À l'issue de la réunion du Conseil de sécurité dimanche soir, le bureau du Premier ministre a annoncé que le point de passage de Rafah ne rouvrira qu'après la finalisation de l'opération Brave Heart, menée par Tsahal pour localiser et récupérer le corps du sergent-chef Ran Gvili, otage tombé au combat.
Selon le bureau du Premier ministre : « Conformément au plan en 20 points du président Trump, Israël a accepté une réouverture partielle du point de passage de Rafah, réservée aux piétons et soumise à un contrôle israélien complet.»
« La réouverture du point de passage est conditionnée par la libération de tous les otages vivants et par l'engagement total du Hamas à localiser et à libérer tous les otages décédés », a-t-il ajouté.
Le communiqué précise que la restitution du corps n'est pas une condition préalable à la réouverture du point de passage. Ce dernier pourra être rouvert une fois que tous les efforts pour récupérer le corps auront été épuisés. Autrement dit, si l'opération s'avère avoir épuisé tous les renseignements et toutes les options opérationnelles disponibles, l'ouverture du point de passage pourrait être autorisée, même si Ran Gvili n'a pas encore été rapatrié, conformément aux accords conclus avec les États-Unis.
« L'armée israélienne mène actuellement une opération ciblée afin d'exploiter tous les renseignements recueillis dans le cadre des efforts visant à localiser et à rapatrier l'otage tombé au combat, le sergent-chef Ran Gvili, que sa mémoire soit bénie. Une fois cette opération terminée, et conformément à l'accord conclu avec les États-Unis, Israël ouvrira le point de passage de Rafah », a déclaré le Premier ministre dans un communiqué.
« L'État d'Israël est déterminé à obtenir le retour du héros israélien, le sergent-chef Ran Gvili, et ne ménagera aucun effort pour le ramener chez lui et lui offrir des funérailles juives dignes », conclut le communiqué.
L'opération de l'armée israélienne se déroule dans la zone du cimetière du quartier de Daraj-Tuffah, au nord de Gaza, sur la base de renseignements actualisés récemment obtenus grâce à des opérations clandestines. Les forces utilisent des outils d'identification spécialisés, notamment des équipes dentaires équipées d'appareils de radiographie mobiles.
L'armée israélienne a précisé que les renseignements ayant mené à l'opération n'avaient pas été fournis par le Hamas, mais recueillis par les services de sécurité israéliens et partagés avec les médiateurs, qui ont ensuite obtenu l'aval du Hamas.
Plus tôt dimanche, Abou Obeida, porte-parole de la branche militaire du Hamas, a affirmé que l'organisation terroriste avait transmis aux médiateurs toutes les informations en sa possession concernant la localisation de Gvili, dans le cadre des efforts déployés pour parvenir à un accord de cessez-le-feu.
Le communiqué affirmait que le Hamas avait agi en toute transparence dans la gestion des otages, les transférant tous aussi rapidement que possible et sans délai, malgré ce qu'il qualifiait de violations et de manque d'engagement de la part d'Israël.
Selon le Hamas, les opérations de récupération des corps et des otages ont été menées dans des conditions extrêmement difficiles, voire impossibles, en coordination avec les médiateurs. L'organisation terroriste a appelé ces derniers à contraindre Israël à respecter ses engagements au titre de l'accord.
Le Hamas a ajouté que les informations fournies aux médiateurs incluaient tous les détails en sa possession concernant la localisation de Gvili, et a souligné que l'activité actuelle de Tsahal sur l'un des sites mentionnés dans ces informations en constituait une preuve.
Cette déclaration du Hamas a été publiée avant la réunion du Conseil des ministres sur la réouverture du point de passage de Rafah dans les deux sens.