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Blog : Torah-Box

Ankhéfènie, prince de Goshen - Chapitre 22 : La Téchouva est toujours possible

L’incroyable histoire d’amitié qui va lier un esclave hébreu, Eliakoum à un prince égyptien : Ankhéfènie, sensible à la souffrance humaine.

Sur fond de sortie d’Egypte, découvrez au fil des épisodes comment un héritier du trône égyptien s’apprête à troquer le pouvoir absolu contre une vérité qui le transcende, au fil de ses débats théologiques avec l’un des représentants de la caste la plus méprisée et la plus vile de la société égyptienne.

Résumé de l’épisode précédent :

Alors qu’Eliakoum s’apprête à commettre l'irréparable et à renier définitivement la foi des Hébreux, en sacrifiant aux divinités Egyptiennes, le prince Ankhéfènie n’est pas prêt à abandonner son ami. Il n’oublie pas, que c’est lui qui lui a ouvert les yeux. Après un nouveau périple dans les souterrains égyptiens, Ankhéfènie se retrouve nez - nez avec Anoukis, l’egyptienne à l’origine de la chute spirituelle d’Eliakoum...

« Mon…votre majesté… », balbutia-t-Anoukis.

« Écarte-toi », dit-il d’une voix glaciale.

Il ferma la porte derrière lui. 

Eliakoum et elle posèrent immédiatement leurs genoux à terre.

Regardant son ami, le prince ne put s’empêcher de soupirer.

«Eliakoum, comment en es-tu arrivé là ? Toi qui étais si fort quand je t’ai connu... » 

Toujours accroupie, Anoukis lui chuchota : « Dis-lui Eliakoum que tu crois en l’idolâtrie à présent. »

« Silence, sorcière ! », tonna Ankhéfènie, « Ton père t’a bien transmis son venin. »

« Mon…mon prince… je… je ne veux pas… revenir avec vous. Je me sens bien ici. »

Le prince s'accroupit au niveau d’Eliakoum. Tout en lui tenant les mains, il dit à voix basse : « Tu te trompes mon frère, d’ici peu tu connaîtras le vrai visage de ce pays. Il est fourbe et malsain. La libération de ton peuple a déjà commencé, Eliakoum. Suis-moi, je te ramène chez toi… »

Le prince releva son ami, tandis que l’égyptienne restait à terre. 

Eliakoum s’écarta et, hésitant, il déclara : « Je crois en la philosophie polythéiste maintenant. Le mage m’a expliqué qu’il était bon de croire que chacun des éléments de la nature est gouverné par une force à laquelle l’homme peut faire appel. Et je veux y croire, votre altesse. » 

« Il ne s’agit pas de croyance, il s’agit de bêtises, Eliakoum. D’erreurs de logique. Cela m’étonne de toi, le fier hébreu que j’ai connu dont le raisonnement était aussi aiguisé qu’une lame. »

Eliakoum était debout devant le prince, à côté d’Anoukis qui était toujours accroupi.

« Que pouvez-vous me démontrer qui soit logique dans tout cela, prince d’Egypte ? Le polythéisme est une croyance tout comme le monothéisme… », dit-il d’un ton las comme s’il essayait lui-même de se convaincre.

« C’est faux, Eliakoum. Le polythéisme est une supercherie, une falsification que les dirigeants usent pour corrompre les populations afin de les affranchir de toute morale véritable », dit-il avec véhémence.

« Comment pouvez-vous en être si sûr, prince d’Egypte ? »

Le prince inspira profondément.

« Ecoute, Eliakoum. La matière ne se crée par d’elle-même, elle est le produit d’une création, cela nous le savons par expérience. »

L’hébreu acquiesça de la tête.

« Ne l’écoute pas, Eliakoum, si tu m’aimes ne l’écoute pas », cria-t-elle la face contre terre.

Le prince n’y prêta aucune attention. « Reste avec moi, Eliakoum », dit-il.

Il poursuivit.

« Le Créateur de la matière est aussi celui qui a délimité ses contours. Il en est donc affranchi, tel un dessinateur qui surplomberait son pupitre dessinant lui-même le croquis de son œuvre. Maintenant, écoute : à l’image des limites physiques de la matière dont son créateur se doit d’être affranchi pour la concevoir, son concepteur doit également être affranchi de l’essence même de la matière ; c’est-à-dire du temps et de l’espace... Tu comprends ce que je te dis là ? », demanda-t-il. 

« Oui. Vous dites qu’on doit nécessairement remonter à un être au-delà des limites d’une chose créée, donc fait d’espace et de temps pour qu’il soit concevable qu’il ait lui-même la capacité de créer. C’est bien ça ? »

« C’est ça », sourit le prince.

« Si nous concevons que D.ieu est au-delà des limites du temps et de l’espace, cela implique qu’Il est infini et immatériel. Et, étant donné que D.ieu est infini, il ne peut y en avoir deux comme Lui. Car qui dit infini dit également illimité. Il ne peut donc y avoir deux Créateurs, deux infinis. Cela est contraire à la logique. Tu comprends que ce serait une aberration ?! »

Eliakoum avait la tête baissée. Les larmes coulaient abondamment sur son visage.

« Je sais Prince d’Egypte, j’ai toujours su… » Ses épaules s’abaissaient dans un soupir triste, entrecoupé de soubresauts.

Il se laissa tomber sur une chaise, las de tout cela.

« Allez, je te ramène chez toi maintenant…Tout ira bien. »

« Que cela est touchant. Un vrai acte de bravoure de la part du prince, qui lui coûtera sans doute la vie ! » Cette voix rauque lui était familière. 

C’était Osmaarê. Anoukis s’était relevée dans un ricanement sournois. C’est bien elle qui l’avait prévenu par un tour de sorcellerie qui avait échappé au prince.

« Prince d’Egypte, une équipe de la garde de votre père est déjà en route à l’heure où je vous parle. Votre mort a fait beaucoup de bruit, mais votre résurrection en fera davantage. Vous serez condamné jusqu’à la fin de vos jours dans une prison pour trahison », dit-il avec un rire sarcastique.

« Votre cher empire touche à sa fin, Osmaarê. Le D.ieu de vérité est en train de se révéler à Son peuple. L’Egypte est finie. »

Saisissant la main d’Eliakoum, le prince le tira vers la sortie. D’un coup, les deux hommes s’immobilisèrent : il ne purent effectuer le moindre mouvement. 

« Tu avais oublié le pouvoir de la sorcellerie égyptienne, prince d’Egypte ? Crois-tu qu’un seul hébreu puisse te sortir d’un tel sortilège, Ankhéfènie ? Seul un maître en magie noire peut te délier d’un tel sort. Bientôt, les autorités vont t’emmener à ta dernière demeure, mon bon prince. »

Le prince et l’hébreu étaient retenus par une force invisible. Ils essayaient de se débattre de toutes leurs forces, mais rien n’y faisait. Ils étaient prisonniers de cette force qui leur glaçait petit à petit les os. Le mage et sa fille rôdaient autour des deux proies en attendant les gardes de Pharaon.

« Tu as faits du bon travail ma fille », dit-il en s’adressant à Anoukis. 

« Tu vois Ankhéfènie », dit le mage le sourire en coin, « Rien ni personne ne peut plus te sauver maintenant. »

Un bruit sourd de fracas retentit dans la pièce. Le mage était à terre. 

« Akéroutèèèèèmmmmmaaaaa !! » cria-t-elle les mains tendues vers les deux hommes immobilisés. Les deux hommes tombèrent sur le sol. Ils étaient libres.

La mère d’Ankhéfènie avait fracassé un vase sur la tête du mage avec une telle puissance qu’il fut assommé sur le coup.

« Maman ! » cria Ankhéfènie.

La mère d’Ankhéfènie était elle aussi une experte en magie noire. La plus brillante des élèves du mage Osmaarê…

« Va, mon fils, tu n’as plus le temps. Les gardes de ton père ne vont pas tarder à débarquer. »

« Mais maman… »

Ankhéfènie tenait la main de sa mère.

« Cours, Ankhé, cours ! Je ne les retiendrai pas suffisamment longtemps… » hurla-t-elle.

Il ne parvenait pas à la lâcher du regard. Il savait que ce sacrifice lui coûterait la vie.

Eliakoum tira le prince et ils s’évaporèrent dans la nature.

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Dernière mise à jour, il y a 33 minutes