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Que fait-on la veille de Yom Kippour ?

L'équipe Torah-Box vous propose un récapitulatif des lois et coutumes pendant la veille de Yom Kippour, le jour du "Grand Pardon" : 

Séli’hot

Nous avons l'habitude de multiplier les Séli’hot et les supplications, la veille de Yom Kippour, aux aurores. Et si l'on dit les Séli’hot après le lever du soleil, on devra omettre le Vidouïe (énumération de ses fautes). On a coutume de faire Hatarat nédarim (annulation des vœux) la veille de Yom Kippour.

Cha’harit

Pendant la prière du matin, on ne dit ni le Vidouïe, ni les passages qui le suivent (« Néfilat apaïm »). On ne dit pas non plus le Téhilim « Ya'ankha Hachem béyom tsara », ainsi que « Téfila léDavid ».
 

Manger la veille de Yom Kippour

Il est obligatoire, d'après la Torah, de manger, boire et de multiplier les repas, la veille de Yom Kippour. A priori, on mangera du pain, au moins au cours d’un des repas. Ce commandement est valable pour les femmes également. Même pour une personne malade, qui est en danger et doit manger le jour de Kippour, c’est une Mitsva de manger la veille.

Miséricordieux comme un père envers ses fils

Une des raisons pour laquelle nous devons manger la veille de Kippour sera expliquée par l'anecdote suivante. Un père, ayant un fils qui s'est mal comporté, se mit en colère et lui ordonna de jeûner un jour. Dans sa miséricorde, il lui ordonna également de boire et manger un jour auparavant afin qu’il supporte le jeûne. De même Hachem, notre Père miséricordieux, nous a ordonné de jeûner le jour de Kippour et de nous renforcer en mangeant et buvant la veille. Une autre raison est évoquée à ce sujet : lorsque le cœur de l'homme est rassasié, alors il fait la paix avec son prochain la veille de Kippour.
 

Les différents travaux et l'étude de la Torah

Celui qui travaille la veille de Kippour ne verra pas la bénédiction résider sur son labeur. Même les étudiants ne quittant pas leurs livres de Torah devront multiplier les repas, même s’ils doivent réduire pour cela leur temps d'étude.
 

Des plats légers

Il ne faut manger, la veille de Kippour, que des plats légers, faciles à digérer, afin de ne pas être trop rassasié et s'enorgueillir au moment de la prière. Certains ont l'habitude de manger du poisson, en l'honneur du jour, au repas du matin, mais pas par la suite. Le reste de la journée, il ne faudra pas manger des plats « excitant » le corps tels que des œufs, du lait, de l’ail cuit, du poisson, de la viande grasse, et autres.
 

Les pilules allégeant le jeûne

Celui qui peine beaucoup lors des jeûnes aura la permission de prendre des cachets avant, afin d'alléger ses souffrances.
 

Le Mikvé (le bain rituel)

Il est une coutume importante de s'immerger dans un Mikvé la veille de Yom Kippour, afin de prier en état de pureté. C’est également un aspect du repentir, à l'image d'un converti se trempant dans un Mikvé, avant sa conversion. Dans le cas d'une personne malade, il sera judicieux qu'elle se tienne sous le jet de sa douche le temps que soit versé sur elle le volume de neuf kavim (douze litres et demi) d'eau. Quant aux officiants, ils prêteront une attention toute particulière à s’immerger dans un Mikvé.
 

Malkout (la flagellation)

Certains ont l'usage, la veille de Yom Kippour, que tous les membres de l’assemblée soient frappés légèrement de trente-neuf coups très légers, de façon symbolique, et que chacun dise le Vidouïe pendant ce temps-là.  Celui qui donne les 'coups' récitera trois fois le verset : « Véhou ra'houm yékhaper ‘avon… ». A chaque mot, il frappera et fera attention à ne pas faire mal. Cette coutume a pour but d'éveiller le cœur au repentir.
 

La prière de Min’ha (après-midi)

On fera la prière de Min’ha avant la Sé’ouda mafseket (le dernier repas avant le jeûne). Et l'on dira le long Vidouïe à la fin de la ‘Amida, de peur qu'il puisse arriver quelque chose, lors de la Sé’ouda mafseket, qui empècherait de le dire par la suite.
 

Sé’ouda mafseket

Certains ont l'habitude de tremper le pain du Motsi dans du sucre. Il est souhaitable d'y adjoindre du sel.
 

Recevoir le jour de Kippour

Il faudra cesser de manger et boire alors qu'il fait encore jour. C’est un commandement de la Torah de faire rentrer la fête avant son heure véritable. Les femmes aussi devront faire attention à cela. On a l'habitude d'ajouter environ quinze minutes avant le coucher du soleil.
 

La réception par la parole

Bien que l'on ait fini la Sé’ouda mafseket et que l’on pense ne plus manger ni boire, on sera autorisé à le faire, avant le coucher du soleil, tant qu’on n’a pas dit explicitement que l'on commençait à jeûner.
 

De beaux habits

Les Sages ont dit [Traité Chabbath 119a],  sur le verset « Si tu cesses de fouler aux pieds le Chabbath, de vaquer à tes affaires en ce jour qui m’est consacré, si tu considères le Chabbath comme un délice, la sainte journée de l’Eternel comme signe de respect, si tu la tiens en honneur en t’abstenant de suivre tes voies ordinaires, de t’occuper de tes intérêts et d’en faire le sujet de tes entretiens, alors […] », qu’il s’agit de Yom Kippour. En effet, en ce jour, il n’y a ni aliment, ni boisson, mais on l’honore en revêtissant de beaux habits. On recouvrira la table d’une jolie nappe, comme pour Chabbath, et on posera dessus des livres de Torah. Certains Achkénazes se vêtissent d'un habit blanc appelé « Kittel ». [259]

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Dernière mise à jour, il y a 27 minutes