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Blog : Torah-Box

Les études juives s'invitent en Corée du Sud et en Pologne !

Guemara, étude en ‘Havrouta[1], hassidisme… Si ces thèmes ne vous sont certainement pas inconnus, ils le sont de moins en moins chez les Nations, en particulier en Corée du Sud et en Pologne où nombre de non-juifs les ont instauré au programme scolaire ou en méthode d’apprentissage.

En Pologne, où près de 3 millions de Juifs ont été assassinés pendant la seconde guerre mondiale, les études juives dispensées dans les universités de Varsovie et de Cracovie sont suivies par plus de 2500 étudiants. Ewa Wegrzyn, professeure en études juives à l’université Jagellonne de Cracovie, explique cet engouement nouveau : « Beaucoup d’étudiants viennent de familles chrétiennes pratiquantes, et, pour eux, Israël est la Terre Sainte et les études juives la concrétisation d’un rêve ». La professeure, elle-même non-juive, a connu un parcours atypique. Elle découvrit un jour que sa grand-mère, dans sa jeunesse, était amie avec une certaine Rivka, assassinée pendant la Shoah. « Ma grand-mère a appris à parler le yiddish et à cuisiner le tcholent[2] avec Rivka. C’est par souci de préservation de la mémoire de toutes ces vies disparues prématurément, et aussi le goût du tcholent, que j’ai décidé de consacrer ma vie à l’étude juive ».

En Corée du Sud, cet attirance pour le judaïsme repose sur une ambition différente. « Les Juifs ne représentent que 0,2 % de la population mondiale, mais 23 % des lauréats du prix Nobel sont des Juifs. Et malgré le temps et l’argent que nous consacrons à l’éducation, un seul coréen a déjà décroché un prix Nobel. Cela nous donne envie d’apprendre les secrets des Juifs ». Cette déclaration d’un étudiant coréen exprime une tendance lourde en Corée du Sud. Il est désormais de plus en plus courant d’y entendre que la clé de la réussite scolaire se trouve dans l’approche juive de l’éducation, matérialisée par le système de 'Havrouta, tant et si bien que « 'Havruta Culture Association » y a vu le jour. La 'Havrouta représente une façon d’apprendre dynamique sur texte, sans placer l’enseignant au cœur de cet apprentissage. Dans ce pays où les études sollicitent un temps et un argent considérables, le savoir juif y est vu comme un aboutissement. Une mère de famille, qui applique cette méthode pour ses enfants, souligne les vertus de la 'Havrouta : ouverture, construction de la pensée, pas de bonnes ou mauvaises réponses, dynamisme et pédagogie.

Cette fascination est encore plus frappante dans un pays où la communauté juive est pour ainsi dire inexistante – si l’on excepte le centre ‘Habad à Séoul, capitale de la Corée du Sud, et quelques expatriés, la plupart laïcs –, et la connaissance de la pratique religieuse du judaïsme pratiquement nulle.

Certains universitaires sud-coréens souhaitent même rentrer en Yéchiva en Israël pour développer leur connaissance des méthodes, bien que la plupart échouent. En effet, il est interdit à un non-juif d’étudier la Torah.

Ce constat d’attrait fort et nouveau des non-juifs pour notre Torah doit amener à nous interroger sur notre rapport à elle. Aujourd’hui, des non-juifs en Corée du Sud sont prêts à parcourir plus de 8000 kilomètres, loin de leur famille pendant des mois, dans un pays, une culture et une langue qu’ils ne connaissent absolument pas, pour un seul but… entrer dans une Yéchiva.

Combien cette soif d’apprendre doit nous questionner, nous sensibiliser, alors que, nous avons tendance à chercher trop souvent toutes les excuses possibles pour ne pas participer ne serait-ce qu’à un cours de Torah à côté de chez nous !

Dans les Pirké Avot,  Ben Zoma enseigne : « Qui est digne d’être appelé ‘’sage’’ ? Celui qui apprend de tout homme ». Puissions-nous apprendre de ces comportements et nous rapprocher de notre sainte Torah !

 

[1] Etude en binôme, basé sur un texte religieux.

[2] Le tcholent est un plat typique de la cuisine juive Ashkénaze, composé d'orge perlé, de pommes de terre, de viande et de haricots. C’est un peu l’équivalent de la dafina. Le plat mijote pendant une nuit depuis la veille afin d'être consommé chaud sans contrevenir à l’interdiction de cuisiner pendant Chabbath.

Membre Juif.org





Dernière mise à jour, il y a 55 minutes