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Les Halakhot de Sim'hat Torah - Chémini 'Atséret

Les Halakhot de Sim'hat Torah - Chémini 'Atséret - © Torah Box

Après les sept jours de Souccot, nous arrivons au huitième, qui est Chémini 'Atséret. Il constitue en lui-même une fête et n’est pas du tout lié à Souccot. Il s’appelle aussi Sim’hat Torah et c’est au cours de celui-ci que l’on termine la lecture des cinq Livres de la Torah. Cependant, en dehors d’Erets Israël, où sont célébrés deux jours de Yom Tov, le huitième jour après Souccot est Chémini ‘Atséret et le neuvième, Sim’hat Torah et c’est ce jour que l’on termine la lecture des cinq Livres.
 

"Hakafot"

Après la prière du soir, il est d’usage, parmi tout le Peuple d’Israël, de tourner sept fois autour de la Téva avec les Sifré Torah. On se réjouit en chantant, en dansant, en tapant dans les mains et en prononçant des louanges à Hachem. Celui qui multiplie ces manifestations de joie est digne de bénédictions.


Le Rav ’Hida écrit : « Avant les Hakafot, on posera un Séfer Torah sur la Téva et quelqu’un craignant Hachem se tiendra debout à côté, et il tiendra le Séfer Torah dans ses mains pendant tout le temps des Hakafot. Ainsi, ai-je reçu de mon Maître, le Rachach, qui se montrait rigoureux sur ce point ».
 

La grandeur des danses et de la joie en l’honneur de la Torah

Il est juste d’informer les fidèles de la grandeur des chants et des danses en l’honneur de la Torah et les mérites que l’homme en retire, comme l’a écrit le Gaon Rabbi Ya'acov Israël Elgazi (Chalmei ‘Haguiga Chap.17, Loi 16) : Heureux l’homme qui se comportera ainsi et celui qui s’en saisira avec la joie de la Torah. Il réparera en cela les défauts de son âme qu’il a abimée en l’honneur de la Torah ».

Les Richonim ont déjà écrit à ce sujet : « Celui qui fait attention à se réjouir ce jour-là sera assuré que la Torah ne s’éloignera pas de ses descendants ». Et ils ont témoigné avoir vu un grand Rav parmi le Peuple d’Israël qui redoublait de joie en l’honneur de la Torah en ce jour-là, et ils ont dit sur lui que jusqu’à trois générations est sortie de lui une lignée de sages et d’érudits qui ont propagé la Torah parmi le Peuple d’Israël et ils ont témoigné que tout cela, il l’avait mérité de la joie qu’il montrait le jour de Sim’hat Torah. Ils n’avaient jamais vu aucun autre grand de la Torah qui faisait ainsi, virevoltait de toutes ses forces et éveillait le cœur des hommes en disant : « Réjouissez-vous en l’Eternel, soyez dans l’allégresse, ô justes, entonnez des chants tout Israël » (Jusqu’ici les paroles du Rav).

Rabbénou ‘Haïm Vital a écrit (Chaar Hakavanot, 104a): « J’ai vu que mon Maître le Ari ‘Zal mettait une attention extrême, à tourner avec leSéfer Torah, ou devant lui, ou après lui, et à danser et chanter devant lui de toutes ses forces et avec toute son énergie ». Et dans le livre "Ma’assé Rav", il est écrit : « Le Gaon de Vilna tournait devant les Sifré Torah avec une joie immense, applaudissait et dansait, sautillait et tournoyait de toutes ses forces, jusqu’à ce que son visage brille de l’éclat du feu ». Et si de très grands Rabbanim n’ont pas hésité à descendre de leur rang pour se réjouir, de toutes leurs forces, en l’honneur de la Torah, que devons-nous dire de nous ?

Il est connu que Mikhal, la fille de Chaoul Hamélèkh, a été punie parce qu’elle n’a pas apprécié la manière dont son mari David, le roi d’Israël, dansait et sautait devant l’arche de D.ieu, comme il est dit dans le Prophète(Chmouël II 6, 16) : « Mikhal, la fille de Chaoul, regarda par la fenêtre, vit le roi David sautant et dansant devant Hachem et elle en conçut du dédain pour lui. Mikhal, fille de Chaoul, vint à sa rencontre et dit : Combien « s’est honoré » aujourd’hui le roi d’Israël, se donnant en spectacle aux servantes de ses serviteurs, comme eût pu le faire un homme de rien ! David répondit à Mikhal : C’est devant Hachem qui m’a élu de préférence à ton père et à tous les siens, en m’instituant prince du Peuple de D.ieu, prince d’Israël, c’est devant Hachem que j’ai dansé et je danserai encore plus que cela ; et volontiers je m’humilierai davantage et me ferai petit à mes propres yeux ; pour ces servantes dont tu parles, c’est auprès d’elles que je me glorifierai ! Mikhal, fille de Chaoul, n’eut pas d’enfant jusqu’au jour de sa mort ».

Le Gaon Rabbi Yéhouda Tsadka, de mémoire bénie, Roch Yéchiva de Porat Yossef, a raconté au sujet du sage Ya'acovOvadia, de mémoire bénie, qu’il dansait, transporté de joie, pendant Sim’hat Torah, et faisait danser les autres avec la même intensité. Ce mérite lui valut d’avoir pour fils, notre Maître, le Grand Rabbin d'Israël, Rabbénou ‘Ovadia Yossef Chlita. Heureux l’homme qui prend en compte ces paroles et essaie de mettre toute son énergie et ses forces à danser, à chanter et à se réjouir en l’honneur de la Torah et éveille la sensibilité des autres à ce sujet.

Rav Sifté Cohen a écrit que le mérite des Hakafot avec les Sifré Torah dans la joie, les chants et les danses est apte à nous protéger afin que la pluie ne cesse pas.


Le soir de Sim’hat Torah, avant de se rendre à la synagogue, il est recommandé de manger et de boire un peu afin qu’il ne soit pas difficile de prolonger les Hakafot, et qu’on ne presse pas les fidèles à chaque instant afin qu’ils terminent. Le sage est celui qui sait anticiper.

Celui pour qui il est difficile d’attendre la fin des Hakafot, parce qu’il est, par exemple, invité chez des amis, et ne veut pas les faire attendre, est autorisé à tourner autour de la Téva seul, en prononçant le texte des Hakafot. Mais il devra faire attention à ne pas presser l’assemblée afin de terminer plus vite pour lui.
 

Les clochettes

Bien que les Sages ont interdit de danser et de frapper des mains pendant Chabbath et Yom Tov, comme c’est expliqué dans la Michna (traité Bétsa, 36b)et dans le Choul’han ‘Aroukh (Chap.339, §2),cela sera permis pour Sim’hat Torah, et ce, en l’honneur de la Torah. Cependant, il sera interdit d’agiter les clochettes du Séfer Torah et de sonner de la trompette. Il sera également interdit de taper sur la table ou sur une bouteille comme c’est l’usage de le faire en chantant.
 

Sainteté et pureté

Il ne fait aucun doute que les Rabbanim des synagogues et les responsables doivent toujours avoir un œil attentif et surveiller que la séparation soit totale entre les hommes et les femmes, afin que la Mitsva ne provienne pas d’une faute. Les femmes qui se rendent dans la partie qui leur est réservée afin d’assister aux Hakafot, doivent vérifier qu’elles sont habillées dignement, suivant les vraies règles de pudeur voulues par D.ieu Tout Puissant. Et elles ne formeront pas de rassemblement devant la synagogue, ce qui, souvent, dérange les hommes passant par là. Il faut mettre en garde les mères afin qu’elles habillent leurs filles avec des vêtements discrets et qu’elles y veillent dès l’âge de trois ans.

Il faut surveiller les jeunes filles afin qu’elles ne rentrent pas dans la synagogue, si ce n’est du côté réservé aux femmes. A notre grand regret, il arrive que des jeunes filles, un peu grandes, rentrent du côté des hommes et s’y mélangent. Il est certain que ce n’est pas une attitude convenable, surtout dans la maison d’Hachem.
 

L’honneur dû à la Torah

Dans le Choul’han ‘Aroukh, il est écrit (Yoré Dé’ah Chap.282, §1) : « L’homme a l’obligation de se comporter avec beaucoup de respect avec leSéfer Torah… Il ne doit pas tendre son pied dans sa direction, ni le mettre sur sa tête comme une charge, ni lui tourner le dos, mais s’asseoir devant lui avec sérieux et crainte, et il l’honorera autant qu’il pourra ». Par conséquent, il faudra faire attention pendant les danses de ne pas se transmettre leSéfer Torah en le lançant, et de ne pas le mettre sur la tête. Ainsi, on ne le donnera pas aux enfants, de peur qu’ils ne le fassent tomber.
 

Se tenir debout pendant les Hakafot

Il est écrit dans le Choul’han ‘Aroukh (Yoré Dé’ah Chap.282, §2) : « Celui qui voit leSéfer Torah passer, doit se lever devant lui, et il se tiendra ainsi jusqu’à ce que celui qui le transporte se lève et arrive à sa place ou jusqu’à ce que leSéfer Torah disparaisse de sa vue ». Ainsi, au moment des Hakafot, où les Sifré Torah sont emmenés d’un endroit à un autre, tous les fidèles doivent se tenir debout en leur honneur, jusqu’à ce qu’on les replace dans le Heikhal. Les personnes âgées ou faibles pourront s’asseoir entre deux Hakafot et elles ne se lèveront que pour la sortie des Sifré Torah et leur retour dans le Heikhal, ainsi qu’au moment-même de la Hakafa.

Le ‘Hazon Ich, de mémoire bénie, était assis pendant les Hakafot avec un petit Séfer Torah dans les mains. Une fois, un Rav s’assit près de lui afin d’échanger des paroles de Torah pendant les Hakafot. Quand il se leva et s’en alla, il dit devant ceux qui l’entouraient : Il semblerait que celui-ci ait oublié la loi interdisant de s’asseoir au moment des Hakafot.

S’il y a des personnes qui se trompent et s’assoient quand même, il sera préférable de poser les Sifré Torah sur la Téva et de danser sans eux, afin d’éviter à ces gens-là de fauter.
 

« Yéhi Ratson » - Que ce soit Ta volonté

Après chaque Hakafa, on lit le texte « Yéhi Ratson » qui se trouve rapporté dans les livres de prières et qui a été ordonnancé par le Rav ’Hida dans le but de nous renforcer dans l’étude de la Torah, l’accomplissement des Mitsvot et les bonnes actions, et il faudra y mettre toute sa ferveur.

Comme l’a écrit le Gaon Rabbi ‘Haïm Fallaggi dans son livre Mo’ed Lékhol ‘Haï (25, 1) : « L’homme fera très attention à prononcer les prières de Chémini ‘Atséret avec une grande ferveur, car, outre le fait que toute la réparation des jours entre Roch Hachana et Chémini ‘Atséret soit terminée, et que tout dépende de ce jour-là, il n’y a pas un jour semblable à celui-ci où Hachem aime entendre les prières de l’homme au sujet de tout ce qu’il désire. Comme il est dit dans le Zohar (Parachat Tsav, 31b) : Tout ce que l’homme sollicite ce jour-là de D.ieu, Il accepte sa prière et réalise sa demande ».
 

L’endeuillé

Il sera permis à celui qui a eu un deuil pendant la fête de s’associer aux autres pour les Hakafot, mais il s’abstiendra de danser.
 

Le Kiddouch

On mentionne dans le Kiddouch « Et yom ‘hag hachémini ‘atséret hazé ». Et si on se trompe et mentionne « Et yom ‘hag ha Souccot hazé », on revient en arrière et on corrige. Si on s’en souvient alors qu’on a terminé le Kiddouch, on revient en arrière et on recommence depuis le début.

On dira la bénédiction « Chéhé’héyanou », car Chémini ‘Atséret est une fête en elle-même, indépendamment de Souccot.
 

La prière du matin

Il incombe aux responsables de communauté de fixer les heures des offices de ce jour saint et redoutable de manière à réserver du temps pour l’étude de la Torah. Par conséquent, il serait juste d’avancer un peu l’heure de la prière du matin, celle-ci étant très longue, en particulier si ce jour tombe un Chabbath et qu’il faut aussi du temps pour le troisième repas, Sé’ouda Chlichit. (Mo’ed Lékhol ‘Haï 25a)
 

La lecture de la Torah

On sort trois Sifré Torah. Dans le premier, les fidèles et le ‘Hatan Torah lisent la section « Vézot Habérakha », dans le deuxième, on fait lire le ‘Hatan Béréchit et dans le troisième, on lira le Maftir.

Il est d’usage de nommer trois ‘Hatanim : "‘Hatan Mé’ona", "‘Hatan Torah" et "‘Hatan Béréchit". Le ‘Hatan Me’ona monte avant le ‘Hatan Torah et est comme son parrain. Le ‘Hatan Torah termine la lecture de la dernière section de la Paracha de la Torah et le ‘Hatan Béréchit monte immédiatement et recommence la lecture de la Torah par la première Paracha qui est Béréchit.

On ne s’interrompra pas pour dire le Kaddich entre la montée du ‘Hatan Torah et celle du ‘Hatan Béréchit, ceci afin de ne pas donner des arguments au Satan qui pourrait dire : « Ils ont déjà terminé de lire la Torah et ils n’ont pas envie de continuer ». Ainsi, immédiatement après le ‘Hatan Torah monte le ‘Hatan Béréchit et lorsqu’ils ont fini de lire, ils disent ensemble le demi-Kaddich.

Il est d’usage que le ‘Hatan Béréchit dise "Béssimana Tava", ceci avant de dire la bénédiction de la Torah afin de ne pas créer une interruption entre la bénédiction et la lecture elle-même.
 

‘Hatan Torah

Le ‘Hatan Torah a un grand mérite, car par son intermédiaire on honore la Torah en la terminant. A son sujet il est dit : « Comme je suis honoré, j’honorerai », et il a le mérite qu’on lui efface toutes ses fautes. Ainsi, est-il approprié d’attribuer cet honneur au Rav de la ville ou à celui de la synagogue, qui enseigne la Torah parmi le peuple. Il est écrit dans le livre Knesset Haguedola, que là où vivait l’auteur, il était répandu de vendre cette montée très cher.

Les grands parmi le peuple, s’y sont opposés, ont annulé cet usage et ont instauré que les ‘Hatanim soient choisis parmi les personnes importantes de l’assemblée. De toute façon, il est possible de se partager en deux quorum (Minyan), dans l’un, l’honneur d’être les ‘Hatanim sera donné aux personnes importantes et dans l’autre, ces montées pourront être mises en vente.
 

« Quand la nation s’accroît, c’est une gloire pour le Roi ! »

Ce jour-là, il est d’usage de faire monter tous les fidèles à la Torah, en son honneur. Le ‘Hazan relit pour chacun les trois versets « Ouléacher amar… ». Cependant, si l’assemblée est nombreuse et que l’on craint qu’en procédant ainsi, cela risque d’incommoder les fidèles, on est autorisé à sortir un autre Séfer Torah que l’on mettra dans une pièce attenante. Un autre officiant y lira pour les fidèles qui seront venus avec lui et lorsqu’ils auront terminé, ils ramèneront leSéfer Torah dans le Heikhal et les ‘Hatanim monteront à la Torah lorsque tous les fidèles seront dans la synagogue.
 

Les enfants

Les enfants aussi montent à la Torah, mais seulement s’ils ont atteint l’âge du ‘Hinoukh, c’est-à-dire un âge où l’on peut leur enseigner les Mitsvot [à partir de six ans, en général, mais cela dépend de leur intelligence et de leur vivacité d’esprit].
 

« Machiv haroua’h oumorid haguéchem »

On commence à dire « Machiv haroua’h oumorid haguéchem » dans la prière de Moussaf. Si on se trompe et que l’on dit « Morid hatal », si on s’en souvient avant de dire « Baroukh ata Hachem », il est bien de retourner à « Ata guibor » et dire « Machiv haroua’h ». Mais si on s’en rappelle après avoir dit « Baroukh ata Hachem », on ne revient pas en arrière.
 

Hakafot

L’après-midi, après la prière de Min’ha, l’usage est de refaire des Hakafot comme celles de la veille et du matin, en tournant autour de la Téva avec les Sifré Torah.

Certains sortent les Sifré Torah dans la rue pendant les Hakafot, afin d’associer toutes les franges de la population à la joie de la Torah, pour danser et se réjouir avec et la rendre chère à leurs yeux.

Extrait du livre « Lois & Récits de SOUCCOT » - Editions Torah-Box - © Tous droits réservés

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Dernière mise à jour, il y a 44 minutes