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Blog : Torah-Box

Mimouna : 7 sources et 8 coutumes !

En Afrique du Nord surtout, on avait l'habitude d'organiser une fête appelée "Mimouna" à la sortie de la fête de Pessa'h. D'où vient tout cela ?

7 sources à la Mimouna Le mot "Mimouna" vient du terme hébraïque de Émouna (foi) car d'après la tradition, ce jour est propice à la Guéoula (la délivrance), d'après un texte du Talmud disant : "en Nissan nous avons été sauvés et en Nissan nous serons délivrés", et lors de cette célébration, on exprime notre foi dans la Délivrance future.

La source de ce nom provient du nom du père du Rambam, le Rav Maïmon ben Yossef, dont le jour de la Mimouna correspond au jour de son décès.

La source de ce nom provient du terme en arabe Mimoun qui signifie quelqu'un qui a du Mazal, de la chance, et ceux qui le célèbrent estiment que ce jour est propice à la Parnassa et au mariage.

La source de cette coutume provient de la vigilance extrême qui était d'usage à l'époque de Pessa'h, même entre les Juifs eux-mêmes, qui veillaient à ne pas manger les uns chez les autres, en raison des différences de coutumes liées à l'absence de consommation de 'Hamets, etc. De ce fait, directement après la fête de Pessa'h, les Juifs s'invitaient les uns les autres, pour montrer que le fait de n'avoir pas mangé chez les autres à Pessa'h n'était pas un signe d'inimité ou de manque de confiance, mais en raison de 'Houmrot, de mesures de rigueur, et désormais, ils avaient confiance (Maaminim) et consommaient la nourriture des autres. Le mois de Nissan est le premier des mois, et de ce fait, la Mimouna est une sorte de deuxième Roch Hachana. Il se peut que ce soit la source des coutumes qui rappellent celles de Roch Hachana : dans une partie des communautés, l'usage était de se rendre au bord d'un fleuve et de se laver les mains et les pieds, ce qui rappelle Tachhlikh. De même, la table de la fête rappelle de nombreux symboles comme du miel d'abeilles, des dattes, et d'autres fruits qui rappellent la coutume des symboles de Roch Hachana. 

La Mimouna est également l'appellation décernée à la première miche de pain cuite après la fête de Pessa'h.

Dans les écrits du 'Hida, on découvre que Isrou 'Hag de Pessa'h (lendemain de la fête) est la date où le Ayin Hara, le mauvais œil, est puissant, et il faut donc organiser une Séouda pour éloigner son influence néfaste.

Le terme de Mimouna est lié à la permission de se marier à Isrou 'Hag de Pessa'h. Les Sages du Maghreb constatèrent que pendant deux mois, des mariages n'étaient pas organisés : depuis Pourim jusqu'à Pessa'h de peur qu'il ne reste du 'Hamets jusqu'à la fête de Pessa'h, et de Pessa'h jusqu'à Lag Ba'omer en raison des coutumes de deuil en période du décompte du 'Omer. De ce fait, nos Sages ont permis d'organiser des mariages le jour d'Isrou 'Hag de Pessa'h. On appelle cette célébration la "Lala Mimouna", qui signifie : elle a augmenté son Mazal, une appellation de la future Kalla.  8 Coutumes de la fête L'usage est de bénir les invités par la bénédiction de "Tarvi'hou Vétassa'adou" qui signifie que d'abord vous aurez du Réva'h (du profit), puis vous pourrez ensuite donner du Sa'ad (une aide au prochain). La soirée de la Mimouna est marquée par le fait de laisser la porte ouverte (tant que les membres de la famille sont réveillés), pour inviter toute personne qui le désire à entrer, pas forcément les membres de la famille, les connaissances ou les convives invités d'avance.

Dans les localités où la concentration de population de Juifs marocains était élevée, chaque famille rendait visite à toutes les autres familles, ce qui augmentait le sentiment festif, car une soirée comme celle-là s'achevait souvent à l'approche de l'aube.

Il existe une coutume selon laquelle le soir de la Mimouna, le maître de maison portait un caftan blanc et un tarbouch blanc et bénissait les invités en leur tapant sur la tête avec des feuilles de laitue trempées de lait. Le maître de maison effectuait ce geste à ses invités uniquement après l'avoir fait à ses enfants. Cette coutume apporterait la Parnassa, la santé et toutes les bénédictions énoncées par le maître de maison le soir de la Mimouna, sachant que cette soirée est remplie de Ségoulot et d'implorations. La nourriture déposée sur les tables est en grande majorité sucrée, pour souligner l'espoir de la douceur dans les autres domaines de la vie. On offre des friandises, des confitures de diverses sortes, mais la star de la Mimouna est le "zavan" : une crème d'œufs battus avec du sirop de sucre où l'on dépose des amandes. Toutes ces douceurs ont été préparées par le maître de maison pendant Pessa'h. De ce fait, toutes ces douceurs sucrées contiennent uniquement des composants "Cachère pour Pessa'h", comme des dates, des cacahuètes, des amandes, des noix, du sucre, etc. mais sans farine ou autres composants 'Hamets.  Les Moufletot et le couscous sucré, et tous les aliments composés de farine et de blé sont préparés quelques minutes avant d'être servis.  Certains saupoudrent un peu de farine sur les invités qui entrent chez eux.

Après la soirée de la Mimouna, une majorité de Juifs d'Afrique du nord avaient coutume de s'abstenir de Mélakha (travail interdit Chabbath & Yom Tov) et de sortir ensemble dans la nature, où ils mangeaient, s'amusaient et se trempaient dans l'eau. Les musulmans permettaient aux Juifs de se divertir dans leurs jardins ; ils croyaient en effet que les Juifs avaient un pouvoir de Brakha et qu'ils auraient droit ainsi à une année bien pluvieuse. (Likout Véarakh Méir 2)
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Dernière mise à jour, il y a 47 minutes