Quelques heures avant que 200 avions de chasse ne décollent vers l’Iran, Israël a orchestré en coulisses une opération de désinformation minutieuse, conçue pour endormir la vigilance de Téhéran et garantir l’effet de surprise total du Chabbath matin.
Trois leurres, un résultat : la surprise totale
Premier volet de la manipulation : des F-22 américains ostensiblement positionnés sur la piste de la base d’Uvda, dans le Néguev. L’information était authentique — les appareils s’y trouvaient bien — mais elle servait précisément à fixer l’attention des services de renseignement iraniens sur cette base, détournant leur regard des véritables sites de préparation de l’offensive conjoint israélo-américaine.
Deuxième manœuvre : les parkings de la Kirya, le quartier général militaire israélien au cœur de Tel Aviv, habituellement encombrés lors des périodes de haute intensité, ont été soigneusement réaménagés avant l’opération. L’objectif était d’empêcher tout observateur — passant ou agent de renseignement — de remarquer que le complexe était en réalité en état d’alerte maximale et débordait d’activité.
Troisième leurre, peut-être le plus audacieux : des informations ont délibérément filtré selon lesquelles le chef d’état-major Eyal Zamir se trouvait à son domicile pour le week-end. Une image de normalité et de sérénité soigneusement construite — alors que Zamir était en réalité dans une salle de commandement de guerre, à quelques minutes du déclenchement de l’opération.
La combinaison de ces trois opérations a produit l’effet escompté : une surprise stratégique totale, samedi matin, au bénéfice d’Israël.