English Version Force de Défense d'Israel sur Internet
Inscription gratuite
AccueilInfos IsraelBlogs Juifs et IsraéliensVidéo IsraelOpinions : monde Juif et IsraelLe MagTOP SitesLa BoutiqueJuif.org TV

Communauté Juive

Que faire la veille et le 1er soir de Souccot ?

Que faire la veille et le 1er soir de Souccot ? - © Torah Box

L'équipe Torah-Box vous offre un panel des lois et coutumes concernant la veille de la fête de Souccot ainsi que du premier soir. Rien de mieux que d'être préparé pour apprécier la joie et le bonheur que d'entrer dans la Soucca.

Veille de Souccot

Mikvé

C’est une bonne habitude de se tremper dans un Mikvé la veille de la fête. Et celui qui peut aussi le faire toute l’année, chaque veille de Chabbath, que vienne sur lui la bénédiction, et il méritera par cela de purifier son âme et ses pensées.

Manger la veille de fête

On ne mangera pas de pain ou de gâteau la veille de la fête, à partir de la dixième heure du jour afin de manger avec appétit la quantité de pain suffisante pour la Mitsva de la Soucca du premier soir (Voici le calcul de cette dixième heure : il faudra compter le nombre d’heures du jour et celui de la nuit. Si, par exemple, le résultat est que le jour dure quatorze heures et la nuit, dix heures, on divisera les quatorze heures de la journée en douze, et on obtiendra la valeur d’une heure journalière. A partir de là, on comptera dix heures). En cas de besoin, il sera permis de manger jusqu’à cinquante grammes de pain ou de gâteau, mais pas plus. Cependant, il sera permis de consommer les fruits, les légumes, la viande et le poisson, à condition de ne pas s’en rassasier.
 

Préparer une flamme pour la fête

Les décisionnaires rabbiniques ont interdit d’allumer un feu nouveau pendant Yom Tov, que ce soit avec des allumettes ou un briquet. Néanmoins, ils ont permis d’utiliser une flamme déjà existante pour allumer un autre feu. Pour cette raison, il faudra allumer une bougie avant la fête, qui dure au moins vingt-quatre heures, afin de pouvoir en utiliser la flamme pour allumer le gaz et cuisiner. C’est ce qu’on appelle « allumage d’un feu à un autre ». Il faudra faire attention de ne pas éteindre l’allumette qui aura servi à transporter la flamme, mais la laisser s’éteindre toute seule en la posant sur un endroit sécurisé.
 

Allumer les Nérot

Il est recommandé que les femmes allument les Nérot avant l'entrée de la fête comme elles le font pour Chabbath. Cependant, certaines femmes allument la nuit, juste avant le Kiddouch. Elles ont sur qui s’appuyer pour agir ainsi. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.210)

Certains ont l’habitude d’allumer sept Nérot dans la Soucca, en l’honneur des sept "Ouchpizin"qui y sont invités.
 

Où doit-on les allumer ?

Si la Soucca est grande, on y allumera les Nérot, car c’est l'endroit où l’on mange. Cependant, si l’on craint que cela puisse provoquer un incendie, même si le risque est minime, on les allumera à la maison. (‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.76, p.207)
 

La bénédiction

Avant l’allumage, la femme prononcera la bénédiction suivante : « Baroukh ata Hachem, Elokénou Mélekh ha'olam, acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou léhadlik ner chelChabbath, elle mentionne : Chabbath Vé]Yom Tov », et seulement après allumera.

Bien que la veille de Chabbath, la majorité des femmes achkénazes prononce la bénédiction, et seulement après, allume, si Yom Tov ne tombe pas un Chabbath, alors elles diront la bénédiction et ensuite allumeront les Nérot. Cette façon de faire, vient du fait qu’il y a un doute pour savoir à quel moment elles reçoivent Chabbath : au moment de l’allumage ou bien au moment de la bénédiction ! Par conséquent, elles allument avant de faire la bénédiction. Par contre, pour Yom Tov, du fait qu’il est permis d’allumer d’un feu à un autre, le problème ne se pose pas, et il sera donc permis d’allumer après la bénédiction. (Michna Broura Chap.263, §27 ; ‘Hazon ‘Ovadia Souccot, p.209)
 

"Chéhé’héyanou"

Les femmes ne diront pas la bénédiction "Chéhé’héyanou" à l'allumage, car on la mentionne pendant le Kiddouch de Yom Tov ("Or Zarou'a" au nom du Talmud Yérouchalmi, "Teroumat Hadéchen"). Il se trouve ainsi que celles qui ont la coutume de la dire rencontrent un problème d’interruption entre le moment de la bénédiction et l’allumage. Il est bien de leur enseigner d’arrêter cette coutume. (Le "Ya’avets" et le "Yafé Lalev" ont écrit à ce sujet que cette coutume n’a pas son fondement dans la loi juive.)

Cependant, les femmes qui font quand même cette bénédiction au moment de l’allumage ne répondront pas "Amen" au "Chéhé’héyanou" du Kiddouch, de crainte que ce ne soit considéré comme une interruption entre la bénédiction sur le vin et le moment de boire. Les femmes achkénazes ont le droit de répondre "Amen" à celle-ci pendant Souccot, mais pas pendant Chavouot.
 

Le soir de la fête

L’entrée dans la Soucca

Lorsqu’on rentre dans la Soucca, on doit se tenir à l’entrée et inviter les "Ouchpizin", comme il est mentionné dans les livres de prières. Il est écrit dans le Zohar Hakadoch, qu’au moment où Rav Amenouna Saba rentrait dans la Soucca, il se tenait, joyeux, à l’entrée et invitait les "Ouchpizin" en disant : « Vous habiterez dans les Souccot pendant sept jours, installez-vous « Ouchpizin ilaïn (invités de marque) », installez-vous, « Ouchpizéi méhémnouta » (invités de confiance) ». Il levait sa main et disait joyeusement : « Heureux est notre sort, heureux est le sort des Bné Israël, comme il est écrit : « Car la part d’Hachem, c’est Son peuple, Ya'acov est le lot de Son héritage ». (Zohar, parachat Emor, 103b)

On n’invitera pas les "Ouchpizin" le premier soir de fête seulement, mais tous les jours de Souccot, car si on ne réitère pas l’invitation, ils ne viendront pas. (Chlah ; Piské Techouvot p.387)
 

Le Kiddouch

On fera le Kiddouch sur le vin dans la Soucca. Celui-ci comprend les quatre bénédictions : "Boré Péri Haguefen", "Mékadech Israël Véhazémanim", "Léchev baSoucca", et "Chéhé’héyanou". Si on a oublié de dire la bénédiction "Chéhé’héyanou", on pourra la dire pendant tous les sept jours de Souccot.

Il faudra rappeler aux femmes séfarades de ne pas répondre "Amen" à la bénédiction de "Léchev baSoucca", car elles n’ont pas l’obligation comme les hommes de s’y asseoir. Par conséquent, si elles répondent, ce "Amen" serait considéré comme une interruption entre le Kiddouch et le moment de goûter au vin. En revanche, les femmes achkénazes pourront répondre "Amen", comme on l’expliquera plus tard.
 

"Maïm a'haronim" 

A la fin du repas de fête, on procédera à l’ablution des mains (Maïm a'haronim), en versant de l’eau sur le bout de doigts.
 

Le verre de la bénédiction

Toute l’année, lorsque l’on prononce le Zimoun (lorsque la tablée réunit trois hommes au minimum), c’est une Mitsva de dire la bénédiction "Boré Péri Haguéfen" sur un verre de vin à l’issue du Birkat Hamazone. En effet, les Sages nous ont enseigné que cette Mitsva contribue à réparer les éventuelles fautes qu’un homme peut avoir faites dans son intimité. Elle aide à dévoiler encore plus la Présence Divine dans le monde, et à faire briller l’âme de celui qui l’accomplit de la lumière de la Torah.

[Le Gaon haRav Moutsafi raconte à ce sujet que son père, Rabbi Salman, que son souvenir soit une source de bénédictions, a entendu du Gaon Rabbi Yossef 'Haïm et de Rabbi Yehouda Pétaya, que leurs souvenirs soient source de bénédictions, que la grandeur de celui qui fait le Zimoun sur le verre de vin est plus grande que celui qui monterait mille fois à la sixième lecture de la Torah pendant Chabbath].

Après que celui qui a fait Zimoun ait bu le vin, il donnera le verre à sa femme, afin qu’elle fasse elle aussi une bénédiction dessus. Il est bien d’en donner aussi aux personnes ayant mangé avec eux, afin que les bienfaits se répandent sur tous.

Celui qui fait le Zimoun doit veiller à rendre quitte les autres de la bénédiction sur le vin, sinon ils devront la faire eux-mêmes pour pouvoir y goûter.

Avant de faire le Zimoun, on devra rincer l’extérieur du verre et en essuyer l’intérieur avec la main. On versera le vin et on tendra le verre avec les deux mains à celui qui fait le Zimoun, qui le saisira également de ses deux mains. Au début des actions de grâces, il tiendra le verre de la main droite sans s’aider de la main gauche, en soulevant le verre d'un téfa'h (8 cm) au-dessus de la table. S’il lui est difficile de garder cette position tout le temps, il essaiera tout au moins durant la première bénédiction, et ensuite jusqu’à la fin du Birkat Hamazone, il posera le verre sur la table, tout en le tenant. (‘Hazon ‘Ovadia Pessa'h, 114 ; Chivat Tsion T.1, p.293)

Il formulera ainsi le Zimoun : « Birchout Malka ‘Ilaa Kadicha, [si c’est Chabbath, il rajoute « Oubirchout Chabbath Malkéta »], oubirchout yoma tava ouchpiza kadicha, oubirchout chiv’a ouchpizin ‘ilaïn kadichin ». (C’est-à-dire : Avec la permission d’Hachem (appelé ici ‘Ilaa Kadicha), avec la permission de Chabbath (si c’est Chabbath), avec la permission de Yom Tov et des invités de marque, commençons les Actions de grâces). (Chivat Tsion T.1, p.296)
 

Le Birkat Hamazone 

On fera le Birkat Hamazone avec concentration et enthousiasme. Il est écrit dans le Zohar que celui qui fait le Birkat Hamazone joyeusement, avec entrain et concentration, méritera de recevoir du ciel une grande abondance, et aussi de beaucoup s’élever spirituellement.

On devra faire attention de mentionner "Ya’alé Véyavo" dans le Birkat Hamazone. Si on a oublié et que l’on s’en souvient à la bénédiction suivante (Baroukh ata Hachem) avant d’avoir dit "Boné Yérouchalaïm", on dira alors "Lamedéni 'Houkékha", comme si on prononçait un verset de Téhilim. Après cela, on pourra revenir et dire "Ya’alé Véyavo". Par contre, si on s’en souvient après avoir mentionné "Boné Yérouchalaïm", on dira la bénédiction suivante « Barou'h ata Hachem, Elokénou, Melekh ha'olam, acher natan[si c’est Chabbath :chabbatotliménou’ha lé’amo Israël béahava léot oulivrit vé] yamim tovim lé'amo Israël lessasson oulessim'ha, èt yom 'hag haSouccot hazé, èt yom tov mikra kodech hazé, Baroukh ata Hachem mékadech[si c’est Chabbath :hachabbath vé]Israël véhazémanim ». Il en sera de même si l’on a commencé la quatrième bénédiction et on se souvient de cet oubli avant "La’ad Hakel Avinou", on dira aussi "Lamedéni 'houkékha", et la bénédiction que nous venons de citer. Si on a déjà dit le mot "La’ad", on devra reprendre depuis le début les actions de grâces.

La loi est la même pour une femme qui a oublié de dire "Ya’alé Véyavo". Cependant si elle s’en souvient après avoir dit "La'ad", elle ne reprendra pas depuis le début et finira ses Actions de grâces.

Si on oublie de dire "Ya’alé Véyavo" le lendemain, au repas du matin, la règle est identique à celle de la femme qui a oublié.

Si après avoir fini le Birkat Hamazone, on doute d’avoir mentionné "Ya’alé Véyavo", on ne reprendra pas depuis le début.
 

Michnayot

On a l’habitude d’étudier les Michnayot du Traité "Soucca" à la fin du repas. Il est préférable d’étudier peu de Michnayot avec compréhension, qu’en lire beaucoup sans rien comprendre. (Maguen Avraham Chap.50, §102)

Membre Juif.org





Dernière mise à jour, il y a 5 minutes