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Blog : Torah-Box

Pessa'h : "Ils cherchent à nous détruire, mais Il nous sauve de leurs mains"

Nous tous fêtons Pessa'h, et nous racontons pendant cette nuit du Sédèr ce que relate la Torah au sujet de la sortie de nos ancêtres du pays d ’Egypte. A la fin de ce récit, la Torah annonce :

« C’est une nuit gardée pour D.ieu, afin de les faire sortir d’Egypte ; c’est cette nuit-là pour D.ieu, gardée pour tous les fils d’Israël dans leurs générations ». Le verset signale deux fois que la nuit sera gardée, et pour la deuxième fois, il ajoute pour tous les fils d’Israël dans leurs générations.

Question : Pourquoi la Torah se répète, et qu’est-ce que signifie "pour tous les fils d’Israël dans leurs générations" ?

Lisons alors un autre passage de la Haggada de Pessa'h :

« C’est elle qui a soutenu, nos ancêtres et nous ; car il n’y en a pas qu’un qui s’est levé contre nous afin de nous exterminer, mais ainsi en est-il dans chaque génération : ils se lèvent contre nous pour nous exterminer, mais le Saint béni Soit-Il nous sauve de leurs mains. »

Maintenant, le sens du verset est clair, les mots "pour tous les fils d’Israël dans chaque génération" signifient : D.ieu sauve le peuple juif, dans chaque génération, de ces antisémites qui agissent comme jadis le Pharaon d’Egypte.

Analysons en fait comment ces antisémites, dans chaque génération, justifient leur volonté de persécuter et de détruire le peuple juif. Observons en premier lieu l’explication de Pharaon :

« Préparons-nous, soyons plus intelligents que lui (le peuple juif), de peur qu’il ne s'accroisse, et que, quand surviendra une guerre, il sera joint à nos ennemis, et il nous combattra, et il sortira ensuite du pays ». Les mots "il sera joint à nos ennemis" et les mots "il nous combattra" ne sont pas écrits dans leur forme active, mais dans leur forme passive. Cela veut dire qu’il sera joint par d’autres, il se laissera entrainer, ou contraint à se joindre à nos ennemis, et à nous faire la guerre. Pharaon dit que les juifs se justifieront de leur trahison en déclarant avoir été dans l’obligation de combattre.

Rachi dit que les derniers mots "il sortira ensuite du pays", pourraient s’expliquer de deux façons : "il", c’est le peuple juif, qui sortira du pays ; Pharaon cherchait à l’empêcher, car il voulait faire de lui un peuple d’esclaves. Ou "il" c’est le peuple d’Egypte, qui sera contraint de sortir de son propre pays ; Pharaon s’exprimait comme celui qui annonce un malheur pour lui-même et le formule contre un autre.

Pour entraîner les égyptiens à persécuter les juifs, Pharaon organise une grande mystification, et invente l’idée d’un complot de la part du peuple juif : viendra le jour où nos ennemis nous attaqueront, et les juifs diront : "les ennemis nous obligent à faire la guerre contre vous, égyptiens". A la fin, les juifs nous feront partir de notre pays, et ils le prendront pour eux.

Le procédé de Pharaon - d’accuser les juifs de vouloir faire du mal aux autres nations parce qu’ils y sont obligés - est un procédé que les antisémites utilisaient, utilisent et réutilisent.

Depuis l’antiquité, les juifs furent accusés de tuer des non-juifs pour leur culte. Flavius raconte dans son célèbre Contre Apion le ragot des grecs, que les juifs engraisseraient un grec au Temple, dans la chambre du Saint des saints, pour l’offrir par la suite à D.ieu. Ce genre de légende perdurera pendant deux mille ans.

Voici quelques exemples dans les derniers temps. Au début du 20ème siècle, la police secrète du Tzar Nicolas II de Russie rédigeait un pamphlet, le Protocole des Sages de Sion. Il se présente comme un plan de conquête du monde, établi par les juifs. Son texte voulait faire croire qu'il existait un programme, mis au point par un conseil de sages juifs, afin d'anéantir la chrétienté, et de dominer le monde. Le livre se compose de supposés comptes rendus d'une vingtaine de réunions secrètes, exposant un plan secret de domination du monde. Ce plan, imaginaire, utiliserait violences, ruses, guerres, pour installer un pouvoir juif sur le monde. La première réaction de ce pamphlet fut le pogrom de Kichinev en 1903, où les juifs de Russie furent accusés d’avoir tué un enfant chrétien pour la fabrication des Matsot de Pessa'h. Voici comment le New York Times de l’époque décrit ce pogrom :

« Les émeutes anti-juives de Kichinev, Bessarabie, sont pires que ce que le censeur autorisera de publier. Il y a eu un plan bien préparé pour le massacre général des Juifs le jour suivant la Pâque russe. La foule était conduite par des prêtres, et le cri général, « Tuons les Juifs », s'élevait dans toute la ville. Les Juifs furent pris totalement par surprise et furent massacrés comme des moutons. Le nombre de morts s'élève à 120 et les blessés à environ 500. Les scènes d'horreur pendant le massacre sont indescriptibles. Les bébés furent littéralement déchiquetés par la foule frénétique et assoiffée de sang. La police locale ne fit aucune tentative pour arrêter le règne de la terreur. Au coucher du soleil, des piles de cadavres et de blessés jonchaient les rues. Ceux qui purent échapper au massacre se sont sauvés, et la ville est maintenant pratiquement vidée de ses Juifs. »

Le diable d’Allemagne fait référence au Protocole dans "Mein Kampf", comme argument justifiant à ses yeux la théorie du complot juif. Pour exciter les foules allemandes contre les juifs, il les accusait de vouloir détruire l’Allemagne.

Aujourd’hui, dans une grande partie du monde arabo-musulman, la propagande contre Israël vise à incriminer les israéliens de vouloir détruire les pays musulmans, et leur justification du danger généré par les arabo-musulmans ne serait pas fondée, car les arabes ne chercheraient en fait que la paix...

Ces jours-ci, un poète allemand, prix Nobel de Littérature, publiait un poème où il dit « ne plus pouvoir se taire devant ces israéliens qui cherchent à détruire, entre autres, l’Iran, en se justifiant, qu’eux, les israéliens, seraient en danger... »

Cette façon de s’exprimer s’inscrit dans cette même logique. Nous fêtons Pourim, comme souvenir de la délivrance divine des mains d'Haman, ce premier ministre de Perse qui, en l’an -360, chercha à nous exterminer. Celui-ci déclara au roi Assuérus : « Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé, et il vit à part parmi les peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les peuples, et n'observant point les lois du roi. Il n'est pas dans l'intérêt du roi de le laisser. Si le roi le trouve bon, qu'on écrive l'ordre de les faire périr. »

Le Midrach qui commente ce verset rapporte les arguments d'Haman contre les juifs ; ils sont du même style que ceux du Protocole des Sages de Sion.

Mais D.ieu nous assure qu’Il nous sauvera de leurs mains, comme nous le disons dans le passage de la Haggada cité plus haut. Rapportons encore un autre texte de la Haggada qui prend alors tout son sens :

« Dans chaque génération, chacun doit se voir comme s’il était lui-même sorti d’Egypte, comme dit le verset : "Tu diras alors à ton fils : C'est en mémoire de ce que l'É-ternel a fait pour moi, lorsque je suis sorti d'Égypte". »

D-ieu fait sortir tout un chacun, dans chaque génération, d’Egypte ; Il le libère des antisémites. Ainsi, D.ieu tiendra Sa Promesse, et nous sauvera des tous les projets des antisémites, toutes catégories confondues.

www.beth-hamidrachdesarcelles.com

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Dernière mise à jour, il y a 43 minutes