Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité des Nations Unies et diffusée par son cabinet, le ministre des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, l'appelle à désigner formellement le Hezbollah comme organisation terroriste.
« Depuis le 2 mars, le Hezbollah a mené plus de 3 500 attaques contre Israël. Ces attaques comprennent des tirs de roquettes, de missiles et de drones vers Israël », écrit M. Sa'ar dans cette lettre, alors que les combats avec ce groupe terroriste soutenu par l'Iran s'intensifient dans le contexte de la guerre israélo-américaine.
Le ministre des Affaires étrangères exhorte le Conseil de sécurité à condamner le Hezbollah, à le désigner comme organisation terroriste, à faire pression sur le Liban pour qu'il le désarme conformément aux résolutions de l'ONU et à tenir l'Iran responsable de son soutien au groupe.
Face aux inquiétudes internationales suscitées par les projets israéliens d'intensifier leurs frappes terrestres et aériennes au Liban, Sa'ar souligne qu'« Israël n'acceptera aucune violation de sa souveraineté ni aucune attaque contre son pays et ses citoyens, et prendra toutes les mesures nécessaires pour les protéger, conformément au droit international ».
Il ajoute que, dans le cadre des opérations ciblées menées par Tsahal contre le Hezbollah depuis le début de la campagne, « des centaines de terroristes ont été neutralisés, notamment grâce à des frappes de précision contre de hauts commandants du Hezbollah, des chefs importants de la force d'élite Radwan et des agents iraniens impliqués dans la planification d'attaques imminentes contre des civils israéliens ».
Sa'ar réitère ses critiques envers Beyrouth pour son inaction. « L'incapacité du gouvernement libanais à agir contre l'infrastructure militaire du Hezbollah témoigne d'un manque de volonté et d'efforts suffisants, ainsi que d'une incapacité à lutter efficacement contre ce groupe », écrit-il.
Selon le bureau de Sa'ar, la lettre a également été adressée au Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.