De hauts responsables de la sécurité nationale ont informé le président américain Donald Trump que l'armée des États-Unis est prête à mener d'éventuelles frappes contre l'Iran dès ce samedi, a rapporté CBS News mercredi.
Cependant, des sources proches des discussions de haut niveau ont indiqué à CBS News que le calendrier d'une éventuelle action pourrait s'étendre au-delà de ce week-end.
Le président Trump n'a pas encore pris de décision définitive quant à la pertinence de ces frappes, selon des responsables s'exprimant sous couvert d'anonymat pour évoquer des questions sensibles de sécurité nationale. Les discussions en cours sont décrites comme évolutives, la Maison Blanche évaluant avec soin les risques d'escalade face aux conséquences politiques et militaires de la retenue.
En prévision d'une éventuelle action ou de contre-attaques iraniennes, le Pentagone déploie temporairement du personnel hors du Moyen-Orient au cours des trois prochains jours. Ce personnel est principalement redéployé en Europe ou rapatrié aux États-Unis.
Une source a souligné que le redéploiement de ressources et de personnel est une pratique courante avant une éventuelle activité militaire et n'indique pas nécessairement qu'une attaque contre la République islamique est imminente.
Une source au sein de l'administration américaine, citée par le Telegraph, a déclaré qu'il y avait désormais 90 % de chances qu'une guerre éclate dans les semaines à venir. Un ancien chef du renseignement israélien, cité dans le même article, a affirmé qu'il pensait que la frappe aurait lieu dans les prochains jours.
Contacté mercredi après-midi, un porte-parole du Pentagone a indiqué n'avoir aucune information à communiquer pour le moment.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a abordé la situation lors d'un point de presse mercredi, soulignant qu'il existait « de nombreuses raisons et arguments justifiant une frappe contre l'Iran ». Elle a toutefois insisté sur le fait que la diplomatie restait la priorité du président. Mme Leavitt a refusé de commenter une éventuelle coordination avec Israël en cas d'action militaire.
Les États-Unis continuent de renforcer leur présence militaire dans la région. Le groupe aéronaval USS Abraham Lincoln et sa flottille de navires de guerre sont déjà stationnés dans la zone. Un second groupe aéronaval, l'USS Gerald Ford, est actuellement en route vers le Moyen-Orient.
Les données de suivi maritime indiquaient que, mercredi, le porte-avions Ford se trouvait au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest.
Par ailleurs, un haut responsable a déclaré mercredi à l'agence Reuters que le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, se rendrait en Israël le 28 février.
Selon ce responsable, M. Rubio devrait rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de cette visite afin de discuter de la situation en Iran.
Le rapport indique également que l'Iran devrait soumettre une proposition écrite sur la manière d'éviter une confrontation avec les États-Unis à la suite des discussions tenues à Genève mardi.
Un haut responsable américain a déclaré à Reuters que les principaux conseillers à la sécurité nationale se sont réunis dans la salle de crise de la Maison Blanche pour discuter de l'Iran et qu'il leur a été indiqué que toutes les forces américaines déployées dans la région devraient être en place d'ici la mi-mars.
Ce rapport fait suite aux déclarations d'un responsable israélien, qui a affirmé mercredi que le niveau de préparation à une frappe américaine contre l'Iran était élevé, tout en soulignant que le président américain Donald Trump n'avait pas encore pris de décision définitive.
Selon cette source, Israël et les États-Unis sont en étroite coordination sur ce dossier, l'armée américaine ayant renforcé son déploiement dans la région.