7 Janvier 2026 - Juif.org

Les responsables de la sécurité israélienne ont averti que le groupe terroriste Hamas à Gaza connaît une nette amélioration de sa situation économique.
Selon des données récemment présentées lors de réunions de sécurité à huis clos et publiées par Ynet, le Hamas détiendrait actuellement entre 400 millions et 1 milliard de shekels en espèces à Gaza, et ce montant, d'après les estimations des services de renseignement, pourrait être encore plus élevé.
Des sources au sein de Tsahal ont recommandé de réduire le nombre de camions d'aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu avec le Hamas en octobre, environ 4 200 camions d'aide humanitaire y sont entrés chaque semaine.
« La population de Gaza peut survivre avec beaucoup moins », ont expliqué les sources. « 70 % de cette aide provient du secteur privé, sur lequel le Hamas prélève une double taxe : 15 à 25 % sur chaque camion transportant de la nourriture, du carburant ou des médicaments, et une taxe supplémentaire sur les marchandises lorsqu'elles sont vendues sur le marché. Le Hamas engrange ainsi des dizaines de millions de shekels par jour, et ses caisses ne cessent de se remplir. »
Le Hamas se prépare à la guerre depuis des années et a constitué d'importantes réserves de trésorerie lui permettant de payer les salaires de dizaines de milliers de ses membres et responsables tout au long du conflit.
Le rapport révèle également que le Qatar, principal soutien du Hamas, a exigé le maintien de l'acheminement hebdomadaire de milliers de camions comme condition à son aide, ce qui explique l'absence de discussion quant à un éventuel arrêt de cette aide. Des sources politiques ont averti que le Hamas ne respecte pas ses engagements et devrait obtenir des concessions supplémentaires, notamment l'ouverture du point de passage de Rafah.
Il a également été révélé que le Hamas continue d'injecter des fonds dans la bande de Gaza par des moyens indirects, notamment en utilisant des applications pour transférer de l'argent depuis les pays donateurs, en taxant les opérations de change et en faisant passer clandestinement des marchandises par des voies non autorisées, parfois même à l'intérieur des camions.