English Version Force de Défense d'Israel sur Internet
Inscription gratuite
AccueilInfos IsraelBlogs Juifs et IsraéliensVidéo IsraelOpinions : monde Juif et IsraelLe MagTOP SitesLa BoutiqueJuif.org TV

Blog : Torah-Box

A Pessa'h, un amour pur pour D.ieu se déclare !

Vous pouvez le sentir dans l’air. Impossible de faire erreur. C’est presque palpable.

Il existe deux périodes du calendrier juif où chaque Juif religieux peut sentir l’anticipation et les préparatifs dans l’atmosphère. L'air même que l’on respire en semble imprégné. Ce sont les deux mois de Hakhana, de préparation au mois précédant les Yamim Noraïm, les Jours Redoutables et le mois précédant Pessa’h.

Ces deux mois reflètent la beauté de notre peuple. Ils nous montrent comment, à titre de croyants, fils de croyants, nous prenons notre relation à Hachem au sérieux. Néanmoins, d’une certaine manière, le mois précédant Pessa’h qui commence avec Pourim est peut-être encore plus remarquable.

Pendant Eloul, on ne peut se méprendre sur l’atmosphère de préparation pour le Jour du Jugement à venir, le jour où Hachem juge le monde et décide à quoi l’année suivante ressemblera pour chacun d’entre nous. Tout homme croyant prend forcément cette période très au sérieux. Nous savons tous que toute notre année dépend de la manière dont nous trouvons grâce à Ses yeux lorsque nous défilons devant lui tels des agneaux passant devant leur berger. Comme nous le disons dans la prière de Moussaf des Jours Redoutables, Hachem nous compte, réfléchit puis décide du verdict …

Au cours du mois précédant les Yamim Noraïm, on peut percevoir comment les gens prient différemment, veillent au choix des mots qu’ils prononcent, sont plus vigilants sur de nombreuses fautes qu’ils commettent peut-être pendant le reste de l’année, intensifient leurs Mitsvot, étudient avec plus d’assiduité, procèdent à une introspection et prennent des résolutions pour s’améliorer.

Chacun désire une bonne année et chaque croyant comprend que des mérites sont nécessaires à cet effet. Un élément de Yira, de crainte divine, est présent dans la période précédant les Yamim Noraïm.

Pendant ce mois, qui sépare Pourim de Pessa’h, la Hakhana, la préparation émane d’un amour pur.

Hachem aime Lakewood à Pourim

Nous venons d’observer le début de ce processus avec la célébration de Pourim. Nous savons tous que d’après nos Sages, les Juifs ont accepté la Torah à nouveau à l’époque d’A’hachvéroch d’une manière particulière, avec un amour qui n’avait pas été présent au Har Sinaï. C’était de l’amour pur.

Vous savez, sur de nombreux plans, Pourim est unique. C’est un Yom Tov, un jour de fête sans les limitations et les frontières qui définissent les autres Yamim Tovim. Il n’y a ni la crainte et la solennité de Roch Hachana et de Yom Kippour. Ce n’est pas Soukot où nous nous soucions de la beauté de nos Etroguim, de la forme de nos Loulavim, et de la cacheroute des parois de la Souka. Nous ne nous soucions même pas du ‘Hamets dans notre maison ou de nos Matsot. C’est un jour de fête d’un amour infini.

Pourim est célébré donc dans le mois qui précède Pessa’h et nous voyons cet amour pur dans la manière dont les Juifs célèbrent Pourim. Un ami m’a confié à Chouchan Pourim : « Je te le dis, Hachem aime Lakewood à Pourim. Il y a tant de don, tant d’argent distribué sans aucune question, tant d’amour de Hachem et tant de désir profond de servir Hachem et de s’améliorer. C’est le résultat lorsque la barrière séparant le cœur et l’esprit s’efface d’une certaine façon. » Bien entendu, je ne suis pas naïf au point de prétendre que Pourim est parfait à Lakewood ou ailleurs. Nous ne vivons pas dans un monde utopique. Comme pour toute bonne chose, il y a toujours des abus. Il y aura toujours des gens irresponsables et cela se reflète de la même manière lorsque les frontières sont floues. Certains individus iront un peu trop loin, et au lieu de se réjouir avec les autres, ils les attaquent. Mais lorsqu’on observe le Klal, pour la majorité écrasante de ce qui transpire à Pourim, mon ami a raison. La beauté, la pureté de cœur et la Yiddishe Néchama, l’âme juive, qui se révèle à Pourim de la plus belle manière qui soit dans les communautés religieuses.

Pourquoi nos épouses travaillent-elles si dur pour Pessa’h ?

Ceci nous ramène aux jours suivant Pourim, la période actuelle, jusqu’au moment où nous prenons place autour de la table du Séder. Je sais que certains d’entre nous aiment se moquer des mères de famille qui redoutent absolument les préparatifs de Pessa’h. Je sais que nous déplorons parfois le fait qu’elles pourraient exagérer dans leur quête de nettoyer la maison au-delà du ‘Hamets, mais je pense qu’il est important d’observer avec un regard neuf la manière dont le Klal Israël, et en particulier les Nachim Tsadkaniyot, les femmes vertueuses, se préparent pour Pessa’h. Elles n’effectuent pas tous ces préparatifs, ce nettoyage, ce rangement, cette organisation, ces courses et dépenses, en redoutant d’avoir une mauvaise année si elles ne font pas Téchouva. Elles n’agissent pas ainsi par crainte viscérale d’une rétribution divine si elles ne se mettent pas à genoux pour frotter une nouvelle fois une armoire.

Elles le font par amour, dans leur désir de plaire à Hachem, de donner du Na’hat Roua’h, du plaisir à Hachem, car elles prennent leur rôle de reine du château très au sérieux. Elles jouent ce rôle d’Akéret Bayit, de maîtresse de maison comme une femme qui se sent responsable de sa maison et s’assurer qu’à l’arrivée de Pessa’h, chaque membre de la maisonnée peut chanter le Hallel au Séder dans un foyer dont Hachem peut être fier. Ce désir de réaliser la volonté de Hachem provient d’un amour pur.

S’assurer que chacun est un roi à sa table du Séder

Et qu’en est-il de la manière dont les Juifs s’entraident dans la période qui va jusqu’à Pessa’h ? Pessa’h est cher, mais nous, les merveilleux enfants d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov voulons nous assurer que chaque Juif sera assis comme un roi à sa table du Séder. La manière dont nous prenons soin de nos enseignants de Kodech et leurs familles, ceux qui ceux qui jouent le rôle le plus important dans le Klal Israël dans leur transmission de la Yiddishkeit, le judaïsme authentique à la génération suivante, est une source d’inspiration. Les courses à prix réduit sont offertes avec respect et gratitude. Les familles nombreuses reçoivent toutes sortes de bonus pour arriver à Pessa’h avec moins de stress financier. Qu’en est-il du Kim’ha dePiss’ha, les dizaines de milliers de dollars distribuées à des Juifs qui en ont besoin ? C’est fantastique.. C’est un reflet remarquable de ce que nous sommes une nation d’amour pur.

Et qu’en est-il de tous ces Juifs, qui grâce à D.ieu, peuvent s’en sortir seuls ? Certains se poussent véritablement. Dans quel domaine dépensent-ils leur argent ? Pour Pessa’h. Pas de dépenses luxueuses, mais un kilo de Matsa par ici, un costume, une robe, une paire de chaussures pour les enfants en l’honneur du Yom Tov. Ces gestes indiquent un amour sincère pour Hachem. La description de l’amour éprouvé par les Juifs pour Hachem dans le Chir Hachirim (Cantique des Cantiques) est si évident pendant ce mois extraordinaire séparant Pourim de Pessa’h.

A quoi ressemblerait Pessa’h sans la Avoda, le service divin du Klal Israël ?

Ceci nous rappelle une belle pensée du Tiféret Chlomo. La Guémara explique comment, dans le récit de Pourim, Mordékhaï commit une faute en déclarant que les Juifs jeûnaient pour éviter le décret de Haman à Pessa’h. Pourquoi ? Le Tiféret Chlomo déclare : « Hachem a un immense Na’hat Roua’h de la Avoda que le Klal Israël investit dans Pessa’h, une Avoda qui culmine au Séder. Mordékhaï disait à Hachem : « Si Tu veux voir à quoi le monde ressemblera sans la Avoda du peuple juif à Pessa’h, je vais T’en donner un aperçu. Cette année, il n’y aura pas de Séder. Tout le monde jeûnera. Cette belle Avoda des Juifs, empreinte d’amour pur, manquera. Est-ce ce que Hachem désire ? »

Ainsi cette année, alors que nous nous préparons à nouveau pour Pessa’h, nous devons réaliser que même les plaintes ne sont qu’un « Nigoun », une mélodie, que l’on entonne pour être quitte. L’intériorité de ces jours, telle qu’on peut l’observer en jetant un coup d’œil furtif dans une communauté et un foyer religieux, est Koulo Ahava, un amour pur.

Achrékhem Israël : Quel bonheur de faire partie du peuple juif !

Rabbi Avrohom Birnbaum / Yated / traduit par Torah-Box

Membre Juif.org





Dernière mise à jour, il y a 51 minutes