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Blog : Torah-Box

Comment réagir lorsque l'enfant n'écoute pas ?

Début de l’année scolaire. Au début, peut-être en raison de la nouveauté, la discipline en classe fonctionne dans l’ensemble. Mais rapidement, il s’avère qu’il est difficile de maintenir la discipline dans une classe où étudient plus de 30, voire 40 élèves. On trouve dans la classe des élèves au caractère différent, aux niveaux variés, et dont l’éducation à la maison diverge.

Comment faire régner la discipline en classe ? Exactement de la même façon qu’on l’implante à la maison et en famille.

Examinons d’abord comment ne pas s’y prendre.

Pour comprendre son fonctionnement, revenons aux origines :

Dans le passé, il y a de longues années, l’enfant écoutait son père dès que celui-ci lui demandait quelque chose. S’il ne l’entendait pas, le père l’emmenait chez l’ORL, pour vérifier que ses oreilles fonctionnaient normalement.

Personne ne pouvait envisager que l’enfant n’écoutait pas, le père avait en effet pris la parole et demandé quelque chose…

Je me souviens d’une histoire qu’on nous avait raconté lorsque nous étions enfants sur un enfant qui n’avait pas écouté son père ; celui-ci, inquiet, l’avait emmené chez tous les médecins du quartier : peut-être que l’un d’entre eux découvrirait ce qui s’était passé dans ses oreilles.

Le temps passa et les enfants, on ignore pourquoi, commencèrent à écouter moins, et les parents et les maîtres trouvèrent une méthode. Ils commencèrent à lever la voix, à donner des ordres fermes. Mais, prodige : l’enfant écoutait et accourait immédiatement pour les accomplir.

Avec le temps, les ordres commencèrent à se faire entendre aux yeux de l’enfant comme une musique de fond. En conséquence, privé de choix, le père éducateur se mit à crier, à lancer des avertissements, à faire peur, à menacer.

Au départ, ces actions eurent leur effet. L’enfant, mû par la peur, écoutait ses propos et exécutait les ordres. Mais peu de temps s’écoula, et même ce schéma commença à entrer dans la vie quotidienne. Chaque enfant savait que, parfois, il serait l’objet d’une série de cris, qu’on le mettrait en garde, et, parfois même, l’enseignant passerait à la suite : l’étape des punitions et même des coups.

De nos jours, il nous est difficile de comprendre le phénomène des enfants que l’on frappe. Dans notre génération, il est formellement interdit de frapper un enfant, de sorte que cette option déplaisante a été abandonnée.

Mais les parents et enseignants n’ont pas tous trouvé une solution de remplacement. Une grande partie d’entre eux se sert de l’arme de dissuasion qui n’est pas toujours efficace : l’arme de lever la voix, la flagellation verbale, les cris et les condamnations.

Il faut reconnaître que chez certains parents et enseignants, la voix a un effet autoritaire. C’était par exemple le cas de mon père, le Rav Chemouël Elazar Brandwine zatsal, décédé cette année. Aussi bien dans son rôle de père que d’enseignant, il n’a jamais levé la voix. Il lui suffisait de se servir de sa voix, sûre, pleine de compréhension et d’amour, pour que ses enfants fassent ce qu’il demande et ses élèves l’écoutent. Mais qu’en est-il des autres éducateurs ? A-t-il été décrété que leurs élèves les méprisent ?

La discipline n’est pas liée au fait de lever la voix. Elle réside dans ce qui se trouve derrière la voix. Lorsqu’on aime les enfants et les élèves, lorsqu’on est attentif à eux, à leur volonté et leurs besoins, on peut également arriver à faire régner la discipline en s’exprimant à voix basse.

Lorsqu’on lève la voix, on produit l’effet l’inverse. L’élève imite son maître et se met également à crier. Il se met lui aussi à crier sur son entourage ; ainsi, dans une classe où l’enseignant crie et menace, ou à la maison lorsque le parent crie et menace sans cesse, les enfants s’expriment également par des cris et de la violence.

Il est difficile de maîtriser des enfants brutaux, et c’est un cycle infernal.

Chaque parent et enseignant peut apprendre à imposer la discipline en classe ou à la maison, en s’appuyant sur trois principes fondamentaux :

1. La Emouna, la foi : la foi dans le Maître du monde qui a le pouvoir de l’aider, et foi dans la force des enfants de réussir.

2. L’amour : en aimant réellement et franchement les enfants à notre charge.

3. La patience : une patience infinie pour implémenter la méthode du calme.

Les parents et enseignants qui appliquent ces 3 principes parviendront, en fournissant des efforts, à trouver la voie souhaitée.

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Dernière mise à jour, il y a 47 minutes