Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a sollicité le président russe Vladimir Poutine pour transmettre des messages rassurants à l'Iran, indiquant qu'Israël n'a pas l'intention de l'attaquer, a rapporté lundi la chaîne Kan 11 News, citant des sources diplomatiques.
Selon ce reportage, les messages ont été récemment transmis à l'Iran, notamment lors d'entretiens téléphoniques entre Netanyahu et Poutine, dans un contexte de tensions croissantes entre Jérusalem et Téhéran.
Le Premier ministre a déclaré lundi, lors d'une séance à la Knesset, qu'Israël avait fait savoir à l'Iran qu'en cas d'attaque, « les conséquences seraient graves ».
« [Le président américain Donald] Trump et moi-même ne permettrons pas à l'Iran de relancer son industrie de missiles balistiques et son programme nucléaire », a affirmé Netanyahu lors de cette séance.
Il a ajouté : « Nous sommes solidaires du combat du peuple iranien. Nous nous trouvons peut-être à un tournant décisif. Si nous sommes attaqués, les conséquences pour l'Iran seront très graves. »
La chaîne Kan 11 News a souligné qu'Israël reste préoccupé par une erreur d'appréciation iranienne qui pourrait inciter Téhéran à frapper Israël par crainte d'une attaque préventive. Ces derniers jours, les dirigeants politiques et sécuritaires ont tenu des discussions sur diverses questions de sécurité, notamment la situation avec l'Iran.
Dimanche, la télévision iranienne a rapporté que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) avait lancé un exercice militaire comprenant des tirs de missiles et des essais de systèmes de défense aérienne.
Selon ce reportage, l'exercice se déroule dans plusieurs villes, dont Téhéran et Chiraz.
Il y a deux semaines, Barak Ravid, d'Axios, rapportait que des responsables israéliens avaient averti l'administration Trump qu'un exercice de missiles du CGRI pourrait constituer une préparation à une attaque contre Israël.
La veille, Iran International rapportait que des sources du renseignement occidental avaient identifié une « activité aérienne inhabituelle » de la part des forces aérospatiales du CGRI.