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Blog : Rencontre Judaïque FMHistoire des Juifs de Tunisie : une interview de Claude Nataf dans le journal tunisien "Réalités Magazine" La Grande Synagogue de Tunis,toile de Michelle (illustration tirée du site http://latunisiedemichelle.blogspot.com/) ------------------------------------------------------------------- J'ai publié ces dernières semaines une série très riche sur l'Histoire contemporaine des Juifs de Tunisie, que nous devons à notre ami Souhail Ftouh. Or cette reprise d'un article publié dans la presse tunisienne l'année dernière vient en utile complément ...Rappelons que le 9 septembre dernier, j'avais eu comme invités à mon émission le Professeur Claude Nataf, Président de la Société d'Histoire des Juifs de Tunisie, et par téléphone depuis Tunis, le Professeur Khlifa Chater, historien et membre de cette société. Nous avons parlé du livre « Juifs et Musulmans en Tunisie », édité par cette société savante (lire en lien sur le blog). Contrastant par son ouverture avec de nombreux pays arabes - on aura appris, par exemple et dernièrement, le refus égyptien d'ouvrir les archives nationales aux Juifs originaires de ce pays -, la Tunisie s'honore en ne reniant pas son passé « pluriel » ... Ainsi, Claude Nataf a été interviewé par le journal tunisien « Réalités Magazine », dont il existe une version Internet (voir en lien permanent). Ci-dessous de larges extraits de cette interview, avec l'aimable autorisation de l'auteur. ------------------------------------------------------------------- Parlez-nous de ce livre "Entre Orient et Occident, Juifs et Musulmans en Tunisie" Ce livre, pour lequel le Président Ben Ali a bien voulu nous féliciter, ce qui nous a émus, est le fruit d'un colloque qui s'est tenu à la Sorbonne en avril 2003 et auquel des universitaires tunisiens comme Hélé Béji, Khlifa Chater, le regretté Nouredine Sraïeb, entre autres, ont participé. Pendant longtemps, les historiens ont considéré que le Maghreb avait « bénéficié » d'un choc culturel venu d'Occident, qui avait révolutionné ses modes de vie et de pensée et l'avait fait basculer dans la modernité. Le cas de la Tunisie aux XVIIIème et XIXème siècles permet de relativiser cette thèse en montrant comment, à côté d'influences exogènes essentiellement européennes mais également orientales et turques notamment, mais aussi endogènes, s'est développée une vie publique et culturelle où les communautés juives et musulmanes ont pu vivre dans un dialogue constant jusqu'à l'aube des affrontements idéologiques du XXème siècle. Il y eut bien au sein des deux communautés pénétration de la modernité et influence profonde du modèle occidental, donc au fond convergence des tendances historiques mais selon des modalités divergentes et des intensités toutes aussi divergentes. (...) De quand datent les premières communautés juives en Tunisie, et d'ou venaient-elles ? La présence de communautés juives en Tunisie est très ancienne, mais on ne peut pas dater exactement cette présence car les historiens ont besoin de preuves. Nous avons des preuves de la présence juive dans la Carthage romaine. D'une part les écrits des Pères de l'Eglise et notamment Tertullien contiennent des descriptions des communautés juives. D'autre part des fouilles entreprises à l'époque du protectorat ont permis de découvrir des vestiges de cette présence juive, tels que la nécropole de Gammarth ou la synagogue de Naro (Hammam-Lif).Mais il est probable que l'implantation des Juifs en Tunisie est bien antérieure à la période romaine. La tradition orale des Juifs de Djerba fait remonter leur présence sur l'île à la destruction du temple de Salomon. Paul Sebag, dans son « Histoire des Juifs de Tunisie », écrit qu'il n'y avait pas de preuves scientifiquement admissibles pour des historiens. J'ai appris très récemment que des fouilles entreprises à Kelibia par Mounir Fantar avaient permis la découverte d'une mosaïque, qui semblerait être celle d'une synagogue, et qui serait antérieure à l'ère chrétienne. Cela confirme donc la présomption d'une présence juive très ancienne en Tunisie. Aujourd'hui, peut-on dire qu'il reste une communauté juive en Tunisie ?Il y a des Juifs qui habitent en Tunisie, oui, et il y a une communauté juive, ne serait-ce que parce qu'il y a des Juifs qui pratiquent librement leur religion, qu'il y a des synagogues qui fonctionnent, des institutions cultuelles, des boucheries rituelles. Mais c'est une communauté qui est très réduite. Je crois que dans les meilleures estimations, on chiffre la population juive à deux mille personnes, alors que lorsque je vivais en Tunisie, il y avait environ 100.000 Juifs, toutes nationalités confondues. Aviez-vous de bons rapports avec les étudiants musulmans ? J'avais des rapports excellents et fraternels avec mes camarades musulmans. Après mon départ de Tunis, j'ai conservé des liens avec certains d'entre eux, et quand je viens en Tunisie, et que l'on se voit, il n'y a absolument rien de changé. Le Lycée Carnot était un mélange de toutes les confessions, et je n'ai pas ressenti un acte quelconque de racisme, de mépris ou de ségrégation. (...) Serge Moati donnait, il y a quelques mois une conférence de presse, pour la sortie de son livre, "Villa Jasmin", et il a parlé d'amnésie tunisienne, concernant la communauté juive. Etes-vous de son avis ? C'est un mouvement naturel, dans l'histoire, d'occulter pendant un moment, à la suite de bouleversements politiques, ce qui a pu exister auparavant. En Tunisie, dans les années qui ont suivi l'indépendance, on a occulté tout ce qui était le passé récent, le passé colonial, pour privilégier la mémoire arabe de la Tunisie. Mais ceci est une constante de l'histoire. Les Tunisiens sont partis à la redécouverte d'un passé qui avait été gommé. Les historiens tunisiens ont considéré la période du protectorat français comme un sujet tabou. Ensuite on a étudié le protectorat avec la volonté de critiquer et de polémiquer et enfin, dans la troisième période, on a voulu étudier sereinement et scientifiquement le protectorat français. Même chose pour l'histoire des minorités. On n'a pas mis en avant l'existence des minorités, et par conséquent des minorités non arabes et non musulmanes. Une fois encore c'est un mouvement naturel, après des tensions politiques, que de vouloir rassembler la nation. Et puis lorsque l'histoire est redevenue sereine, il y a eu un effort magnifique de l'Université Tunisienne, qui compte des historiens de premier plan dont la Tunisie peut s'enorgueillir. A la Faculté des Lettres et des Arts de La Manouba, par exemple, un laboratoire de recherches animé entre autres par Habib Kazdaghli et Abdelhamid Larguèche, est dédié à l'histoire des minorités et parmi celles-ci de la minorité juive.Il y a eu en Tunisie des travaux très estimables, des travaux universitaires, sur l'histoire de la Communauté juive. Je citerai par exemple la thèse d' Abdel Karim Allagui, sur les dissensions des communautés juives en Tunisie, de 1900 à 1948. Et j'aurais souhaité que des historiens juifs aient les mêmes connaissances de cette histoire que l'auteur de cette thèse. C'est d'ailleurs à La Manouba qu'un premier colloque patronné par le regretté Dali Jazi, alors ministre de l'Enseignement supérieur, s'est tenu sur l'histoire de la Communauté juive de Tunisie. Depuis il y a eu beaucoup d'autres colloques organisés sur ce thème, et nous constatons la vitalité de l'Ecole Historique Tunisienne et son implication dans la recherche sur les minorités.Mais il est vrai que ce n'est pas suffisant, car cette histoire, qui s'écrit, reste encore l'apanage d'un cénacle. Ce que je regrette, c'est qu'indépendamment de ces travaux universitaires, la mémoire juive ne soit pas rappelée dans la ville. Il serait souhaitable, il serait beau, que des plaques rappellent aux passants tel ou tel lieu de la mémoire juive de Tunisie. Quelles sont vos prévisions d'historien concernant la relation des Juifs et des Musulmans en général dans les années à venir'Je ne peux pas vous répondre en tant qu'historien, puisque nous nous intéressons au passé, mais je peux vous répondre en tant qu'homme. Plus les hommes chercheront à se connaître, à connaître dans le cas des Musulmans et des Juifs originaires de Tunisie leur passé commun, plus les barrières artificielles qui auront été créées entre eux disparaîtront. Je souhaite que les échanges scientifiques se poursuivent, afin d'aboutir à cette indispensable communion entre les hommes, et notamment entre ceux qui ont été issus du monothéisme abrahamique. ----------------------------------------------------------------- Propos recueillis par Sophie Reverdi « Réalité Magazine », 6 septembre 2007 Copyright Réalités Magazine 142 commentaires
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Arrêtez d'encenser ces gens qui nous ont déraciné spolié et terrorisé .
Et laissons ces juifs amis des arabes Tunisiens continuer à les admirer et leur donner leur fric durant les vacances à Hammamet Gammarth ou Djerba .
Je préfère le donner en Israël et pas une deuxième fois comme ces gens là qui flattent leur égo parce que les Tunisiens ne respectent maintenant que leur argent qu'il leur donne avec plaisir les rendant amnésiques de ce qu'ils ont laissé tant en bien meubles et immeubles durant les éxodes de 1962 et 1973 .
Désolé quand je lis ou j'entends parler des juifs qui caressent les Tunisiens dans le sens du poli cela me révolte et j'ai honte pour eux
ET LES PALESTINIENS OSENT PARLER DE LOI DU RETOUR C'EST LE MONDE A L'ENVERS
tu parles de ceux qui n'ont que 20 ans de leur pardonner d'habiter dans ma maison que ses parents m'ont volé
Toi tu les trouves différents ces jeunes ils sont plus respectueux des juifs que ceux de ma génération quand ils viennent en France alors qu'ils ont demandé leur indépendance avec cette crapule de bourguiba ( qu'il crame en enfer) ils sont sociables dans les banlieues ils agissent correctement avec les Juif .
Il faut redescendre sur terre
Un chien ne fait pas de chats .
Tu en fais peut être partie ou tu en connais des gentils mais moi je sais comment cela se passe encore avec les juifs
S'ils étaient si bien il n'y aurait pas seulement 2000 juifs en Tunisie et les abrutits qui y retournent c'est comme dans tout pays ou il existe la misère le tourisme est bon marché et que les tunisiens leur baisent les pieds pour un dinard .
Ils ne se mélangent pas à eux mais restent cantonnés dans les palaces ou font des excursions organisées .
Alors ma dureté c'est surtout le constat d'une réalité
Pour les arabes en Tunisie comme ailleurs les juifs devaient vivre sous leur autorité ils avaient le droit de faire certaines chose de pratiquer leur religion mais devaient rester discret et soumis nous étions selon leur loi des DHIMMIS ( c'est à dire des sous hommes ) tant que ça ce passait comme cela tout allait bien le juif minoritaire la fermait et l'arabe dominait et chacun se tenait à sa place
Faute de place je te parlerais de la STAKA plus bas.
Quand les Français sont arrivés en Tunisie ils ont transporté les lois avec eux dont l'égalité ce qui a permis aux juifs d'étre égaux face aux arabes cela n'a pas plut à nos soi disant cousin et les problèmes ont commencés.
Grace aux Français nous avons put prosperer et nous enrichir ayant droit de pratiquer tous les metiers d'ou jalousie etc..
Et quand ils ont obtenus leur indépendance le bouc émissaire était tout désigné .
La création d'Israël les a enragé parce que de Dhimmis ils eurent un pays c'était trop pour ceux qui nous avaient asservit
L'âge d'or n'a jamais existé en Andalousie,avec les musulmans-voir l'histoire du Rambam-ils ont tué moins de monde parce qu'ils étaient moins organisés,maintenant ils veulent nous détruire,et qu'on ne me parle pas de paix à l'occidentale..................
LA STAKA me racontait mon grand père était le sport et le jeu favori des arabes
Quand des arabes assis à la terrasse des cafés en fumant le narguilé voient passer un juif dans leur quartier il l'interpellent
"Juif viens ici" le juif devait s'exécuter il arrivait devant eux alors les arabes lui donnaient sur sa chéchia (genre de chapeau) un grand coup rigolaien et lui disaient "maintenant vas t'en Juif"
Pour mémoire les juifs devaient porter une chéchia de couleur différente les arabes avaient inventé l'étoile jaune avant les Nazis. ce sport se pratiquait aussi dans les rues les jeunes courraient et tapaient de grandes claques sur la têtes des Juifs.
Un ami m'a raconté que sa grand mère avait confectionné une chéchia avec des épingles sur le dessus pour son mari.
Concernant les nazis les tunisiens n'étaient ni pire ni meilleurs que les autres certains ont aidés d'autre n'ont pas dénoncés et enfin d'autres collaboraient et désignaient les maisons Juives .
Le Bey de Tunis par contre s'est refusé comme le roi du Maroc à livrer "leurs juifs" puisque leur propriété.
Comme quoi Laura tant que nous qui avons vécu dans ces pays serons vivants les mythes et les déformations de l'histoire nous les dénoncerons
Mais je n'aurais pas eu cette haine du Juif
D'abord Israël est la terre de nos ancêtres les juifs ont toujours vécu sur cette terre les peuplement ont commencé aux 19) siècle la création d'Israël date de 1948 la Tunisie a eu son indépendance en 1956 c'est à la suite d'un conflit avec la France en 1962 sur la base de Bizerte qu'ils nous ont désigné comme bouc émissaire entre temps de 1956 à 1962 ils ont avec cette ordure de bourguiba qu'il brule en enfer commencé à nous priver d'un tas de droits en 1967 avec la raclé que les arabes ont reçu il se vengèrent sur les synagogues et les magasins juifs
idem en 1973 et en1981 maintenant il ne reste plus que 2000 juifs en Tunisie pour la plupart des vieux arabisants à l'ile de Djerba qui vivaient en Tunisie bien avant les Musulmans.
Ce n'était pas un problème pour les cent mille juifs qui y vivaient puisqu'ils y sont resté après le départ des Français les juifs étaient commerçants artisans fonctionnaires employés ou avaient une profession libérale mon père avait des magasins de vêtements et de tissu parmi les plus chics et plus grands de Tunis nous avions une maison et une résidence secondaireà la plage
A 18 ans mon père Zl m'avait offert une 403 neuve j'avais tout ce que je voulais ainsi que mes frères et sœurs
argent habits études sorties etc.. nous menions une vie heureuse même si l'on se méfiait des arabes et tu penses que l'on aurait laissé tombé tout cela si ils n'avaient pas tout fait pour nous faire partir avec 10francs et une valise.
Vivre en Tunisie avec des arabes ou en France tant que nous ne vivions pas en Israël nous n'étions pas chez nous alors quel importance s'ils avaient été correcte avec nous,
Il ne faut pas inverser l'histoire et dire maintenant que c'est nous qui n'avons pas voulu vivre avec eux .
Ce sont eux qui nous ont menacé spolié intimidé volé et humilier .
Maintenant que des juifs veuillent copiner avec eux c'est leur affaire moi pas je leur garderais une dent jusqu'à ma mort comme mon père zl