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Kippour : pourquoi et comment "demander Pardon"

Kippour : pourquoi et comment "demander Pardon" - © Torah Box

Avez-vous déjà demandé à un enfant de demander pardon ? Souvent il ou elle préférera faire n’importe quoi plutôt que de s’excuser.

Pour les adultes, ce n’est pas très différent. Pourquoi ?

Demander pardon signifie admettre que nous avons tort. C’est un coup dur pour notre amour propre, qui nous laisse penser que nous ne nous trompons jamais. Mais il est possible de mettre notre ego de côté, en travaillant sur l’humilité.

Pour faire preuve de plus de modestie, dites-vous régulièrement que ce que vous êtes et ce que vous faites n’est possible que grâce à l’aide de votre Créateur. Vos réussites ne viennent que de Lui. Il est la source de votre force et ce n’est que grâce à Lui, vous pouvez agir. Sans Lui, vous n’êtes capables de rien et vous seriez complètement insignifiant. Pour plus de détails sur la façon de parfaire l’humilité, voir les chapitres concernant la modestie dans les livres : « ‘Hovot Halevavot – les devoirs du cœur » et « Messilat Yecharim – la voie des Justes ».

Dès que vous êtes en mesure d’admettre votre vulnérabilité humaine, vous acquérez la possibilité de reconnaître vos erreurs. Vous pouvez alors vous excuser immédiatement et les corriger.

Il y a différentes manières de causer du mal aux autres ; médire, parler de façon offensante, maltraiter autrui, entraîner une perte financière, différer un paiement ou ne pas rendre un objet…

Comment savoir quand nous avons causé du tort à l’autre ? Malheureusement, bien que la liste énoncée concerne la plupart des gens, certaines personnes ne réalisent pas qu’elles ont mal agi.

Les gens pensent souvent qu’ils ont correctement agi, même lorsqu’ils se sont clairement mal comportés. Comme le dit le proverbe : « L’enfer est pavé de bonnes intentions ». Il est effrayant de prendre conscience que si nous sommes souvent incapables de réaliser que nous lésons quelqu’un, émotionnellement ou financièrement, nous n’avons pas l’assurance d’éviter cette route pavée ?
 

  1. Soyez franc : Posez-vous la question : « Qu’est-ce que je préfère : avoir raison ou agir convenablement ? Suis-je prêt à admettre que j’ai mal agi dans le but de faire ce qu’il convient de faire ? ». Si nous sommes prêts à bien agir, à accomplir la volonté de notre Créateur, à tout prix, et que nous Lui demandons Son aide, Il nous aidera à atteindre notre objectif.
     
  2. Questionnez votre rabbin. Si quelqu’un vous réclame quelque chose, tant financièrement que moralement, ou que l’une de vos relations vous pose un problème de conscience, allez chez un Rav versé en Thora pour savoir ce que recommande la Thora. Si cela vous est possible, invitez l’autre partie à présenter son point de vue.
     
  3. Apprenez la loi. Étudiez les lignes de conduite de la Thora concernant les relations sociales.
     

Plusieurs personnes transgressent l’interdit de vol en pensant, de façon erronée : « Je ne suis pas un voleur, l’argent en question est à moi ». En discutant de cela avec un rabbin expérimenté, on découvre, plus fréquemment qu’on le croirait, que D. dit : « Cet argent n’est pas le tien, il appartient à l’autre. » Le fait de poser la question à un rabbin et d’étudier les halakhot nous permettra de vivre selon les directives divines et non selon une perception troublée par des préjugés et de l’ignorance.
 

Petit abécédaire sur la façon de demander pardon

Motivez-vous : Demander pardon à quelqu’un nécessite une motivation minimale. Pour commencer, prenez conscience que D. ne ferme pas les yeux sur le tort causé à l’un de Ses enfants ; si nous ne réparons pas le mal commis, nous recevrons la punition méritée.

De plus, lorsque l’on lèse un enfant de D., nous nous écartons de Lui ; on peut même sentir que les prières, l’observance des mitsvot et l’étude de la Thora en prennent un coup. En rétablissant notre relation avec les enfants de D., on en fait de même avec D.

Enfin, réfléchissez à la sensation de liberté éprouvée lorsque l’on est pardonné, lorsque l’on est libéré du lourd poids du tort causé aux autres.

Faites une liste des personnes que vous avez lésées : Prenez en compte les amis, les membres de la famille, les voisins, les fidèles, les collègues, les anciens camarades de classe, les personnes avec lesquelles vous n’êtes pas en bons termes et celles avec qui vous vous êtes disputé.

Même si nous avons raison, nous pouvons souvent blesser les autres inutilement. Demandez conseil à votre rabbin si vous n’êtes pas sûr de la nécessité de vous excuser auprès de quelqu’un.

Engagez-vous à parler à la personne : Après avoir dressé votre liste, choisissez la personne qui vous paraît le plus facilement remboursable ou réconciliable et fixez une date à laquelle vous vous engagez à l’appeler, lui écrire ou lui demander pardon.

Autrement, si vous vous en sentez le courage, vous pouvez commencer par la personne que vous avez le plus lésé. Choisissez une personne par semaine.

Pendant la conversation : quand vous vous excusez, soyez sincère et précis. Avouez ce que vous avez fait et que c’était une mauvaise action.

Ne cherchez pas à excuser ni à minimiser ce qui s’est passé. Exprimez votre regret et réparez votre tort, lorsque c’est possible. Utilisez des phrases telles que : « Je suis désolé », « Je m’excuse », « Pardonne-moi, s'il te plaît », ou « Me pardonnes-tu ? » La plupart du temps, les gens vous excuseront de bon cœur si vous faites preuve d’un profond regret et que vous souhaitez arranger les choses.

Parfois, les gens sont un peu condescendants et vous répondent par un simple « Ne t’inquiète pas », « C’est bon », ou, « Ce n’est pas bien grave ». Dans ce cas, il vaut mieux leur dire : « Pour vraiment tourner la page, je préférerai que tu me dises : "Je te pardonne". »

La période des jours de pénitence est particulièrement propice pour demander pardon. Il y a de fortes chances que les gens soient cléments et ces jours saints donnent une entrée en matière naturelle pour la conversation, par exemple : « Les jours de Pénitence ne sont pas loin, et je voudrais commencer l’année sans rien avoir à me reprocher. Je m’en veux de la fois où j’ai… »

Ensuite : S’ils vous pardonnent, remerciez-les : ils viennent de vous faire un cadeau. À l’avenir, faites le maximum pour que le tort en question ne se reproduise plus et faites votre possible pour leur être utile.

Une fois que vous avez obtenu le pardon d’une personne, cochez son nom et passez à quelqu’un d’autre.
 

Rétablir la relation avec une personne – un monde en soi

Chaque individu est si précieux qu’il est comparé à un monde en soi (Talmud Sanhédrin 37a). Par conséquent, lorsque nous causons du tort à une personne, c’est comme si nous avions endommagé le monde entier. Lorsque nous réparons notre erreur et que nous demandons pardon, c’est comme si nous réparions le monde entier.

Le monde a terriblement besoin d’amélioration ; nombreux sont ceux qui souffrent du mal qui leur est causé. Alors, à qui allez-vous demander pardon ?

Membre Juif.org





Dernière mise à jour, il y a 42 minutes