 euros pour témoigner des dégâts causés par la guerre. Pour eux, la guerre était terminée», allègue ce photographe.
Kai Wiedenhöfer «a passé trois mois à Gaza pour réaliser ce nouveau reportage. Ses photographies, récompensées par de nombreux prix internationaux, sont reconnues pour leur écriture originale, audacieuse et leur force de témoignage, portée par une grande connaissance de la région». Dixit le dossier de presse.

Quand j'ai interrogé, à deux reprises, ce photojournaliste sur sa conception du photojournalisme, Kai Wiedenhöfer a éludé... [...]
Membre Juif.org





Dernière mise à jour, il y a 46 minutes